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Clément DELORME
Articles récents

Élection cantonale Oullins 2011 : Épisode 5/17 : Jean-Louis Ubaud est-il vraiment soutenu par la Gauche ?

4 Janvier 2011 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Élections locales

 

Jean-Louis Ubaud est donc candidat du Parti Socialiste avec pour suppléante Joëlle Séchaud.

 

Évidemment, les Oullinois éliront un Conseiller Général qui intégrera un groupe politique au sein de l'assemblée départementale, mais l’étiquette politique est-elle vraiment importante pour une élection locale ? Le doute est permis… Les trottoirs de la Grande Rue d’Oullins sont-ils de droite ou de gauche ?

 

Le jeu politique veut que les candidats soient investis par des partis. C’est ainsi.

La Majorité Municipale, dans la diversité des courants qui la compose (de droite, du centre et même d’ailleurs) a désigné sa candidate : Clotilde Pouzergue, actuelle adjointe à la Culture. Il s'agit non pas de la candidate de la droite ou d'un camp, mais celle des Oullinois, bien au-delà des partis politiques. Ainsi, rien ne change : c’est toujours à la Majorité municipale que revient la charge d'unir tous les citoyens, tandis que l’Opposition municipale joue la division des uns et des autres. Triste.

 

Aussi, si les militants de droite ont pour candidate Clotilde Pouzergue, ceux de gauche ont le choix entre Clotilde Pouzergue et Jean-Louis Ubaud. Les citoyens qui n’ont pas de parti ont pour seule candidate Clotilde Pouzergue… puisque Jean-Louis Ubaud ne veut être le candidat que d’un seul camp contre un autre !

 

Mais même à gauche, le doute est permis… Seuls 80% des militants du seul parti socialiste local ont approuvé le duo Ubaud-Séchaud qui n’avait pas de concurrence interne. Ubaud et Séchaud ne sont pourtant rien de moins que les deux leaders de la gauche oullinoise !

 

Les écologistes eux-mêmes se désolidarisent totalement du M. Ubaud, avec la toute récente candidature de Chantal Kerlan, ancienne conseillère municipale Verte d'Oullins, sous l'étiquette Europe-Écologie-Les-Verts, et qui affiche comme ambition de remplacer M. Ubaud au second tour ! Ainsi, la guerre à gauche est déclarée !

 

Une gauche malade ?

 

Peut-être les élucubrations et imprécisions de M. Ubaud sur les dossiers du TOP, des aménagements de voiries et de la fiscalité ont fini par interroger les socialistes ? Une gauche qui doute de son leader est sans doute malade, mais une gauche qui doute de M. Ubaud… est au moins en voie de guérison !

 

Où est donc passé Roland Bernard, dont la vision et l’ambition culturelle de la ville sont désormais portées par M. Buffet et Mme Pouzergue, au travers de cette magnifique médiathèque dont le succès croît chaque jour ? Où est donc passé Gilles Pommateau, dont l’expérience et la vision pour la ville inspiraient au moins le respect de tous ? Où est donc passé Robert Perret, dont l’authenticité et la sincérité du combat étaient incontestées et incontestables ?

 

SUITE DU FEUILLETON... Mardi prochain : ÉPISODE 6/17 : QUAND IL N’A PAS D’IDÉES, UBAUD LES PREND LÀ OÙ ELLES SE TROUVENT… CHEZ POUZERGUE ET BUFFET ! 

 

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Joyeuses fêtes de fin d'année !

24 Décembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #ClementDelorme.fr

 

Je vous souhaite de passer d'excellentes fêtes de fin d'année !

 

 

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Élection cantonale Oullins 2011 : Épisode 4/17 : Premières propositions de Jean-Louis Ubaud en exclusivité

21 Décembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Élections locales

 

Jean-Louis Ubaud a plus d’un tour dans son sac ! Tandis que nous dépeignons un homme « Traître à sa ville », « soucieux de ses intérêts personnels et partisans » lors du précédent épisode de notre feuilleton, il a décidé de diffuser un mail de présentation des enjeux de cette campagne à certains Oullinois. Nous suspectons fortement que ces Oullinois soient des amis à lui, mais on ne peut pas avoir les adresses mails de tout le monde, après tout !

 

Nous nous empressons donc de découvrir ce message, enclins à revenir sur notre dureté, et assoiffés des projets, des ambitions et des intentions de Jean-Louis Ubaud pour les Oullinois pour les années à venir.

 

Première priorité annoncée de Jean-Louis Ubaud... Nous hésitons : sera-t-il question du TOP qui menace le quartier de la Saulaie ? Sera-t-il question du démarrage des travaux d’aménagement de la Grande Rue d’Oullins, tant attendue par les Oullinois ? Sera-t-il question de son ambition en transports en commun ? Suspens… Eh bien non : Nous avions tout faux ! Sa priorité pour les Oullinois, c’est : « d’exprimer leur mécontentement, voire leur rejet de la politique […] de Sarkozy. ».

 

Dommage pour les oullinois qui voyaient cette élection locale comme l’occasion d’exprimer « leurs attentes pour leur vie quotidienne ». Ils savent déjà, s’ils ne le savaient auparavant que M. Ubaud est un candidat « Vieille école »…. Vous savez, le candidat qui « surfe » sur les sondages ou le « vote sanction » pour s’éviter un nécessaire travail de construction d’un programme ambitieux et efficace ! Mais ce n’est pas sa faute, le pauvre… Il a été élu la première fois Conseiller Municipal en 1983, alors que François Mitterrand venait d’être élu Président de la République. M. Ubaud, c’est le bon vieux candidat « d’un parti contre un autre » ! Une toute autre époque…

 

Mais cela ne nous rajeunit pas ! Heureusement, M. Ubaud a une partie « moderne » dans son programme : il dénonce « le bouclier fiscal en faveur des plus riches ». Mince… Nous nous serions trompés de date ? Eh non : cette dénonciation date bien d’il y a un mois, après la retransmission télévisée de Nicolas Sarkozy qui annonce la suppression de ce bouclier. Tout ceci est à se demander si ce bouclier n’était pas un bouclier « politique » de M. Ubaud, histoire de s’assurer le vote des vieux briscards communistes. Bien joué, M. Ubaud : vous avez gagné entre 2,5% et 3% des votes : ça, c’est fait !

 

Mais le Département du Rhône, dans tout cela ? On cherche, on cherche… Ah ! On a trouvé des choses : « recul des solidarités […] : retraites, santé, éducation… » Serait-ce son programme ? Non ! Rassurons-nous : ce n’était qu’une dénonciation de plus… Mais quelles sont ses propositions révolutionnaires pour plus de « justice » ? « Cette élection sera particulièrement décisive… » (Enfin du croustillant !) « … puisque la majorité départementale sera en jeu. ». Mince ! Encore loupé ! Ah, ces partis politiques… Indécrottables ! Pour les propositions modernes, d’espérance et d’enthousiasme, on repassera donc plus tard ! « Vous le voyez, les enjeux sont énormes. » conclut-il. En effet… !

 

Mais rassurez-vous : nous ne céderons pas à l’apathie de M. Ubaud et nous resterons en quête d’une « proposition ambitieuse et moderne pour les Oullinois » ! Promis juré !

 

 

SUITE DU FEUILLETON... Mardi prochain : ÉPISODE 5/17 : JEAN-LOUIS UBAUD EST-IL VRAIMENT SOUTENU PAR LA GAUCHE ?

 

 

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Jean-Louis Ubaud poignarde le Conseil Municipal

18 Décembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Conseil Municipal

 

Oullins a mal ce matin, depuis que Jean-Louis Ubaud et son indigne équipe de l’Opposition municipale ont saboté l’institution démocratique qu’est le Conseil Municipal.

 

Profitant opportunément que la Majorité municipale ne comptât que 17 membres hier soir, soit une voix de moins que le quorum obligatoire pour valablement délibérer, les élus d’Opposition ont décidé de quitter la séance avant le vote du budget. Réduit aux 17 élus de la Majorité, le Conseil Municipal a dû reporter son vote à vendredi matin.

 

Je tiens ici à dénoncer le comportement irresponsable, inqualifiable et profondément insupportable d’une Opposition, elle-même amputée de deux de ses huit membres (25% donc), contrainte de hausser la voix et de faire un sombre « coup d’éclat » pour masquer son absence de cohérence, de pertinence, voire d’intelligence.

 

Ubaud joue avec les règles tel un Gbagbo, au mépris le plus honteux des Oullinois qui n’ont donc pas de budget, au mépris des citoyens qui s’étaient déplacés hier soir, au mépris de l’institution du Conseil Municipal, mais aussi et surtout au mépris le plus abject de la démocratie.

 

M. Ubaud démontre s’il était besoin l’indignité de son comportement et de ses déclarations qui, lorsqu’elles ne subissent pas le coup de canif d’une faute d’orthographe toutes les deux lignes, dépeignent un homme toujours plus haineux, revanchard et désespérément irresponsable.

 

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Élection cantonale Oullins 2011 : Épisode 3/17 : Jean-Louis Ubaud, traître à sa ville ?

14 Décembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Élections locales

 

Les avocats commencent à téléphoner… Mais non ! Mais non ! Rassurez-vous : derrière ce titre un tantinet provocateur (bon, d’accord : « très » provocateur…), se cache une simple question que nous nous posons… légitimement.

 

Oullins, comme chacun le sait, est menacée par le projet de tracé « court » du Tronçon Ouest du Périphérique, mené par Gérard Collomb, maire PS de Lyon et président de la Communauté Urbaine du Grand Lyon. Les quartiers de Beaunant, du Revoyet et de la Saulaie, en particulier, seraient durablement impactés.

 

Tandis que l’UMP, rassemblée derrière François-Noël Buffet, défend l’étude d’alternatives, comme le « tracé long », voire le « tout transports en commun », les écologistes eux, s’opposent avec vigueur au principe même de la construction d’une nouvelle voirie routière ou autoroutière. Ces derniers restent ainsi totalement fidèles à eux-mêmes, quitte à s’opposer à leur allié socialiste, comme sur le projet du Grand Stade, ce qui constitue la noblesse de l’art politique. (Nous ne poserons pas ici la question des alliances PS-Verts, dont l’incohérence éclate à chaque grand dossier).

 

Quid de Jean-Louis Ubaud ?

 

En juin dernier, lors d’une séance du Conseil Général, Michel Mercier a fait voter une disposition ouvrant la voie à l’étude de projets alternatifs au tracé court. Notre conseiller général socialiste a été l’un des rares conseillers généraux à s’être abstenu. Son excuse ? La mention « Transports en commun » était absente du texte. Mais refuser de voter l’étude d’alternatives ne suppose-t-il pas la validation pure et simple du tracé brut ?

 

Cette pirouette de M. Ubaud résume à elle-seule la délicatesse de sa situation : défendre l’intérêt général des Oullinois, en s’opposant frontalement au tracé court et en soutenant officiellement le tracé long reviendrait à soutenir François-Noël Buffet et provoquer son chef, Gérard Collomb. Par ailleurs, chargé de mission de profession, M. Ubaud est employé par la ville de Lyon, et par là même salarié… de M. Collomb.

 

Inutile d’aller plus loin : Jean-Louis Ubaud est plus soucieux de ses intérêts personnels et partisans que de l’intérêt général des Oullinois. Personne ne sacrifierait son emploi de gaieté de cœur, mais dans une telle situation de conflit d’intérêts, la plus sage des décisions n’est-elle pas d’abandonner l’une de ses fonctions ? C’est sans compter la soif de pouvoir et l’ambition démesurée de celui qui, il y a bientôt trois ans, souhaitait devenir le premier magistrat de la ville.

 

Lui maire, qu’en aurait-il été de la proposition oullinoise de s’opposer au tracé court ? Qu’en aurait-il été des efforts de la majorité municipale pour le métro ou même pour la médiathèque à Oullins ? À quoi les Oullinois auraient-ils renoncé sur l’autel des intérêts particuliers de M. Ubaud et de la mouvance partisane socialiste ?

 

Grâce à leur bon sens, les Oullinois ont évité à leur ville en 2008 un sombre destin. Il ne reste plus qu’à libérer M. Ubaud de ses incohérences en mars prochain, lors de l’élection cantonale, en soutenant massivement la candidate de la Majorité municipale, dont le nom sera très prochainement dévoilé.

 

SUITE DU FEUILLETON... Mardi prochain : ÉPISODE 4/17 : PREMIÈRES PROPOSITIONS DE JEAN-LOUIS UBAUD EN EXCLUSIVITÉ

 

 

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Élection cantonale Oullins 2011 : Épisode 2/17 : Le conseiller fantôme

7 Décembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Élections locales

 

D’ici le 20 mars prochain, date de l’élection cantonale à Oullins, je vous propose un rendez-vous hebdomadaire en 17 épisodes pour comprendre et appréhender cette élection.

 

Aujourd’hui, pour ce deuxième épisode, je voudrais vous parler de Jean-Louis Ubaud. Pourquoi, me direz-vous, parler d’un Conseiller Municipal d’opposition, dans un article consacré à la prochaine élection cantonale ?

 

La raison est fort simple : Jean-Louis Ubaud est… notre actuel conseiller général ! Je vous assure… Celui que l’on ne connaît QUE pour s’opposer, QUE pour critiquer, QUE pour maugréer, QUE pour sautiller d’indignation à la moindre mesure ou à la moindre déclaration du Sénateur-Maire de la commune, François-Noël Buffet, est également membre de l’éminent Conseil Général du Rhône, représentant de fait tous les Oullinois.

 

Autre surprise, M. Ubaud est Conseiller Général depuis… 1998, soit 13 années de mandat ! Et nous n’avions rien vu !

 

Jean-Louis Ubaud n’est donc pas qu’un élu d’opposition, mais est aussi en poste de responsabilité (Je définirai la notion de responsabilité dans un prochain épisode, et la comparerai avec la définition propre de M. Ubaud).

 

On savait que l’Opposition municipale était assez unique pour sa manie de ne jamais faire de proposition décente, raisonnable ou qui n’ait déjà été formulée par la Majorité, ce qui en fait une des plus archaïques de la région. À présent que l’on sait que M. Ubaud est en poste de responsabilité, cela pose évidemment de plus en plus question sur son utilité audit poste.

 

Concrètement, quelles sont donc ses réalisations ? Quelles sont ses positions ? Quelles sont ses ambitions ? Quelles sont ses priorités ? Quel rôle a-t-il joué dans l’évolution d’Oullins, avec la MéMO ou le Métro ? Quel rôle compte-t-il occuper dans les difficiles dossiers du Tronçon Ouest du Périphérique ou des aménagements de la Grande rue d’Oullins ? Quels rapports entretient-il vraiment avec Gérard Collomb, le Président du Grand Lyon ?

 

SUITE DU FEUILLETON... Mardi prochain : ÉPISODE 3/17 : JEAN-LOUIS UBAUD, TRAÎTRE À SA VILLE ?

 

 

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Élection cantonale Oullins 2011 : Épisode 1/17 : L'élection cantonale

30 Novembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Élections locales

Après les derniers scrutins des Européennes 2009 et des Régionales 2010, gagnées par la Droite pour les premières, et par la Gauche pour les secondes, il nous reste 18 mois avant les échéances de 2012, aujourd'hui bien indécises : l'élection présidentielle et les élections législatives.

 

Mais d'ici-là, une autre campagne aura lieu, pour d’autres élections, toutes discrètes celles-ci : les élections cantonales.

Oullins est concernée. Aussi, chers lecteurs qui êtes attentifs et intéressés par la vie politique de notre commune, je vous propose un petit feuilleton d'ici l'élection en 17 épisodes afin de découvrir les candidats, les forces en présence, les propositions des uns et des autres, et découvrir à quoi sert le conseil général, au regard du bilan de notre conseiller général sortant (si, si : nous en avons un... Enfin, paraît-il !).

 

Aujourd'hui : Premier épisode : L'ÉLECTION CANTONALE

 

Les 20 et 27 mars prochains auront donc lieu des élections "cantonales" dans la moitié de chaque département français, pour le renouvellement de la moitié des conseils généraux (départementaux) français.

 

Les départements sont divisés en "cantons" qui regroupent une ou plusieurs communes. Chaque canton est représenté au département par un conseiller général, élu lors de ces élections cantonales.

 

La première moitié des conseillers généraux ont été élus en 2008 pour 6 ans, en même temps que les conseillers municipaux. Ceux de la deuxième moitié seront donc désignés dans maintenant quatre mois, et cela concerne Oullins qui, forte de ses 26 000 habitants, constitue à elle-seule une "ville-canton".

 

Lors de cette élection, les conseillers généraux ne seront élus que pour 3 années. En effet, la réforme des collectivités territoriales tout récemment votée prévoit qu'en 2014, conseillers généraux et conseillers régionaux seront tous remplacés par des "conseillers territoriaux", qui siégeront à la fois aux conseils généraux et régionaux.

 

S'il est besoin de rappeler tout ceci, et s'il m'est nécessaire de vous informer des enjeux de ce scrutin, c'est que l'actuel conseiller général d'Oullins, notre ville-canton, est absolument inconnu. Qui, en-dehors des cercles politiques, saurait me citer son nom ? Peu de monde, à l'évidence. Si l'action des départements est généralement peu médiatisée il est vrai, l'action de notre conseiller général est absolument vide. Vide de contenu, vide de sens, vide... tout simplement !

 

SUITE DU FEUILLETON... Mardi prochain : ÉPISODE 2/17 : LE CONSEILLER FANTÔME

 

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Retraites : des Français si raisonnables

11 Septembre 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale

 

Est-il libéral, conservateur, socialiste, centriste, radical ou encore modéré de considérer que lorsqu'on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps ? Rien de tout cela : c'est juste... logique.

 

Notre système de retraite revient à l'équation suivante : les travailleurs actuels paient la retraite des retraités actuels. En effet, l'argent qui permet aux retraités de vivre ne tombe pas du ciel (la danse de la pluie des Indiens d'Amérique réussit tout au mieux à faire tomber des gouttes d'eau).

 

Aussi, comme nos Aînés sont plus nombreux, soit les parts du gâteau sont plus petites (=on diminue les pensions de retraite déjà faibles), soit on grossit le gâteau (=on augmente les cotisations des travailleurs, diminuant leur salaire). Acceptera-t-on de concéder une baisse des pensions ou des salaires ? Non, naturellement.

 

Il s'agit donc de travailler plus longtemps, et ainsi cotiser plus longtemps.

 

Un gouvernement de France de droite a toutes les chances de s'aligner sur les retraites de nos voisins européens, dont de nombreux gouvernements socialistes, qui portent l'âge de départ obligatoire à la retraite de 65 à 67 ou 68 ans, avec une pension dite "complète".

 

Si Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon portent également de 65 à 67 l'âge devant être atteint pour bénéficier d'une retraite complète, l'âge de départ obligatoire n'est porté que de 60 à 62 ans, chiffre qui ne manquerait pas d'inquiéter, tant il paraît encore bas au regard de nos courbes démographiques. Qui plus est, il ne s'agit pas de 62 ans cette année mais en... 2018, avec une évolution graduelle d'un trimestre par an !

 

Objectivement, un gouvernement socialiste (et qui soit responsable, naturellement) n'aurait pas renié une telle réforme, qui friserait même le communisme, quand on ajoute la ribambelle de dérogations et de conditions de départ anticipé. La pénibilité est même une innovation française pour rappeler que -décidément- un ouvrier français est bien plus fragile qu'un ouvrier espagnol ou allemand.

 

Les Français qui voient leur vie professionnelle s'allonger et leur retraite s'éloigner ont le droit le plus légitime de s'inquiéter et de maugréer. Mais l'individualisme des manifestants qui, dans le fond, ne songent qu'à leur repos, leur fatigue ou leur bien-être ne doit pas les faire oublier que c'est un système collectif qui est en péril.

 

Gageons qu'ils redeviendrons raisonnables et socialistes !

 

 

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Immigration et délinquance : lien ou pas lien ?

13 Août 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale

 

Crever l’abcès

 

Le Président de la République, il y a plusieurs jours, a clairement mis fin à une bien hypocrite tradition du silence sur le lien existant entre l’immigration et la délinquance. Bien-pensance, accusations de racisme ou interdictions des « statistiques ethniques » : tout est fait pour décourager les hommes et les femmes politiques de lier ces deux problématiques.

 

Là où l’on constate que Nicolas Sarkozy a crevé un abcès, c’est lorsque l’on découvre ce sondage dans lequel les Français - y compris de gauche - expriment leur adhésion massive aux mesures très sécuritaires qu’il propose. C’est comme si les Français se félicitaient que quelqu’un les comprenne enfin, comme si le fossé entre leurs préoccupations et les politiques commençait à se résorber.

 

Une Majorité accusée

 

La Majorité est pourtant accusée de faire diversion par rapport à l’affaire Woerth, comme si s’occuper des problèmes des Français constituait une diversion. Les « angélismes » et la « politique de l’autruche » qui tentent de convaincre que la sécurité n’est qu’un argument électoral de la droite, ignorent vite la claque d’avril 2002, les émeutes de 2005 ou les récents événements de Grenoble.

 

Cette même Majorité est également accusée de légitimer et banaliser le racisme. C’est pourtant bien en mettant en place une politique sécuritaire forte et ambitieuse qu’on éliminera la délinquance et donc le racisme. Avant tout, il faut rappeler l’existence de deux types de racisme, qu’il s’agit de ne pas confondre.

 

1er racisme : le racisme « patriote »

 

Le racisme « patriote » ne part d’aucun a priori lié au comportement des membres d’une communauté d’origine étrangère. Il se fonde sur le simple principe que chaque pays a sa nationalité, sa langue, sa culture, voire sa couleur. Comme toutes les opinions, celle-ci doit être respectée et comprise, plutôt que marginalisée.

 

Il convient de rappeler que la « France des clochers », c’est une tradition fondée sur le rapport à la terre, au catholicisme, à la famille, aux racines. Des parents ou grands-parents ont pu être tués à la guerre ou déportés pour cette France-là, et il n’est pas incompréhensible que des Français (en particulier dans les campagnes), vivants dans les traditions et les conceptions d’une France qui fut celle des rois, voient avec scepticisme changer leur pays comme jamais il n’avait changé auparavant.

 

Ces populations ne doivent donc pas être pointées du doigt, car elles ne sont que victimes d’incompréhensions, et non coupables. Elles doivent être habituées, tranquillisées et accompagnées dans l’acceptation du changement de la couleur du pays. Telle la greffe d’un membre en chirurgie, pour éviter le rejet d’un côté comme de l’autre, la bonne intégration des populations d’origine étrangère est donc éminemment aussi cruciale pour elles que pour ces « racistes patriotes ».

 

Comment se manifeste le racisme « patriote » ?

 

Ce racisme « patriote » se manifeste essentiellement de deux façons : les « skinheads », ou partisans de la « ratonnade », expriment cet aspect du racisme avec la violence. Il semble difficile de faire « entendre raison » à ces membres de groupuscules, dont la haine semble être le seul sentiment qui les habite. Les isoler en prison reste probablement la meilleure des solutions.

 

Plus pacifiquement, et surtout plus discrètement, il s’agit de la base électorale de l’extrême-droite. Bien que ce type de racisme ne soit pas franchement marqué dans le programme du Front National, c’est la raison de ses excellents scores dans des campagnes, pourtant guère coutumières de faits de violence. En fait, ce racisme n’est pas inquiétant en soi, car le temps et les générations doivent contribuer à le dissiper. Il devient cependant terrible, lorsqu’il est doublé par le second racisme.

 

2e racisme : le racisme « méfiant »

 

Le racisme que je qualifie de « méfiant » n’est dû à aucune considération patriotique, mais à l’image ou au comportement que véhicule une partie des populations d’origines étrangères. Menaces, agressions, délits, vols, provocations, incendies, intimidations, trafics, luttes, bandes sont autant de motifs pour le citoyen lambda de devenir un raciste « méfiant ». Il mettra tous les immigrés « dans le même sac », avec le sentiment que ce sont « toujours les mêmes » qui créent des difficultés.

 

Les forces de l’ordre sont obligées d’arrêter ou de contrôler « toujours les mêmes », y compris ceux qui ne sont coupables de rien. Les chauffeurs de bus, les facteurs, les médecins, les pompiers ne prennent parfois plus le risque de fréquenter certains quartiers et les enseignants, parfois violentés, se plaignent « toujours des mêmes ». La téléréalité elle-même est touchée : Moundir (Koh-Lanta) et Ahmed (Secret Story) n’ont fait parler d’eux que pour leur violence et leur agressivité.

 

Lutter contre le racisme : un combat perdu d’avance ?

 

Avec un tel constat, comment ne pas comprendre la haine et l’incompréhension qui gagnent les Français ? J’avance donc, sans risque d’erreur, qu’un drapeau français brûlé, une flambée de violence dans un quartier, le viol d’une jeune fille ou l’hymne national sifflé privilégient bien mieux le racisme en France qu’un discours électoral ou la posture sécuritaire du Président Sarkozy.

 

Mais lorsque les deux racismes se conjuguent, on peut penser le mal irrémédiable, et condamner un raciste à une amende ne le rendra pas plus tolérant ! Lutter efficacement contre le Front National et le racisme, c’est tenter de démontrer que : « Non, il n’y a pas de lien entre immigration et délinquance ». Comment démontrer cela, me direz-vous, alors que ce lien est aujourd’hui établi ?

 

Les banlieues : poubelles de la République

 

Une immigration folle et des régularisations fleuves n’ont conduit qu’à l’entassement de familles entières dans de grandes barres d’immeubles, en périphérie des grandes villes. Ajoutez à cela le regroupement familial et un taux de fécondité culturellement plus élevé que dans notre vieillissante Europe, et vous obtenez des conditions de vie effrayantes. Comment transmettre une langue, une culture, des valeurs, un amour et un respect pour votre pays d’accueil, dans de telles conditions ?

 

Dans ces cités abandonnées par la République, l’échec de l’intégration des immigrés de première génération a une terrible conséquence sur leurs enfants. Français car nés en France, ils ne sont pas élevés dans l’amour de leur pays, mais dans celui d’un autre, celui de leurs parents et grands-parents, un pays sur le sol duquel ils n’ont jamais posé le pied. Dans des cités plus dégradées et plus insécurisées que jamais, il ne s’agit donc plus d’intégrer les seuls immigrés, il faut aussi intégrer des Français ! L’école est là, mais vite contaminée par le virus de la violence voire la barrière de la langue.

 

De l’importance de la lutte contre l’insécurité

 

Depuis quelques années, l’immigration est régulée, n’en déplaise aux Le Pen. Les vagues migratoires ne sont plus légion, mais ne sont pas non plus stoppées. En la matière, la parole de Nicolas Sarkozy est absolument respectée. Mais un feu même contenu, même maîtrisé, n’est pour autant pas éteint. La droite n’est pas la responsable, mais l’héritière de cette situation.

 

Pour reprendre la fameuse métaphore des torchons et des serviettes, on ne démontrera aux Français qu’ « immigré » n’est pas « délinquant », que si on parvient à débarrasser les cités de ses caïds et de ses voyous. Seules des banlieues tranquillisées ouvriront la voie à la tolérance, à l’emploi, à la solidarité, au progrès, à la réussite et à l’ascension sociale, en bref : à l’intégration.

 

Immigration et délinquance : lien ou pas lien ?

 

Aucun responsable politique républicain n’est assez stupide pour avancer que les gènes ou la couleur de peau est la cause de la délinquance. Cette délinquance ne trouve essentiellement sa source que dans l’intégration globalement manquée des immigrés de première génération.

 

Pourtant, certains deviennent instituteurs, médiateurs, médecins, avocats ou ministres et ont démontré leur volonté de s’intégrer et de gravir les échelons. Rachida Dati, par exemple, a été traitée par l’opinion comme toute autre personnalité politique, bien au-delà de ses racines familiales. Cette preuve que le racisme « patriote » recule démontre que la société française est prête à accueillir des immigrés ou des enfants d’immigrés si, bien sûr, ils respectent et aiment la France et la République.

 

 

 

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TOP : les embouteillages se résorbent, mais les nuages s'amoncellent

11 Juillet 2010 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #TOP - Anneau des Sciences

 

Ces dernières semaines, le dossier du Tronçon Ouest du Périphérique (TOP) a pris un virage serré.

 

Dans 8 mois, les dernières élections cantonales auront lieu dans la moitié des cantons du département du Rhône. Le dossier peut-il alors évoluer dans les mois qui viennent ? Gérard Collomb, président du Grand Lyon, souhaite en tous cas avancer au plus vite.

 

Le 31 mai 2010, ce dernier a réuni le conseil de Communauté Urbaine, pour adopter une délibération sur le TOP, en ne retenant que la seule option du tracé "court", faisant donc fi de sa sacro-sainte exigeance de concertation. François-Noël Buffet, Sénateur-Maire d'Oullins, n'a été ni écouté, ni respecté ce soir-là, malgré une pétition de plus d'un millier de signatures soutenant l'étude du tracé dit "long", respectueux de l'aménagement du territoire du sud-ouest lyonnais.

 

Le 11 juin, le Conseil Général du Rhône a voté ce même tracé court à son tour, mais sans exclure la possibilité d'étudier d'autres tracés, avant que soit saisie la Commission nationale de débat public (qui doit permettre la concertation sur le tracé, les péages ou encore les transports en commun, par exemple).

 

En n'approuvant pas cette dernière disposition, le conseiller général d'Oullins, Jean-Louis Ubaud, a malheureusement officialisé son soutien au tracé court de Gérard Collomb. Il privilégie donc la réalisation d'un gigantesque échangeur autoroutier dans le quartier de la Saulaie, plutôt que l'aménagement d'un éco-quartier défendu par la majorité municipale d'Oullins.

 

François-Noël Buffet et l'ensemble de la majorité de la ville d'Oullins, dont la détermination et la vigilance n'ont jamais faibli, invitent tous les citoyens et toutes les citoyennes d'Oullins et des communes alentours au prochain grand rendez-vous sur le TOP : une réunion publique, le mercredi 29 septembre 2010, à 19h00, à la Salle des Fêtes du Parc Chabrières.

 

 

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