Le Parti Socialiste en miettes
Hitchcock n'aurait pas fait mieux !
Le scénario de la rue de Solferino est digne d'avoir été écrit par le président Sarkozy.
Alors que Bertrand Delanoë devait gagner nettement la bataille des motions, Ségolène Royal l'a devancé et quatre motions au total ont dû jouer des coudes.
Alors que Ségolène Royal était arrivée en tête, le Congrès de Reims aurait dû être l'occasion de bâtir une majorité autour d'elle. Au lieu de cela, il ne s'est agit que d'une grande guerre des tranchées, où la noblesse de la politique a péri sur l'autel des ego et des ambitions personnelles. Au rayon de l'honneur, seul Bertrand Delanoë s'inscrit, n'en déplaise à Ségolène Royal, parmi les grands de cette messe, en retirant sa candidature, malgré sa seconde position.
Alors que Martine Aubry devait frôler les 50% avec le cumul des voix Delanoë-Aubry, une moitié du report espéré des voix du Maire de la capitale s'est orientée vers Ségolène Royal, nettement en tête du 1er tour de l'élection du Premier Secrétaire. Ce fait met bien sûr toujours plus de confusion dans une fourmillière déjà bien complexe. Pourtant cela prouve que le militant socialiste a encore une indépendance, et la notion de ce qu'est une ligne politique, ici sociale-démocrate.
Alors que le second tour devait être la fin d'une souffrance et d'un agacement croissants dans la base des militants, il a en réalité été la cerise d'un gâteau décidément empoisonné, du moins bien indigeste, devenu source de toujours plus d'attaques, toujours plus de guerres, toujours plus de haines.
Comment rassembler la France, sans amour ?
Comment rénover la France, sans modernité ?
Comment innover en France, sans idée ?
Finalement, on n'a pas parlé de la crise, des sommets internationaux, bref, on n'a pas parlé de l'essentiel.
Que de gâchis, et un PS à la dérive !
T.O.P. : L'ombre d'un tracé 'court' menace Oullins
Après le TEO (Trans-Est-Ouest), ou Périphérique Nord de Lyon, c'est au tour du TOP (Tronçon Ouest du Périphérique) d'être aujourd'hui d'actualité. Le jeudi 13 novembre, François-Noël Buffet a réuni les Oullinois, afin de leur expliquer la situation politique autour d'un projet gelé il y a 10 ans.
Le tracé d'un boulevard périphérique répond à 2 objectifs majeurs :
- permettre aux automobilistes de bénéficier de liaisons rapides et faciles d'une périphérie à une autre ou de la périphérie au centre,
- alléger au maximum le trafic au centre de l'agglomération et assurer une meilleure accessibilité.
En 1992, dans le cadre du Schéma Directeur de l'Agglomération Lyonnaise, un certain nombre d'orientations concernant les grands projets de voirie ont été définies, notamment le bouclage du boulevard périphérique. Après les réalisations successives des différents tronçons, subsiste aujourd'hui la partie ouest (T.O.P.).
LES DIFFERENTS TRACES
Seule la partie reliant Ecully à Francheville via Tassin-la-Demi-Lune est actée aujourd'hui. La portion reliant Francheville à la rive gauche du Rhône fait l'objet de 2 variantes possibles : un tracé long et un tracé court.
* Le tracé long
Dans cette configuration, le T.O.P., après être passé à Francheville, rejoint l'autoroute A45 au niveau de Brignais puis remonte vers Lyon pour rejoindre, par le barreau d'Irigny, le boulevard Urbain Sud (B.U.S.).
Le raccordement à l'A45 permet aux automobilistes de rejoindre le nord, le sud ou l'est de l'agglomération sans y pénétrer.
Le contournement de Saint-Genis-Laval, de Pierre-Bénite et d'Oullins place ces villes à l'intérieur de la couronne et préserve l'intégrité et le développement urbain du sud-ouest de l'agglomération.
* Le tracé court
Ayant fait l'objet de plusieurs ajustements, la dernière version du tracé court relie Francheville, les hauts de Beaunant puis Oullins (avec la réalisation d'un échangeur à la Saulaie) avant de traverser le fleuve pour rejoindre le boulevard Laurent Bonnevay.
Ce tracé déstructurerait plusieurs quartiers de la ville et Oullins deviendrait une porte d'entrée de l'agglomération, hypothéquant le prolongement de la ligne de métro jusqu'aux Hôpitaux Lyon Sud.
SOUHAIT DE LA VILLE CONCERNANT LA REALISATION DU TRONCON OUEST PERIPHERIQUE :
(délibération du Conseil municipal du 31 mai 2007)
(voté par les groupes Majorité, Communiste, Socialiste & Lutte Ouvrière)
1- Que le tracé court passant par Oullins soit définitivement écarté.
2- Que le T.O.P. se raccorde à l'A45.
3- Que l'A45 soit connectée à la rive gauche du Rhône par le barreau sous Irigny et par un nouveau pont à Pierre-Bénite.
4- Que les réalisations du T.O.P et du grand contournement soient concomitantes.
5- Que le métro arrive sans délais aux Hôpitaux Lyon Sud.
D'après le site de la Ville d'Oullins
> Signez la pétition
L'Extrême Gauche... Pas aussi pacifique qu'on ne le pense !
Lorsque l'on évoque les risques de danger qui pèsent sur la Démocratie, on évoque des régimes comme le fascisme, ou le nazisme, et à très juste titre.
Or, on oublie un peu vite que le terrorisme se réclamant d'opinions politiques est loin d'être négligeable dans les sphères de l'extrême gauche... L'Ultra-Gauche, comme on l'appelle, multiplie
les actions de sabotage, des miltants "ex"terroristes refont parler d'eux, et certains rêvent d'intégrer le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) d'Olivier Besancenot. Cette radicalisation n'est
pas bonne, et est, à mon sens aussi sinon plus dangereuse que l'avait été la montée du Front National ces 10 ou 15 dernières années.
Lorsque les Socialistes gagnent des élections, y a-t-il des militants FN pour les tabasser ?
En revanche, le 6 mai 2007, les militants LCR étaient là et bien là pour accueillir les Sarkozystes...
Voir plus de précisions sur ce sujet sous-traité sur la place publique.
Oullins : démission de 2 conseillers d'Opposition
Hier soir, à la toute fin du Conseil Municipal, M. Gilles Pommateau et Mme Chantal Kerlan, conseillers municipaux d'opposition, ont annoncé leur démission.
Cette annonce s'inscrit quelques semaines après la décision du tribunal administratif, qui a confirmé le mandat de François-Noël Buffet et de son équipe à la tête de la ville.
Je veux ici saluer deux personnalités de la ville, convaicues et engagées, qui ont participé à la vie démocratique de notre commune avec talent.
Clément Delorme
Une guerre qui ne dit pas son nom
Voici l'un de ces articles que l'on qualifie généralement de "douteux" ou bien même "controversé".
Pourquoi donc, me direz-vous ? Parce qu'il traite d'un sujet éminemment délicat : le sujet de l'Identité Nationale.
J'ai la conviction profonde que l'importance de l'identification de l'Homme à une Nation ou une communauté est sous-estimée aujourd'hui (ou du moins jusqu'à l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République). Tout homme est et doit être fier de son pays, de sa patrie, du peuple auquel il appartient, de son hymne, et de son drapeau.
Vous le comprenez bien, il s'agit pour moi de dénoncer l'outrage qu'a dû subir notre hymne national au Stade de France la semaine dernière. Il est blessant pour tout Français de voir son drapeau brûlé (comme en temps de guerre). Siffler un hymne revient au même. Le drame, c'est qu'il a été sifflé sur notre propre territoire, et par ses propres citoyens.
Ces citoyens, justement, ne méritent pas ce titre. Ils ont en poche une carte d'identité Française, et en sont bien contents... Mais pour le reste ? Ignorant la notion de respect, salissant l'histoire et la tradition de notre pays, huant et dénigrant son patrimoine et ses valeurs républicaines. Les hommes politiques semblent ignorer le quotidien de centaines de Français qui se sentent insultés, maîtrisés, dominés et humiliés dans leurs propres quartiers, par ces hordes de "sauvageons" (pour ne pas dire "racailles", puisque c'est un mot dangereux, comprenez-vous ?).
Il n'est pas question de religion, dans mon article. Je souligne néanmoins que les problèmes viennent toujours des mêmes. Ce n'est pas du racisme, mais une regrettable constatation. Il ne s'agit même pas de fermer ou d'ouvrir nos frontières : les expulsions menées dans le cadre du Ministère de l'Immigration ne sont que marginales. Car le problème est déjà là, dans nos murs, dans nos banlieues, avec des gens bien de nationalité française, avec des noms aux consonnances bien spécifiques.
Car du temps des grandes vagues d'immigration, de droite comme de gauche, la quantité a été privilégiée vis-à-vis de la qualité. Je parle ici de la qualité de la vie, la qualité d'accueil de populations essentiellement maghrébines. Celles-ci n'ont pas été encadrées, n'ont pas été guidées sur la voie de la République, n'ont pas été aidées à s'intégrer. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et le gouvernement paient les pots cassés et héritent d'une situation explosive, dont les principaux responsables aujourd'hui sont ceux qui montent au créneau pour dénoncer une politique raciste.
Pourtant, le premier racisme est bien le racisme anti-blanc, celui qui consiste à faire culpabiliser les français de l'être et d'habiter leur pays. Que l'on ne se fatigue pas à commenter mon article de "facho". Dans le dictionnaire, le fascisme n'a rien à voir avec mon propos. Que l'on comprenne seulement que mon objectif est ici de poser les vraies questions, exposer les vrais problèmes.
J'ajoute que j'ai une conviction, c'est que les populations issues de l'immigration ne sont pas toutes dans ce cadre là. On remarquera seulement que c'est celles qui respectent les valeurs et épousent les traditions de la République Française qui réussissent leur vie et leur carrière !
Voter Front National ? Pour moi, c'est un aveu de faiblesse. De sa propre faiblesse, mais aussi de la faiblesse de la République à se restaurer et affirmer son autorité. Je n'en suis pas encore à cette extrémité.
Mais à force de fermer les yeux sur ces phénomènes d'incivilités, on finira par perdre le sens des notions de respect, de fraternité, de liberté. On finira par perdre la France, dans une guerre qui ne dit pas son nom, et qui aura été perdue, alors que tant de soldats sont tombés. Pour notre pays... Pour rien ?
Un nouvel élan pour Demain Oullins
Aujourd'hui, Demain Oullins est en reconstruction.
Association qui a largement contribué à la reconquête de la ville à la gauche en 1990, Demain Oullins s'est peu à peu affaiblie, depuis qu'elle soutient une Majorité municipale à Oullins.
Il est temps, à présent, de lui redonner contenance et jeunesse, dynamisme et initiative.
En janvier prochain, une Assemblée Générale Extraordinaire se tiendra au Parc Chabrières. Objectif : désigner un Bureau, un CA et un Président, afin d'accompagner et défendre François-Noël Buffet, sénateur-maire d'Oullins, ainsi que son équipe et son action, pour les 6 prochaines années.
Clément Delorme
Crise financière : Le PS désunit AUSSI la Nation
L'action de Nicolas Sarkozy est gâchée par la crise depuis son élection...
La hausse du prix du pétrole, la hausse du prix des matières premières, la baisse du Dollar US, et la crise des subprimes.
Le sort est bien dur avec lui... et par conséquent, avec tout le monde !
Le baisse du pouvoir d'achat, aggravé par l'arrivée de l'€uro en 2002, ne risque pas de se résorber dans un tel contexte. Si l'on en croit le Parti Socialiste, ce serait la faute du Président de la République... "Le Président du Pouvoir d'Achat", comme il se plait à le dire !
Et, après tout, à très juste titre !
Dès son arrivée à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'est attaqué à ce problème, grâce au Paquet fiscal.
Aujourd'hui, on lui demande de retirer ce Paquet fiscal. Or, le Paquet fiscal, c'est quand même et surtout le plus beau mensonge de ce début de mandat, mais pas de la part de ceux qu'on croit !
Un manque de communication complet de la part du gouvernement a laissé tout le loisir au Parti Socialiste - triste conséquence - de mentir outrageusement à ce propos, laissant croire au Français - qui souffrent - que le Paquet fiscal se résume à donner plus au plus riches. Or, je ne prendrais qu'un exemple : le Paquet fiscal tourne autour d'une mesure phare : les heures supplémentaires. J'avoue que je ne savais pas que les "grands patrons" étaient concernés par passer de 35 à 39 heures... Cessons donc de mentir aux Français !
Tout est mis en place, et la France se réforme !
Il n'y a pas de résultat, me dit-on ? Attend-on déjà des résultats après 1 an de pouvoir ? Qui se moque du monde ? Un paquebot gigantesque ne vire pas de bord dans la seconde si l'on touche à la barre !
Le PS, on le sent, se délecte de voir Nicolas Sarkozy dans une telle situation. Pour ma part, je ris jaune en pensant à la catastrophe dans laquelle nous aurait plongés l'incompétente Ségolène Royal !
Mais leur façon de faire n'a rien de patriote, tout de partisan.
En temps de crise, on ne se réjouit pas ! On fait front ensemble ! Par exemple, que n'entend-on Monsieur Hollande ou Madame Aubry faire des propositions concrètes et sérieuses, au lieu de tirer à boulets rouges sur le capitaine ? Qui sait : peut-être ont-ils des idées ? Voire, pourquoi pas, de Bonnes idées ?
En tous les cas, mieux vaut qu'ils reprennent leur guerre des chefs : ils ne déprimeront pas plus ainsi un peuple déjà bien mal en point. Mieux : ils nous feront rire !
Recours à Oullins : Sans la moindre surprise...
Oullinoises, Oullinois,
Lors de l'audience au tribunal administratif du 2 septembre dernier, le Commissaire du Gouvernement s'est montré DEFAVORABLE A L'ANNULATION DE L'ELECTION dans le cadre du recours porté par l'ex-candidat socialiste, Jean-Louis Ubaud.
Si le tribunal ne se prononcera que dans quelques semaines, il est extrêmement probable que l’avis du commissaire sera suivi par le juge administratif.
Certains parleraient de soulagement... Je tiens à leur rappeler que la Majorité municipale n'a jamais émis le moindre doute quant à la validité du scrutin tenu en mars dernier.
Nous aurions pu penser, dès lors ce feuilleton touchant à sa fin, que M. Ubaud et son équipe reviendraient en de meilleurs sentiments - du moins cordiaux - à l'égard des membres de la Majorité. Il n'en a hélas rien été. Non contents de nous avoir éclaboussés de tous les qualificatifs parmi les moins glorieux ces six derniers mois, jusqu'à remettre en cause la légitimité même de notre mandat, les représentants socialistes n'ont souhaité ni la moindre poignée de main ni le moindre "bonjour" depuis la sortie du tribunal. Désespérant...
Il ne s'agit plus là de politique, mais d'éducation et de bonnes manières.
Si M. Ubaud l'ignore, alors qu'il ne s'étonne pas si l'équipe municipale se montre tout aussi sympathique à son égard que lui.
La Majorité qui devrait être confortée jusqu'en 2014, après la perte de temps et d'énergie provoquée par M. Ubaud, ne tardera pas à lancer les grands projets annoncés lors de la campagne électorale.
Je vous invite donc à rester connectés !
Tribune de la Gauche : Première critique politique
Chers internautes,
Je profite du blog de mon ami Clément Delorme afin de diffuser une Tribune de la Gauche, certaine vision moderne et d’actualité d’un simple étudiant en aménagement du territoire, construit par des convictions considérées de « gauche ».
Ayant conscience que la grande majorité des visiteurs du blog de Clément Delorme sont des personnes cherchant une certaine part de vérité, une vision particulière de la politique et ici plus spécialement de la droite, j’ai trouvé intéressant de vous proposer une petite entrée en matière pour cette rentrée 2008, par une critique politique générale, vue de l’autre côté du miroir politicien, celui de la gauche.
I - Gauche en France : questions ouvertes
Pour commencer, vous voyant venir, je pourrais commencer par poser une question à la fois simple et complexe : Qu’est-ce que la Gauche ?
Il me semble en effet que cette question, finalement trop peu récurrente mais tellement d’actualité, mérite d’être posée.
→ Existe-t-il une gauche française et une gauche étrangère ? Une identité nationale gauchiste peut-elle être envisagée ?
On peut prendre en exemple le Parti Socialiste français, « encore » plus ou moins engagé sur quelques idées sociales (augmentation du SMIC, arrêt des privatisations d’entreprises d’Etat, …), et il y a encore peu non loin de certaines idées marxistes. A l’inverse, on peut citer le parti « Labour » britannique, image de la gauche outre-manche, et qui s’est appuyé lors des dernières campagnes électorales sur des thèmes sécuritaires et « libéraux » ; parti que l’on pourrait certainement placer sur l’aile centre-droite de l’échiquier politique français (vous noterez que lors de sa dernière visite dans l’hexagone, Tony Blair (Parti Labour) s’est rendu à un congrès de l’UMP).
→ Si la Gauche ne peut ainsi être réellement considérée politiquement, est-ce alors un état d’esprit, une pensée, s’adaptant aux différentes sociétés et se transformant alors en culture nationale ?
Nous pouvons noter qu’il existe en France un mouvement rarissime en Europe Occidentale aujourd’hui, l’Extrême Gauche. En effet, hormis dans certains ex-pays du bloc soviétique et en Amérique du Sud, ce mouvement est quasi inexistant et ne connaît qu’une très faible légitimité dans les autres pays développés du « Nord » et même sur le reste de la planète… sauf en France ! En atteignant fréquemment près de 10% des votes cumulés sur les différents candidats d’Extrême Gauche, ce mouvement a ainsi en France une réelle légitimité électorale et une réelle place dans la vie politique française.
Témoignage d’un passé glorieux (PCF, voire le Front Populaire), d’un certain héritage, mais également, qu’on le veuille ou non, d’une certaine culture de la gauche en France, forte, impulsive, souvent portée par les classes sociales peu aisées, populaires (ouvriers, employés) et les jeunes afin de porter leurs voix et leurs revendications, voire parfois un certain ras-le-bol général sur une société capitaliste accusée de tous les maux (d’où la création d’un nouveau parti « Anticapitaliste » par Olivier Besancenot).
Cette culture de la gauche forte, investie et revendicatrice de valeurs sociales peut ainsi également se ressentir dans les programmes électoraux jugés en « décalage » avec la majorité des autres programmes des partis de gauche en Europe (comme démontré précédemment).
Si une culture particulière de la gauche existe en France, il me semble donc que l’on peut conclure à l’existence d’une adaptabilité de la gauche selon les pays, qu’elle n’est pas figée, que son courant politique n’est pas aussi limpide que par exemple de celui du courant conservateur, diffusé de Washington à Camberra sans distinctions d’idées et différences de politiques prônées ou presque.
C’est à la fois un avantage et un lourd inconvénient, pour la gauche, en général. En effet, malgré une adaptabilité forte, comment se prononcer, d’une seule voix, sur des problèmes globaux, enjeux contemporains et décisifs de notre ère : la mondialisation, l’emploi, l’énergie, l’industrie. Voilà ainsi ce qui me semble être Le problème numéro 1 de la gauche en général : Son incapacité à pouvoir répondre globalement à des questions qui pourtant doivent être traitées pour avancer dans le monde d’aujourd’hui.
→ Ce grand problème aboutit pour moi à deux phénomènes.
• Tout d’abord, une crise profonde des partis de gauche (dans les pays du « nord »), qui ne trouvent pas de réponses dans leurs racines profondes, et sont ainsi confrontés à des questions auxquelles ils doivent, chacun de leur côté, répondre avec le peu d’outils qu’ils ont, sans passer la « barrière » de la gauche. Je m’explique :
Comment réussir à répondre aux enjeux de la mondialisation, en s’y intégrant, sans pour autant donner l’image d’un discours libéral, donc de droite, tandis que nous savons que la mondialisation est un phénomène libéral en soi ?
Nous pouvons ainsi observer que certains politiques de gauche notamment en France, essaient de traiter cette question, mais avec des pincettes tellement grosses qu’on pourrait les qualifier de pinces à linges : Rappelez-vous de Bertrand Delanoë qui, il y a quelques semaines, s’est prononcé comme un libéral, de gauche bien sûr. Ce qui ne veut strictement rien dire, puisque le libéralisme n’est pas une idéologie mais une politique sociétale. Cette question me semble donc centrale.
• De plus, cette crise profonde de la gauche aboutit bien souvent à un morcellement des partis, avec l’impossibilité de la part de ces partis de définir une politique donnée avec des principes acceptés par toutes les composantes du parti, ce qui engendre la création d’une multitude de courants au sein même du parti, chaque courant défendant une vision particulière de la politique à mener (on assiste en ce moment à une réelle lutte « des chefs » au sein du Parti Socialiste afin de savoir qui sera premier secrétaire, n’ayant aucun leader qui ait réussi à définir une politique acceptée par tous ; lors des dernières élections présidentielles, le programme de Ségolène Royal était critiqué au sein même du parti).
Cette crise crée une perte de repères de la part des électeurs, qui ne souhaitent pas voter pour un parti qui donne l’image de ne pas être d’accord avec lui-même.
→ Pour conclure sur cette première partie de ma critique politique, je pense pouvoir affirmer que la gauche, c’est avant tout une construction d’idéaux (solidarité, travail, santé, bien-être social,…) s’adaptant aux différentes sociétés et qui, eux, sont plus que jamais d’actualité et plus ou moins reconnus par la majorité des partis de gauche dans le monde, mais que cette gauche actuelle n’arrive pas à construire une politique globale à cause d’enjeux mondiaux qui régissent les différentes sociétés et qui sont construits sur des idéaux libéraux : la gauche en France sait qu’on ne peut aller contre, mais comment construire avec ?
La deuxième partie arrive prochainement. En attendant, n’hésitez pas à poster des commentaires !
/image%2F0552119%2F20140317%2Fob_5e31f9_xav3805-encadree.jpg)