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Clément DELORME
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Résultats des élections européennes en Europe, en France et dans la région Sud-Est

8 Juin 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Voici ci-dessous la répartition des suffrages et des sièges à l’occasion des élections européennes de ces 4 derniers jours :

 

 

NIVEAU EUROPÉEN

NIVEAU FRANÇAIS

Sud-Est

 

Sièges

 

Suffrages / Sièges

Suffrages / Sièges

GACE (Gauche anticapitaliste)

0

LO (Lutte Ouvrière)

1,20%

0 siège

0,84%

0 siège

NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)

4,88%

0 siège

4,33%

0 siège

GUE-NGL

(Gauche communiste)

37

PCF+PG

(Front de Gauche)

6,05%

5 sièges

5,90%

1 siège

PSE

(Parti Socialiste Européen)

160

PS (Parti Socialiste)

16,48%

14 sièges

14,49%

2 sièges

Verts/ALE

51

Europe-Écologie

16,28%

14 sièges

18,27%

3 sièges

AEI (Alliance Écologique Indépendante)

3,63%

0 siège

3,75%

0 siège

ADLE

(Démocrates-Libéraux)

81

MoDem

(Mouvement Démocrate)

8,45%

6 sièges

7,37%

1 siège

Parti Populaire Européen

(Droite)

267

UMP-Nouveau Centre

(Majorité présidentielle)

27,87%

29 sièges

29,34%

5 sièges

ID (Eurosceptiques)

20

DLR

(Debout la République)

1,77%

0 siège

1,99%

0 siège

MPF-CPNT (Libertas)

4,80%

1 siège

4,29%

0 siège

UEN (Nationalistes)

35

 

 

 

ITS (Extrême-droite)

90

FN (Front National)

6,34%

3 sièges

8,49%

1 siège

Autres

Autres

2,25%

0 siège

0,94%

0 siège

 


Sans grande surprise, c’est donc la droite (PPE) qui remporte ces élections européennes.

En France, l’UMP confirme les sondages avec une avance particulièrement nette sur le Parti Socialiste.
Au niveau de notre région Sud-Est, Françoise Grossetête remporte nettement sa bataille contre Vincent Peillon (PS), qui avait qualifié de "crève-coeur" son parachutage dans nos régions.


Il s'agit aussi de féliciter les écologistes pour leur résultat tout à fait exceptionnel, et le MoDem pour l'arrogance de son leader et ses dérapages ignobles qui l'ont menés là où il est !



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Les propositions de l’UMP et du Nouveau Centre pour l’Europe

1 Juin 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


À quoi servent les militants ? À militer, bien sûr !

 

Pour vous dire si le monde ne tourne plus rond, la gauche accuserait l’UMP de ne pas parler d’Europe et de ses réalisations. Mais que fait l’UMP, si ce n’est de justement prouver, par l’action de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE en 2008, que l’Europe est au cœur de notre engagement et que quand l’Europe veut, l’Europe peut ?

 

Parce qu’elles sont hélas peu connues et rarement diffusées, j’ai choisi d’énumérer ci-dessous les 30 propositions des listes UMP-NC-GM-Progressistes sur lesquelles s’engagent Michel Barnier et la Majorité présidentielle pour les 5 années à venir au Parlement Européen.

 

 

Face à la crise, bâtir une Europe qui protège

 

 

» 1. Coordonner les plans de relance

 

 

Nous proposons d’agir pour l’emploi parce que c’est le premier vecteur d’intégration et de réussite sociale. Pour soutenir l’emploi et pour retrouver la croissance, il faut investir.

Réagir ensemble pour innover et investir massivement dans les secteurs industriels en difficulté – mais aussi dans les industries d’avenir - en faisant intervenir l’ensemble des acteurs concernés : Banque Européenne d’Investissement, Commission européenne, gouvernements, régions, secteur privé, etc.

Soutenir les partenariats publics-privés dans un contexte difficile pour les finances publiques.


» 2. Moraliser le capitalisme financier

 

 

Nous proposons une Europe capable d’affirmer ses valeurs et de défendre ses intérêts lors des discussions au sein du G20 et des autres enceintes internationales. Le rôle de l’Europe comme inspirateur des régulations mondiales s’est imposé dans des secteurs tels que la sécurité aérienne ou l’environnement. L'Europe doit être porteuse d'ambition et être à la pointe du combat en faveur d'un développement global durable et des échanges équitables prenant en compte les considérations sociales et environnementales. La crise financière et économique mondiale appelle la mobilisation continue de l’Union européenne pour la refonte d'un système dépassé et qui n'est pas adapté aux enjeux du XXIème siècle.

Rester en initiative dans les discussions du « G20 » pour bâtir l’édifice de nouvelles relations internationales selon le principe de responsabilité. Responsabilité des acteurs qui doivent désormais tous être soumis à la régulation, responsabilité des gouvernements qui doivent travailler à un système de supervision commun, et responsabilité des institutions comme le FMI qui doivent anticiper les crises. Plus aucune zone de la finance : fonds spéculatifs, paradis fiscaux, rémunération des opérateurs financiers… ne doit échapper à la régulation. Le partage de la valeur doit être porté dans un vrai débat au sein du G20.

Instaurer un dialogue entre les grandes zones monétaires mondiales (Dollar, Euro, Yuan, Yen…) sur les taux afin d’assurer l’équilibre des échanges et la stabilité économique mondiale.

Renforcer la coordination entre les différentes autorités nationales de contrôle des établissements financiers sous l’égide d’un nouvel organisme européen au sein de notre immense marché unique et qui disposerait d’un pouvoir de sanction1.

1- Cf. le rapport de Jacques de Larosière.


» 3. Redynamiser les bassins industriels

 

 

Nous proposons d’agir contre les délocalisations, en particulier dans les bassins industriels européens. Nous réaffirmons l’importance pour conserver un savoir-faire européen de conserver un outil industriel fort, des entreprises de production et des ouvriers.

Assouplir et renforcer les critères d’aides du Fond d’Ajustement à la Mondialisation
, pour accompagner les entreprises touchées par la crise, en finançant par exemple le maintien des salariés dans l’entreprise.

Développer un programme spécial « Interreg Industrie »
lorsqu’une même entreprise européenne rencontre des difficultés dans plusieurs régions différentes.

Relocaliser les activités en aidant la reconversion des bassins industriels les plus touchés, notamment en rapprochant et soutenant la formation en faveur des nouveaux métiers de « l’écocroissance ».


» 4. Développer de nouvelles solidarités et protéger les salariés

 

 

Avec la création de 18 millions d’emplois en 10 ans sur tout le territoire européen, la réunification de l’Europe a été un devoir moral mais aussi une chance sans précédent. L’ouverture et la solidarité doivent continuer de s’exprimer avec les Etats membres ayant adhéré en 2004 et 2007. Mais pour autant il n’est pas question d’ériger des conditions déséquilibrées de concurrence au sein du marché unique. C’est un enjeu majeur pour l’équité des échanges entre Européens, pour la protection des travailleurs et des salariés, pour de vrais progrès dans nos sociétés, mais aussi pour diffuser nos valeurs sociales dans le monde. Nous affirmons aussi que l’« Europe sociale » n’a pas vocation à gérer nos prestations, qu’elles soient sociales et familiales. Chacun reconnait que le système français joue un rôle d’amortisseur social face à la crise. Nous n’accepterons pas une Europe au rabais, ni le dumping social. Nous entendons défendre nos spécificités sociales sans pour autant rester fermés à celles de nos partenaires dès lors qu’elles peuvent améliorer nos dispositifs nationaux. C’est de cette Europe dont nous avons besoin, non seulement parce qu’elle rejoint nos propres priorités, mais aussi parce que nous les partagerons avec nos partenaires. L’Europe a permis d’aboutir à des accords consensuels pour le travail intérimaire, le congé parental, le travail à durée déterminée, mais nombreux sont encore les sujets à faire avancer pour un dialogue social à la hauteur des défis du continent.

Combler le fossé qui existe entre les Etats en matière de normes sociales communes pour ériger un marché du travail plus cohérent.

Garantir la reconnaissance de la sauvegarde de nos modèles sociaux nationaux.

Construire un dialogue social européen
en impliquant les partenaires sociaux, pour améliorer les conditions de travail, notamment par la mise en place du comité d’entreprise européen.


» 5. Préserver des services publics efficaces

 

 

Nous proposons d’agir pour préserver les missions de services d’intérêt général au réel bénéfice des citoyens.

Défendre et clarifier le champ des services publics auxquels nous tenons, en particulier les services sociaux, afin d’éviter l'application de règles aveugles de concurrence.


» 6. Une Europe sans impunité

 

 

Avec le renforcement de la coopération judiciaire et policière, l'Europe travaille pour notre sécurité et celle de nos enfants.

Instaurer des instruments de coopération policière qui pourront être déclenchés simultanément par deux pays européens voisins comme des plans Alerte enlèvement nationaux ou le réseau Euronet de lutte contre la cybercriminalité face à une criminalité qui ne connaît plus de frontières.

Reconnaître et exécuter rapidement et facilement les décisions de justice d'un pays à l'autre, pour plus de sécurité juridique.

Renforcer nos frontières, préalable nécessaire à la lutte contre les différentes formes de crime organisé.


» 7. Protéger les citoyens les plus fragiles

 

 

Pour une Europe qui garantisse à tous les citoyens les mêmes droits et mêmes protections d’un pays à l’autre.

Adopter le traité de Lisbonne pour rendre juridiquement contraignante la Charte des Droits fondamentaux.

Proposer la création d’une nouvelle commission permanente au sein du Parlement européen en charge de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Lutter contre toutes les formes de discrimination.

Instaurer une carte d’invalidité réellement européenne qui reconnaisse le handicap de la même manière dans tous les pays.

Intégrer l’accessibilité des infrastructures dans les plans de relance.


Développer des structures d’accueil pour les tout petits comme pour les personnes du 4ème
âge via le fond de développement FEDER et en développant les partenariats publics-privés (PPP).

Eriger un espace européen de l’adoption :

  • en définissant très clairement l’obligation de déclaration de l’enfant à l’état civil dès sa naissance,
  • en favorisant l’adoption vers un autre pays européen en l’absence de solution nationale,
  • en réduisant les délais d’instruction des dossiers d’adoption entre les États européens,
  • en facilitant le suivi et la transmission d’informations du pays d’accueil vers le pays d’origine de l'enfant après l’adoption.

» 8. Protéger les citoyens sur internet et les consommateurs

 

 

Nous proposons d’agir pour une Europe qui garantisse une protection numérique et une information fiable pour les citoyens européens. L’ouverture des frontières aux produits et aux services ainsi que les nouvelles possibilités d’échanges offerts par internet ne doivent pas devenir des prétextes à toutes les impunités. Au contraire, dans notre économie mondialisée, nous devons mettre notre immense marché au service des citoyens et des droits des consommateurs.

Harmoniser par une directive...

  • les conditions d’étiquetage,
  • les délais de rétractation,
  • les conditions de livraison,
  • les informations légales,

... Pour assurer lisibilité et confiance aux 490 millions de consommateurs européens.

Nous soutenons qu’une concurrence loyale doit contribuer à faire baisser les prix au bénéfice du consommateur, mais que chacun doit être en mesure de se prévaloir des mêmes droits sur tout le territoire de l’Union. Sur le prix des SMS, l’Europe montre qu’elle est précisément l’échelle critique pour une action forte et résolue.

Offrir un cadre de protection des données personnelles sur internet pour tous les citoyens


» 9. Défendre nos intérêts commerciaux

 

 

Si l’Union européenne veut porter un message clair contre le protectionnisme, elle doit aussi veiller à ce que le commerce international soit loyal et que les bénéfices soient réciproques, y compris sur nos propres valeurs des droits de l’Homme et de l’environnement, qu’il protège la propriété intellectuelle, l’innovation européenne et bénéficie à ses citoyens.

Intégrer dans les discussions sur le commerce international de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) des exigences en matière de droit du travail, de préservation de la souveraineté alimentaire des Etats et de la sauvegarde de l’environnement2.

Lutter ensemble contre la contrefaçon.

2- Nous recommandons en particulier que les principales organisations internationales de l’ONU comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) établissent annuellement des évaluations et des recommandations auprès de l’OMC sur les conséquences du commerce international et de l’ouverture des marchés sur les conditions de travail, sur l’alimentation et sur l’environnement dans les pays concernés.


» 10. Faire preuve de fermeté sur l'immigration et l'asile

 

Nous réaffirmons que seule une immigration légale peut permettre une intégration réussie. Nous proposons d’agir pour une politique d’immigration et d’asile ferme mais fidèle aux droits de l’Homme et respectueuse de la souveraineté des Etats, telle que portée par le pacte européen sur l’immigration et l’asile et adopté à l’unanimité sous présidence française.

Suivre la mise en œuvre de ce Pacte, notamment à travers l’agence FRONTEX, pour :

  • mieux organiser l’immigration légale,
  • lutter contre l’immigration clandestine,
  • renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières extérieures,
  • bâtir une Europe de l’asile,
  • renforcer les synergies entre migration et développement.

» 11. Un acteur diplomatique global

 

Ne nous leurrons pas ! Notre outil diplomatique et opérationnel européen n’a pas une ambition suffisante : qui se soucie des déclarations de l’UE, souvent marquées au sceau du plus petit dénominateur commun ? Nous devons afficher un même visage et parler d’une seule voix forte pour être entendus et respectés face aux autres grandes puissances. Comme soutien à notre action diplomatique, nous devons développer nos capacités de mobilisation civiles et militaires pour faire face aux crises et assurer la paix et la stabilité.

Donner au prochain Haut Représentant pour l’Union européenne la capacité de mener une action diplomatique efficace par la mise en œuvre rapide du traité de Lisbonne.

Développer sur une base volontaire la coopération consulaire et dans ce cadre assurer une meilleure assistance et une meilleure sécurité à nos compatriotes vivants en dehors de l’Union.

Avec nos voisins, la Turquie ou la Russie, construire ensemble un espace économique et humain commun dans un véritable partenariat pour partager la même sécurité, la même prospérité.

Mutualiser une partie de nos forces militaires de manière « autonome et complémentaire » de l’OTAN pour développer des capacités d’intervention et de renseignement à la hauteur des nouvelles formes de vulnérabilité (terrorisme, prolifération des armes, sécurité énergétique, narcotrafics…) selon les conclusions adoptées sous présidence française.

Renforcer nos capacités industrielles militaires, pour rendre notre armement plus moderne et interopérable, notamment en proposant à ceux de nos partenaires qui y sont prêts d’étendre la programmation des équipements militaires.

Se doter de capacités pour lancer rapidement des opérations là où nos intérêts sont menacés, comme nous l’avons montré au large des côtes somaliennes avec l’opération Atalante contre la piraterie.


» 12. L'Union pour la Méditerranée

 

Parce que nous savons qu’une partie majeure de l’avenir de l’Europe se joue au Sud, sur les rives de la Méditerranée. Nos relations avec ces pays doivent être fondées sur un dialogue politique partenarial et exigeant ainsi que sur la construction de solidarités économiques de fait. Commerce, migrations, sécurité, changement climatique, sécurité alimentaire sont autant d’enjeux partagés pour un destin commun de part et d’autre de la Méditerranée.
     

Investir ensemble dans des projets
en matière de développement rural, d’accès à l’eau, de sécurité sanitaire, de dépollution, d’autoroutes maritimes, d’énergies renouvelables, d’infrastructures, de recherche.
     
Faire bénéficier les pays de l’Est de l’Europe de l’expérience des projets mis en place dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée en favorisant les transferts d’expérience dans le cadre du Partenariat oriental mis en route le 7 mai.


» 13. Acheter ensemble notre énergie

 

 

Nous proposons d’agir pour une initiative européenne de la sécurité énergétique. C’est seulement à 27 que nous aurons la force et les moyens nécessaires pour assurer la sécurité de notre approvisionnement. Volatilité des prix, réchauffement climatique, instabilité des régions productrices et menaces sur l’approvisionnement ; tout démontre la nécessité pour l’Union européenne de renforcer son indépendance énergétique, diversifier ses sources d’approvisionnement, développer les énergies renouvelables.
     
Développer les énergies renouvelables à travers une politique commune européenne.
     

Créer une centrale européenne d’achat du gaz
pour parler d’une seule voix et être plus fort dans nos discussions avec nos fournisseurs, notamment en mettant en place des partenariats énergétiques transparents, stables et réciproques avec des règles claires pour les opérateurs industriels et les consommateurs.
     

Poursuivre l’intégration du marché intérieur de l’énergie
en développant les interconnections entre les pays pour le transport de l’électricité.


» 14. Faire face aux catastrophes

 

 

Tous les européens sont concernés par les risques naturels ou technologiques (tsunamis, marées noires, inondations, incendies, pandémies, tempêtes…).
    
Mettre en place une force de protection civile en mutualisant des équipes nationales, capable de faire face aux grandes catastrophes sur le territoire européen, et d’apporter un secours organisé à d’autres pays dans le monde, à la demande des Nations Unies
     

Créer à l’échelle européenne un fonds de solidarité pour venir en aide aux citoyens européens résidant ou voyageant hors des frontières de l’Union et victimes de catastrophes naturelles ou de crises géopolitiques.

Pour l'après-crise, construire une Europe modèle, une Europe exemplaire

 

 

» 15. Faire mieux fonctionner la coordination économique européenne

 

La stabilité économique du continent ne peut plus se résumer à des objectifs de maîtrise de l’inflation et au respect des critères du pacte de stabilité sans politique économique concertée au service de la croissance et de l’emploi. Le Président Sarkozy est parvenu, pendant la présidence française de l’Union européenne, à mobiliser les chefs d’Etat autour d’objectifs partagés, sur le plan intérieur européen comme pour préparer le sommet international G20 sur la relance et la régulation financière mondiale.
    
Fixer notre « agenda économique » : il s’agit maintenant d’en faire la base d’un agenda économique européen : renforcer le rôle protecteur de l’Euro, améliorer le dialogue avec la Banque Centrale Européenne, s’armer contre les délocalisations et maintenir la solidarité et la solidité économique des Etats entre eux.
     
Aller plus loin dans la coordination des politiques budgétaires et fiscales des Etats au sein de la zone euro, comme vient de l’illustrer l’accord sur la TVA en mars 2009.


» 16. Investir pour l'Après-crise

 

 

L’Europe, pour préparer l’avenir, a besoin d’investir. Les emprunts et dépenses que nous ferons aujourd’hui, pour construire notre nouvelle croissance, se rembourseront demain, avec les fruits du travail, de la production, de la poursuite des réformes des Etats et de cette nouvelle écocroissance. Nous souhaitons la mise en place de moyens budgétaires cohérents avec les ambitions politiques de l’Europe. L’échéance de 2013 doit être l’occasion d’une réforme ambitieuse du budget européen. A l’occasion du débat sur les perspectives financières 2013-2020, l’Union devra se doter d’un budget au service de l’investissement.
     
Affirmer clairement notre opposition à tout prélèvement supplémentaire et notre attachement à la souveraineté fiscale des Etats.
     

Mutualiser certaines ressources nationales
dès lors que les politiques ainsi financées bénéficient efficacement à tous, comme cela a été fait pour l’agriculture et comme nous devons clairement l’envisager pour la recherche.
     
Affecter une large partie des recettes de la vente des droits d’émission de gaz à effet de serre aux nouvelles politiques orientées vers l’écocroissance.
     
Se doter de capacités de financement innovantes comme l’emprunt communautaire. L’Europe doit notamment pouvoir garantir des emprunts communs de plusieurs pays qui souhaiteraient bâtir ensemble des projets forts.
     

Mettre en œuvre une taxe « carbone » sur les produits importés en Europe et qui ne respectent pas les normes environnementales des producteurs européens.

     
Créer une Caisse des dépôts européenne
pour orienter l'épargne des citoyens européens, à l'échelle du continent, vers des investissements de long terme au service de l'intérêt général. Comme les Etats fondateurs ont décidé de partager leurs ressources stratégiques (charbon et acier) à la sortie de la seconde guerre mondiale, cette entité reposerait d'abord sur la définition d'une épargne réglementée définie au niveau européen et sur la mise en réseau de structures existantes partageant déjà une mission d'intérêt général et de financement à long terme de l'économie3 .

3
- Caisse des Dépôts et Consignations; KfW Banken Gruppe; Casa Depositi e Prestiti, Banque Européenne d'Investissement...


» 17. Dessiner notre « monde d'après »

 

Notre objectif est clair : devenir l’économie la plus sobre en carbone et en énergie au monde. C’est avec cette volonté politique et grâce à nos investissements d’aujourd’hui que nous pourrons efficacement réorienter demain notre modèle économique vers une nouvelle croissance verte fondée sur l’innovation et développer des technologies, sources de compétitivité, de croissance et d’emplois pour notre continent.
     

Proposer un « Stockholm de l’environnement »
, grand débat européen de l’ensemble des acteurs sur la question du développement durable et de l’éco-croissance, sur le modèle du Grenelle en France. Celui-ci pourrait s’engager dès cette année sous Présidence suédoise à Stockholm pour établir l’ensemble des mesures qui convertiront l’Europe au développement durable.
     

Définir les secteurs stratégiques
où l’Europe devra concentrer ses investissements et qui bâtiront cette « éco-croissance » comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau, la forêt et le bois, les transports, les déchets, le bâtiment, le développement durable, l‘alimentation et les services à la personne.


» 18. Valoriser l'Outre-mer

 

 

Nos régions ultra-périphériques et notamment nos départements et territoires d’Outre-mer sont les points d’appui et de rayonnement de l’Europe sur les 5 continents, mais détiennent par ailleurs, par leur biodiversité terrestre et marine, les moteurs de la croissance durable. Nous proposons d’agir pour qu'ils deviennent un exemple et une réussite pour l'Europe dans le respect de leur identité.
     
Préserver la prise en compte des spécificités de l’Outre-mer dans toutes les politiques européennes.
    
Identifier et valoriser les apports de l’Outre-mer à la construction du nouveau modèle d’écocroissance : biodiversité, santé et pharmacie, photovoltaïque….
     
Défendre les intérêts commerciaux des productions Outre-mer dans les négociations commerciales, par une préférence communautaire assumée.


» 19. Innover ensemble

 

Nous proposons d’agir massivement, ensemble, pour l’innovation et la recherche. Est-il besoin de multiplier 27 programmes de recherche sur le cancer ou l’obésité alors que nous sommes tous concernés ? Sur le long terme, l’innovation et l’économie de la connaissance sont les premiers moteurs du changement et du renouveau industriel, social et environnemental. Demain, la voiture électrique et les énergies renouvelables feront partie de notre quotidien. Ne laissons pas le leadership aux Etats-Unis ou aux autres grandes puissances dans ces secteurs où nous avons des champions industriels européens.
     

Définir des critères obligatoires pour les dépenses publiques et privées
en matière d’innovation et de recherche, des critères aussi ambitieux que pour les finances publiques, plus contraignants qu’une simple « feuille de route ». Pour cela, il faudra travailler à une mutualisation croissante des budgets nationaux, mais aussi aux partenariats publics-privés ainsi qu’à une extension du crédit impôt-recherche mis en place en France par Nicolas Sarkozy et qui bénéficie à de nombreuses entreprises innovantes.
     
Réorienter massivement ces crédits vers les secteurs d’avenir : nanotechnologies, santé, biodiversité, énergies renouvelables, matériaux, transports ou les Technologies de l’Information et de la Communication.
     
Bâtir un véritable « Espace européen de la recherche » qui favorisera les échanges entres sites et entre chercheurs et protégera les innovations par la mise en place du brevet communautaire.


» 20. Une Europe de l'industrie et des projets

 

Nous rappelons notre attachement à des règles équitables de concurrence entre les Etats et nous voulons combattre le dumping social, monétaire ou fiscal, qui crée des concurrences déloyales au sein de notre marché européen. Nous voulons bâtir avec nos partenaires de véritables politiques industrielles, coordonnées et orientées vers la durabilité, qui encouragent l’innovation, l’entreprenariat et les PME dans toutes les régions de l’Union. Nous avons la conviction qu’une industrie véritablement européenne pourra émerger de la crise en mutualisant les coûts d’innovation ou de développement. Comme les Etats-Unis utilisent leurs commandes publiques militaires pour financer les recherches technologiques qui créent les emplois de demain, nous devons oser unir nos forces pour faire émerger et mener à bien les grands projets technologiques européens. Sans l’Europe ces projets n’existeront pas ; ces projets ce sont des emplois et une longueur d’avance pour les fleurons européens (Airbus, Finnemecanica, Siemens, EADS, Ariane) et notamment français (Alstom, Thales…). Nous n’avons pas à nous excuser d’un certain patriotisme industriel européen !
     

Construire un marché intérieur
qui mutualise et stimule l’emploi industriel par des politiques. Les seules règles d’une concurrence « libre et non faussée » ne sont qu’un moyen au service du marché intérieur et non pas un objectif de l’Union. Nous pensons à ce titre qu’il faudrait consolider l’Acte Unique pour tenir compte du nouveau contexte de concurrence mondiale et de l’impératif de conserver en Europe un outil industriel performant. Pour réussir, les forces syndicales et professionnelles doivent être associées en amont à ce chantier.
     

Lancer des grands chantiers industriels continentaux
pour une Europe des projets et de l’industrie (à l’image de Galileo, le GPS européen) recentrés sur l’économie réelle, au service des politiques européennes et du citoyen : aux projets en cours4, il faut en ajouter d’autres : la surveillance maritime systématique, chaînon manquant de la sécurité de nos côtes, et en imaginer de nouveaux :

  • le réseau européen de bornes de rechargement de la voiture électrique,
  • le ticket de métro européen interopérable d’une ville à l’autre, d’un mode de transport à l’autre,
  • la carte de crédit européenne,
  • la poursuite du développement des Réseaux de Transports Européens (RTE).

4- Exemples : GMES qui observe la terre, SESAR qui rendra l’espace aérien plus sûr et plus fluide, ERTMS qui permet aux trains de ne plus s’arrêter aux frontières.


» 21. Placer la Petite et Moyenne Entreprise au cœur de la relance européenne

 

Pour les 2,6 millions de PME françaises qui assurent 80% de nos emplois, l’Europe est une dynamique d’accès à 27 marchés harmonisés en un seul grand marché intérieur. La régulation européenne doit continuer à rendre les marchés plus sûrs et plus abordables pour les PME au sein de l’Union et sur les marchés tiers, faciliter leur participation à l’innovation et améliorer leur accès au crédit. Nous devons bâtir une Europe valorisant l’effort des femmes et des hommes qui créent et développent les 23 millions de petites et moyennes entreprises européennes qui sont le relais essentiel d’une croissance humaine, responsable et durable.
     
Valoriser le rôle de l’entrepreneur de PME en lui assurant un statut adapté à sa prise de risque.
     
Stimuler un accès réellement efficace aux opportunités de croissance créées par l’Europe en réduisant par l’aménagement d’outils sociaux et fiscaux les coûts liés au développement de marchés extérieurs.
     
Développer une véritable « Politique Européenne de Sécurité Financière des PME » en mettant en œuvre des outils européens de garantie des financements et des crédits bancaires aux petites et moyennes entreprises.


» 22. Continuer le combat pour l'environnement

 

 

Au-delà d’une économie plus verte, nous souhaitons que l’Europe agisse directement au cœur des enjeux environnementaux et du climat. A l’exemple du texte « ERIKA 3 » sur les marées noires, beaucoup de ces questions font déjà preuve d’engagements poussés de la part des institutions européennes ; programmes de préservation, financements, réglementations… Pour autant, nous ne pouvons nous résoudre à l’autosatisfaction pour l’avenir de notre planète. L’Europe a, seule, su prendre des engagements forts pour infléchir ses émissions de gaz à effet de serre avec le « paquet énergie-climat »5 et rester en tête du combat contre le changement climatique.
     
Assurer le suivi des objectifs fixés et l’application des textes adoptés sous présidence française sur tous les sujets : eau, biodiversité, transport, produits chimiques, déchets…
    
Développer les initiatives durables comme les énergies renouvelables marines, le ferroutage et le transport maritime et fluvial, la mise en place des trames vertes et bleues par les Etats sur l’ensemble du territoire européen.
     

Assumer le leadership dans la lutte contre la déforestation au niveau international
, notamment par le recours au marché du carbone et en soutenant la mise en place d'un mécanisme de financement international de gestion durable pour préserver les stocks forestiers.
     
Associer nos partenaires à la lutte contre le changement climatique, notamment les Etats-Unis qui ont affiché des ambitions importantes, à des résultats décisifs lors du prochain sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

5- Le « paquet énergie-climat » a été adopté au Conseil européen de décembre 2008 sous Présidence française sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo.


» 23. Construire notre souveraineté alimentaire par une agriculture durable et une alimentation sûre

 

En matière d’agriculture et d’alimentation, la Politique Agricole Commune, la PAC, doit continuer à soutenir le modèle agricole européen, fondé sur des produits sûrs et traçables, de qualité, qui contribuent à l’équilibre nutritionnel des Européens, qui soutiennent le dynamisme de nos territoires ruraux et respectent l’environnement.
     
Maintenir une Politique Agricole Commune forte et adaptée aux enjeux d’aujourd’hui : sécurité sanitaire, contribution aux besoins alimentaires mondiaux, environnement et dynamismes des territoires après 2013, tels que définis dans le mémorandum adopté à la grande majorité sous présidence française.
    
Exiger la réciprocité et promouvoir ces exigences de qualité et de durabilité auprès de nos partenaires commerciaux vis-à-vis des produits alimentaires qui rentrent dans l’Union. Il s’agira de mettre en œuvre les conclusions du mémorandum sanitaire adopté sous présidence française. Des programmes de coopération devront notamment viser à promouvoir nos indications géographiques qui valorisent l’origine et la qualité et notre système sanitaire fondé sur des contrôles à toutes les étapes de production.
     
Promouvoir une pêche européenne durable, en renforçant la concertation et la lisibilité sur la mise en place des quotas, instaurant un véritable dialogue entre scientifiques et pêcheurs et mettant en œuvre les conclusions adoptées à l’unanimité sous présidence français pour une aquaculture européenne.
     
Développer à l’échelle européenne une politique qui protège et valorise nos forêts et encourage l’utilisation du bois matériau dans les constructions.


» 24. S'engager avec les pays du Sud

 

Premier bailleur de fonds au monde, nous devons mener des projets sous bannière UE, perceptibles par les citoyens européens autant que par les pays partenaires.

Replacer l’agriculture en tête de l’agenda de coopération et favoriser la souveraineté alimentaire des pays les plus pauvres.
Nous proposons d’améliorer notre politique d’aide au développement en soutenant de véritables projets régionaux agricoles intégrés en Afrique, afin de reconstruire les économies agricoles ainsi que la sécurité alimentaire et sanitaire du continent.


» 25. Relever le défi de la santé

 

Les problématiques de santé ne sont pas seulement hexagonales et nos systèmes de santé nationaux sont loin d’être identiques. Pourtant, ils doivent faire face à des défis communs et nos destins unis au sein d'une même communauté politique impliquent de mieux nous coordonner. Ce sont pour tous les pays membres de l’Union des défis communs qui restent à relever : celui du vieillissement de la population : en 2050, près d’un tiers de la population de l’union aura plus de 65 ans ; celui de l'accès à une offre de soins de qualité, du financement de la recherche médicale, du financement des traitements innovants.

Mettre en place un plan européen de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives en améliorant la prise en charge des personnes âgées atteintes (plus de 500.000 en France et plus de 6 millions en Europe) et en stimulant la recherche.


» 26. Stimuler la création culturelle

 

Notre citoyenneté européenne, ébauchée par la libre circulation des individus et des biens ainsi que par la monnaie unique, vient de progresser vers plus de légitimité par la solidarité dans la crise, par la stabilité de l’outil économique que nous avons construit ensemble ; il nous faut aujourd’hui la faire surgir de son cocon et seule une politique européenne de la culture et des arts nous en donnera les moyens. En érigeant un « Espace commun européen de la culture » nous avons pour ambition de faire progresser la connaissance des autres, de promouvoir la diversité des langues, des génies nationaux, des disciplines artistiques, de faciliter les rencontres entre les artistes et entre les publics et les arts. Nous voulons également conjuguer la diversité de la création artistique et des industries culturelles avec l'usage croissant de l'internet en renforçant la mise en œuvre du droit de propriété intellectuelle dans l'environnement numérique.

Ajuster le taux de TVA des biens culturels : disques, vidéos… à celui des livres (5,5%).

Créer en France une Université Européenne des Arts pour accompagner le parcours européen des jeunes artistes, en favorisant la mobilité et les échanges.

Bâtir une véritable industrie cinématographique et audiovisuelle européenne en faisant avancer les dispositifs favorisant les coproductions et leurs financements, en favorisant la création de pôles techniques de haut niveau.

Mettre en valeur notre patrimoine commun par une labellisation des monuments européens, facteur d’identité, mais aussi source d’attractivité et de développement pour les territoires.


Editer un manuel d’histoire européen
pour permettre aux jeunes générations de mieux s’approprier ce bagage collectif.


» 27. Faire de l'Europe une réalité pour les jeunes générations

 

Nous proposons d’agir pour que l’Union européenne mette en œuvre une politique européenne de la jeunesse en s’inspirant des politiques des Etats du Nord de l’Europe (aide à la formation et bourses d’études, aide à la mobilité, aide à l’accès aux soins, aide à l’accès aux sports, etc.) afin qu’à l’instar des jeunes Suédois et des jeunes Danois, tous les jeunes Européens puissent estimer que leur propre avenir est prometteur. Une Europe qui croit dans sa jeunesse sera une Europe qui croit dans son avenir.

Créer un Pass’Europe, sous forme de chèques vacances pour les jeunes de 18 à 25 ans, offrant des réductions en matière de transport, de logement et proposant également un accès gratuit aux musées des capitales européennes.

Elargir la base des programmes orientés vers la jeunesse ; notamment le service volontaire européen (SVE), qui ne bénéficient encore qu’à trop peu de jeunes Européens et ne répondent qu’imparfaitement à leurs besoins de découvrir les réalités d’autres parties de l’Europe, notre « maison commune ». Nous proposons en particulier d’axer les missions sur l’action humanitaire, la protection de l’environnement ou la restauration du patrimoine.


» 28. Harmoniser les cursus universitaires et délivrer des diplômes européens

 

Nous proposons d’agir pour la formation, pour l’harmonisation des diplômes, la certification de qualité de la formation professionnelle, la validation des acquis d’expérience et la maîtrise des langues vivantes dont il faut renforcer la présence dans les universités européennes.

Mener à bien une deuxième étape du « processus de Bologne »6, après la réforme Licence-Master-Doctorat, pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur notamment en mettant en œuvre les outils européens nécessaires pour généraliser l'accès à la mobilité, Erasmus pour les étudiants mais aussi pour les enseignants, pendant tout parcours de formation.

Soutenir la création de diplômes conjoints, bilingues, entre universités européennes.


Développer le trilinguisme
dans tous les systèmes éducatifs de l’Union.

6- Le processus de Bologne vise, entre autre, à faire converger les systèmes d'enseignement supérieur divergents d'ici à 2010 vers un système plus transparent basé sur trois cycles : Licence/Bachelor - Master - Doctorat.


» 29. Désenclaver la ville et les quartiers

 

Nous proposons d’agir pour nos agglomérations et nos quartiers. Aujourd’hui 72% des Européens vivent en milieu urbain et ce pourcentage devrait passer à 80-90% en 2020. Le désenclavement de nos banlieues doit être une priorité des politiques européennes de transport et de la ville.

Développer des transports urbains propres. L’Union européenne devra aussi investir dans les infrastructures permettant le développement des voitures « vertes », à l’instar des réseaux de prises électriques.

Pour diffuser les meilleures pratiques au cœur de nos cités, nous demandons la mise en œuvre dans les années à venir un plan d’action sur la mobilité urbaine.


Consolider des métropoles de dimension européenne
7 à l’exemple du projet du « Grand Paris ».

7 - Comme le préconise également le rapport d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre.


» 30. Favoriser des échanges gagnants entre Européens


 

Ça vous fait rêver ? Ouvrez les yeux !

 

VOTEZ UMP !

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Clément Delorme approché par le Parti Socialiste

30 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Conseil Municipal


Après Michel Blanc qui a regretté ma non-élection au Conseil Municipal et Gilles Pommateau et Robert Perret qui cherchent malicieusement de me convaincre de leurs opinions, voilà Jean-Louis Ubaud en personne me glissant au détour d’une phrase, samedi dernier : « Ce n’est pas de ma faute si M. Buffet vous a mis en fin de liste ! ».

Pour rappel, lors de la dernière élection municipale, j’ai en effet été placé 29e sur la liste Oullins Ensemble menée par François-Noël Buffet, tandis que seuls les 27 premiers de ladite liste ont été élus, m’écartant donc de l’assemblée communale (du moins tant que deux démissions ne surviennent pas).

Les conseillers municipaux de gauche l’ont bien compris et chercheraient donc à me le rappeler… amicalement.

Hélas pour eux, mon engagement est ferme. Malgré mon jeune âge et ma frêle expérience, je ne suis pas encore suffisamment fragilisé dans ma conscience pour douter de ma place au sein de la majorité municipale et de la politique menée depuis 20 ans à Oullins par les majorités successives de MM. Terrot et Buffet.

C’était bien tenté, messieurs, mais je crains bien devoir poursuivre ma campagne de défense de la majorité, à laquelle vous vous opposez… avec décidément de bien curieux procédés !

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Elections européennes : une campagne dévalorisée

13 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Le 7 juin, les élections européennes auront lieu dans nos 27 pays, et la campagne bat son plein... ou le tente !

L'UMP a un projet simple et clair : participer à la démocratisation et la modernisation des institutions européennes, et promouvoir une politique cohérente, ambitieuse et concertée sur les sujets des Affaires étrangères, de l'Immigration ou encore de l'Economie.

Au MoDem et à gauche... On répète à l'envi que l'Europe est importante, que c'est un sujet crucial pour l'avenir, etc. Mais la seule et unique ambition de Bayrou et du PS est d'affaiblir Sarkozy.
Appeler au vote sanction, c'est dévaloriser à outrance le bulletin de vote ! Comment peut-on encore accepter que des responsables politiques -responsables donc- dénaturent un scrutin essentiel, que l'on soit d'ailleurs de droite ou de gauche, à des fins strictement électoralistes ? Comment est-ce encore concevable, dans notre république ? C'est une honte !

J'appelle donc à ce que les candidats de l'opposition nationale parlent un peu d'Europe, et à ce que les médias s'y intéressent également ! Il serait temps, en effet, que la presse joue son rôle démocratique à plein, plutôt que s'amuser à critiquer, flinguer, ou encore à se peopoliser.

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Décès de Roland Bernard, Maire d'Oullins (1977-1990)

9 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Nous les regrettons


La Majorité municipale d'Oullins a tenu à s'associer aux nombreux hommages qui font suite au décès de Roland Bernard, dernier maire socialiste d'Oullins (1977-1990), survenu en milieu de semaine.

L'émotion qui a traversé la ville ces derniers jours après cette annonce est d'autant plus forte que Roland Bernard, qui nous quitte a un âge bien jeune, a durablement marqué la ville de son empreinte et de ses réalisations.

Toutes nos pensées vont à sa famille, bien sûr, mais également à la famille socialiste oullinoise qui perd l'un de ses exemples.

Obsèques : ce lundi, 14h30, à l'église Saint-Martin

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La Jeunesse : Priorité du mandat de François-Noël Buffet

7 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Jeunesse et Sport


Lors de l'élection municipale de 2008, Bazimika Tuzolana et moi-même, avions soutenu François-Noël Buffet sur la liste Oullins Ensemble en nous engageant à conduire une politique déterminée et ambitieuse envers la Jeunesse.

Un an après, nous nous félicitons de la création du Service Jeunesse de la Ville.

A présent, le vif du sujet peu commencer.

Premier de nos engagements de campagne à l'égard de la Jeunesse : la création des Talents d'Or, qui doit récompenser les jeunes oullinois les plus méritants dans leur discipline (professionnelle, artisanale, citoyenne, sportive, artistique, ...). Le dispositif va donc pouvoir être mis en place, mais il n'oubliera pas d'apporter une aide financière et logistique à tous ceux et toutes celles qui manifesteront l'envie de s'impliquer ou de se distinguer.

Mais avant toute décision, la concertation se trouve être un axe majeur de notre méthode.
Un collège de Jeunes doit certes pouvoir intégrer le très futur Conseil Communal de Développement, organe de partenariat et de réflexion pour la ville. Mais dès à présent, n'hésitez pas à prendre contact avec la Mairie, le Service Jeunesse, basé au BIJ (Bureau d'Information Jeunesse, rue Orsel), ou même sur ce blog-ci, si vous avez des idées, des projets ou des envies particulières pour notre ville.

La Ville bouge... Bougeons avec elle !
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TOP : entre lenteurs et utopies

3 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #TOP - Anneau des Sciences


Le jeudi 23 avril, à Saint-Genis-Laval, l'association Saint-Genis-Sud a organisé une conférence-débat sur le TOP, sujet au combien sensible et essentiel.

Dans une salle comble (sans surprise), un certain nombre d'intervenants, de citoyens, et de politiques se sont succédés au micro. Mais quelle était la question ? Le TOP ou pas le TOP.

Les questions sur l'Environnement, sur l'Ecologie, sur les coûts du TOP et les Transports en commun ont été abordées avec empathie, pour répondre à l'hypothèse d'un nouvel axe autoroutier dans notre secteur. Cela est normal, bien sûr, efficace et visionnaire même, d'une certaine manière. Néanmoins, ce qui m'a déçu, c'est l'Utopie qui était de rigueur. On refuse l'A45 donc elle ne peut se faire ; on refuse les péages, donc ils ne peuvent se faire, etc. Finalement, on s'est éloignés du sujet, et on ne s'est pas rendus compte qu'il nous faut vite adopter une posture politique unitaire et cohérente face à la menace du TOP.

Un homme politique digne de ce titre se doit d'anticiper les mutations qui se déroulent sur son secteur, et les personnalités politiques qui étaient présentes étaient totalement dépourvues de cette qualité. MM. Crimier, Guilloteau et Tête (respectivement MoDem, UMP et Verts) n'ont tenu qu'un discours de complaisance et de facilité aux citoyens présents dans la salle : "Ne nous disputez pas, on ne veut pas le TOP, non plus !". Mais quid des embouteillages de Fourvière, de l'A 450, du centre-ville ? Quid de l'arrivée de la future A 45 Lyon-St Etienne ?
M. Guilloteau, entre deux huées, dont il était incapable de se remettre avant quelques dizaines de secondes à chaque fois, s'est complètement désolidarisé de ses collègues d'Oullins, le député Terrot et le sénateur Buffet qui eux, pour parer un tracé actuel du TOP, proposent une alternative.

D'ailleurs, les pistes Oullinoises, où sont-elles passées ?

La majorité oullinoise s'est considérablement distinguée ces derniers mois sur le dossier, et personne n'est présent, pour défendre sa position ? Personne ne représente MM. Terrot et Buffet sur le Tracé long, censé se connecter sur la future A 45, afin de désengorger tout ceci sans impacter les villages alentours ? Personne n'est là, pour répondre, lorsque, au détour d'une phrase, l'animateur de la soirée avance que le Sénateur-Maire d'Oullins n'a d'autre ambition que rejeter le TOP chez les autres, lorsqu'il voit le tracé investir sa commune ?

J'ai donc pris la parole, avec le peu que j'avais de hardiesse et de courage, pour défendre le tracé long, défendre la position et le sens de l'intérêt général qui sont ceux de mes mentors, défendre la politique qui consiste à préférer un "moins pire" réalisable, plutôt que promouvoir un "idéal" pour finalement souffrir un "pire" que nous n'aurons pas eu l'idée d'amender. Si l'on m'a applaudit, c'est peut-être que le message d'Oullins a été entendu, ce que j'espère.

Mais le tracé, justement, où en est-il ? Les élus du Grand Lyon et du Département tergiversent et ne font pas avancer le dossier. Lors d'une enquête préliminaire, toutes les propositions de tracé doivent être déposées, pour être étudiées et comparées. Mais aujourd'hui, tout porte à croire que le tracé court du Tronçon Ouest du Périphérique sera adopté, sachant que la large majorité de la Commission (dite "Mixte Paritaire") chargée du projet y est favorable.

Les Brignairots, Saint-Genois et Pierre-Bénitains (qui n'ont pas encore pris position) se sont-ils demandé ce que cela ferait à leur commune d'avoir un TOP version tracé court sur leur flanc nord et une autoroute Lyon-St Etienne sur leur flanc sud ? Plusieurs marées de voitures par jour ne risqueraient-elles pas d'engloutir leurs quartiers, en rejoignant l'une ou l'autre de ces voies rapides ? Cette question ne présente-t-elle pas avec horreur la réalité quotidienne à laquelle il va falloir s'attendre dans les prochaines années ?

Je tiens à présenter mes remerciements à tous ceux et à toutes celles qui font vivre le débat sur mon blog. La catégorie "TOP" est là pour cela, et n'hésitez pas à poursuivre cet exercice démocratique essentiel.

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« Une erreur s’est glissée dans le texte » par Ubaud

15 Avril 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Conseil Municipal


*** ATTENTION ***

Les lignes qui suivent rétablissent un certain nombre de vérités.

Certains esprits colonisés par les discours socialistes risquent d’être durablement atteints.


Jean-Louis Ubaud, chef de l’opposition municipale, s’est lancé dans un nouveau jeu :

Chaque semaine, les internautes ont rendez-vous sur son blog et sont invités à dénicher les innombrables erreurs qui se sont glissées dans ses articles.


Comme j’aime le challenge, je me suis lancé dans la compétition, et je dois dire que le niveau est particulièrement relevé. Mais mes fidèles lecteurs me connaissent : rien ne me fait peur ! Je vous propose d’ailleurs de jouer avec moi. Analysons ensemble son dernier article !


Pour commencer, je vous joins le lien de cet article (je joue de manière honnête, et puis, tout le monde doit avoir accès à l’humour !).


Erreur 1 - Le lieu d’habitation du Maire


M. Ubaud se plaît à rappeler que le Maire d’Oullins n’habite pas à Oullins (argument typique de celui qui n’a rien à dire !). Chacun connaît bien la distance qui sépare Sainte-Foy-lès-Lyon et Oullins ! On peut préciser que M. Ubaud n’habite Oullins qu’à quelques mètres près, mais des arguments plus sérieux tendraient à rendre l’opposition oullinoise plus crédible.


François-Noël Buffet est un Oullinois de cœur et de toujours, et son attachement à la ville n’est plus à démontrer, sauf pour les ignares ou les gens de mauvaise foi, hélas si nombreux au sein de la gauche locale !


Erreur 2 - Le cumul des mandats de M. Buffet


M. Ubaud dénonce le cumul des mandats de M. Buffet, et sa soi-disant « absence » de la ville.


M. Buffet est conseiller communautaire, dont les décisions impactent directement la vie des Oullinois. Si M. Ubaud suit son propre raisonnement, abandonne-t-il le Conseil Général, le Sytral ou son travail ?


Mais il est vrai que M. Buffet occupe des fonctions ministérielles et des fonctions nationales à l’UMP. Si M. Ubaud nous fait une petite crise de jalousie, fort compréhensible, je peux lui répondre ceci : Il n’y a que les gens de grand talent et d’expérience qui sont appelés à exercer des fonctions nationales. M. Buffet fait rayonner la ville d’Oullins à travers le pays, comme lorsque le Président de la République évoque notre ville pour le busing, à l’occasion de son discours pour la mise en place du plan « Espoir Banlieues ».


Selon M. Ubaud et son entourage, M. Buffet considérerait Oullins comme un tremplin, sans aucune autre ambition que la sienne ! Mais cet argument aurait eu un poids, si seulement M. Buffet n’avait rien réalisé pour notre ville !


Erreur 3 - Démission de M. Buffet ?


Selon l’article du Progrès, qui fait l’objet de toutes les attentions de M. Ubaud, M. Buffet abandonnerait ses fonctions de Maire pour s’investir dans les élections régionales de 2010.

M. Ubaud estime qu’il s’agit de « révélations », alors que sans confirmation de l’intéressé, on ne peut encore parler que de rumeurs. Les paroles ont dépassé la pensée de M. Ubaud, sans nul doute.


Dès lors, M. Ubaud pose une question très juste : « Et si la rumeur se confirmait ? ». Eh bien j’annonce à M. Ubaud de manière tout à fait officielle que si François-Noël Buffet quittait ses fonctions de Maire, il y aurait un nouveau Maire. C’est bête, sans doute, mais certains, semble-t-il, n’y avaient pas pensé. J’ajoute que, sauf surprise, le Maire ne serait pas M. Ubaud qui, en termes de tromperies, s’est montré particulièrement performant avec les démissions très rapides de Mme Kerlan et M. Pommateau, l’automne dernier, du Conseil Municipal.


Erreur 4 - Abandon de M. Buffet ?


On le sait, M. Ubaud n’a jamais estimé que l’élection municipale fût la lutte de toute une équipe. Il était le seul candidat de sa liste, dissimulant ses colistiers, les plongeant dans le plus parfait anonymat, et ne s’entourant que de quelques amis et de quelques communistes et verts, pour simuler une alliance de la gauche, pourtant déconnectée des intérêts de la ville.

À l’inverse, M. Buffet a promu sa liste, a fait monter des colistiers à la tribune (ce dont, à titre personnel, je le remercie encore), et a toujours présenté une confiance sans faille à ses adjoints et conseillers. M. Ubaud pointe du doigt une démission du maire, mais les Oullinois n’ont pas élu un maire… Ils ont élu toute une équipe, notion hélas bien inconnue du socialiste.


De plus, une démission du poste de Maire d’Oullins est intervenue il y a 12 ans, lorsque Michel Terrot a souhaité ne rester que Député du Rhône. Michel Terrot a-t-il quitté Oullins ? Loin de là ! Il s’y est solidement implanté, et n’a jamais quitté le Conseil Municipal ! Il est totalement improbable que François-Noël Buffet abandonne une ville qu’il a aimée, façonnée et rénovée.


On ne peut pas rester insensible à l’émotion de M. Ubaud, qui regretterait presque un départ de François-Noël Buffet… Ainsi donc, ferait-il finalement confiance au Maire d’Oullins ? Son inconscient, sans doute, mais c’est déjà un scoop !


Erreur 5 - M. Ubaud a décidément beaucoup de mal avec les chiffres !


On n’est jamais à un mensonge près : M. Ubaud récidive.

Ce n’est pourtant pas faute de le rappeler : à la dernière élection municipale, ce sont 569 voix qui ont séparé les listes Ubaud et Buffet. Ce n’est que si l’on additionne les voix des listes Ubaud et Renault (LO) (Alliance d’ailleurs rejetée par Jean-Louis Ubaud il y a un an, est-il besoin de le rappeler ?) que l’on obtient un écart de… 35 voix !


Je dénonce donc une énième fois le mensonge tout à fait inacceptable de M. Ubaud, n-fois renouvelé, selon lequel M. Buffet ne l’aurait emporté que de 17 ou 16 voix (Petite variation dans le mensonge… À quand 15 voix d’écart ?). Quand M. Ubaud manipule de cette façon les esprits de citoyens qui ne sont pas familiers à la vie politique oullinoise, il adopte une posture et un comportement tout à fait indignes de son rôle de chef de l’Opposition.


Erreur 6 - M. Ubaud tente de lister d’hypothétiques casseroles… sans succès !


M. Ubaud crée des scandales, ou plutôt le tente-t-il !

Il dénonce les emprunts à risque du Maire, chez le « sulfureux » Dexia, qui n’est rien de moins que l’organisme de prêts pour les collectivités.

M. Buffet aurait eu à affronter une « fronde » des parents ? Or, à part 10 parents encartés au PS, et qui se sont amusés à provoquer le souk au Conseil Municipal, on cherche toujours cette fameuse « fronde »…

Il y aurait contestation sur les Antennes relais. Mais à part un dossier qui a deux ans d’ancienneté, M. Ubaud n’a-t-il rien de plus frais pour critiquer M. Buffet ?

Aussi, M. Ubaud dénonce un report de la rénovation de l’école Jules Ferry. Là encore, ce report est activement recherché… Il s’agit d’une promesse de campagne qui, comme toutes les autres, sera respectée !


Une fois dénoncés tous ces mensonges, il nous faut répondre à une question simple :

M. Ubaud est-il manipulateur ou incompétent ? En tout état de cause, tout ceci est profondément grave !


Je précise à ceux et à celles qui seraient choqués par mes déclarations que, comme le sait bien M. Ubaud, quand on joue avec le feu, on peut se brûler !

Je veux également confirmer à la gauche oullinoise que la Majorité sait aussi se défendre…

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100 articles !

9 Avril 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #ClementDelorme.fr


100 articles, pour le 2ème anniversaire de ce blog !

Si vous n'aviez pas fait vivre ce formidable outil, si vous n'aviez pas prouvé votre fidélité à mes articles, chers lecteurs, ce cap n'aurait pas été franchi !

Merci à vous !

Les sujets n'ont pas manqué, ne manquent pas, ne manqueront toujours pas, et vous pourrez encore et toujours compter sur moi pour les traiter à ma façon, avec franchise et vigueur, qu'ils soient nationaux ou locaux !

Moyenne : 50 articles par an, soit près d'1 article par semaine, ce qui constitue une très forte fréquence, notamment en période non-électorale. Ont également été publiés 112 commentaires, soit une moyenne supérieure à 1 pour chaque article.

Clément Delorme
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Débat sur les Droits des Homosexuels

5 Avril 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Eh si ! Vous n'en croyez pas vos yeux, mais c'est bien le cas : c'est la Droite qui s'engage sur la voie des droits pour les homosexuels !

Pourtant, rien n'est bien simple : une grande partie de l'électorat UMP est considéré - à raison - comme étant traditionnaliste, et il s'agit d'adapter notre modèle familial au schéma-type de la famille moderne du XXIème siècle, mais tout en inscrivant cette mutation dans le cadre du respect des traditions.

Sans surprise, le débat fait rage dans les rangs de la majorité, mais n'est-ce pas la juste preuve que notre parti est bien le plus moderne ? Il maîtrise en effet le don de débattre sans que cela ne soit considéré par les médias et l'Opinion comme des batailles internes de places, de successions ou d'ambitions.

L'UMP débat pour les Français.

Mais plus généralement, les mentalités évoluent sur la question homosexuelle dans notre pays, et cela est une bonne chose.

En réalité, il y a des principes chers à la gauche comme à la droite qui ne sont aujourd'hui pas appliqués sur la question de l'Homosexualité. L'actuel PACS (PActe Civil de Solidarité) ne se signe pas en Mairie, mais devant le Juge (tel un divorce). De plus, l'égalité entre les Français homos et hétéros n'est pas non plus assurée dans le domaine de la fiscalité.

Dès lors, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a souhaité la création d'une alliance pour les couples homosexuels signée en Mairie : le Contrat d'Union Civile, qui placerait réellement les homos et hétéros sur un même pied d'égalité à tous points de vue.
Un mariage ? Exact ! Un synonyme ! Dans le quotidien, cela reviendra exactement au même.

 

Pour ce qui est de l'adoption d'enfants, je considère que le repère père-mère, primordial dans la construction de la vie d'un enfant, est irrespecté depuis toujours (remariages, divorces, familles recomposées, internats, familles monoparentales, etc...). Si un couple homosexuel s'avère être stable, paisible, amoureux et responsable, une adoption est loin d'être choquante !

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