Le Parti Socialiste en miettes
Hitchcock n'aurait pas fait mieux !
Le scénario de la rue de Solferino est digne d'avoir été écrit par le président Sarkozy.
Alors que Bertrand Delanoë devait gagner nettement la bataille des motions, Ségolène Royal l'a devancé et quatre motions au total ont dû jouer des coudes.
Alors que Ségolène Royal était arrivée en tête, le Congrès de Reims aurait dû être l'occasion de bâtir une majorité autour d'elle. Au lieu de cela, il ne s'est agit que d'une grande guerre des tranchées, où la noblesse de la politique a péri sur l'autel des ego et des ambitions personnelles. Au rayon de l'honneur, seul Bertrand Delanoë s'inscrit, n'en déplaise à Ségolène Royal, parmi les grands de cette messe, en retirant sa candidature, malgré sa seconde position.
Alors que Martine Aubry devait frôler les 50% avec le cumul des voix Delanoë-Aubry, une moitié du report espéré des voix du Maire de la capitale s'est orientée vers Ségolène Royal, nettement en tête du 1er tour de l'élection du Premier Secrétaire. Ce fait met bien sûr toujours plus de confusion dans une fourmillière déjà bien complexe. Pourtant cela prouve que le militant socialiste a encore une indépendance, et la notion de ce qu'est une ligne politique, ici sociale-démocrate.
Alors que le second tour devait être la fin d'une souffrance et d'un agacement croissants dans la base des militants, il a en réalité été la cerise d'un gâteau décidément empoisonné, du moins bien indigeste, devenu source de toujours plus d'attaques, toujours plus de guerres, toujours plus de haines.
Comment rassembler la France, sans amour ?
Comment rénover la France, sans modernité ?
Comment innover en France, sans idée ?
Finalement, on n'a pas parlé de la crise, des sommets internationaux, bref, on n'a pas parlé de l'essentiel.
Que de gâchis, et un PS à la dérive !
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