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Clément DELORME

Une guerre qui ne dit pas son nom

21 Octobre 2008 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Voici l'un de ces articles que l'on qualifie généralement de "douteux" ou bien même "controversé".
Pourquoi donc, me direz-vous ? Parce qu'il traite d'un sujet éminemment délicat : le sujet de l'Identité Nationale.

J'ai la conviction profonde que l'importance de l'identification de l'Homme à une Nation ou une communauté est sous-estimée aujourd'hui (ou du moins jusqu'à l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République). Tout homme est et doit être fier de son pays, de sa patrie, du peuple auquel il appartient, de son hymne, et de son drapeau.

Vous le comprenez bien, il s'agit pour moi de dénoncer l'outrage qu'a dû subir notre hymne national au Stade de France la semaine dernière. Il est blessant pour tout Français de voir son drapeau brûlé (comme en temps de guerre). Siffler un hymne revient au même. Le drame, c'est qu'il a été sifflé sur notre propre territoire, et par ses propres citoyens.

Ces citoyens, justement, ne méritent pas ce titre. Ils ont en poche une carte d'identité Française, et en sont bien contents... Mais pour le reste ? Ignorant la notion de respect, salissant l'histoire et la tradition de notre pays, huant et dénigrant son patrimoine et ses valeurs républicaines. Les hommes politiques semblent ignorer le quotidien de centaines de Français qui se sentent insultés, maîtrisés, dominés et humiliés dans leurs propres quartiers, par ces hordes de "sauvageons" (pour ne pas dire "racailles", puisque c'est un mot dangereux, comprenez-vous ?).

Il n'est pas question de religion, dans mon article. Je souligne néanmoins que les problèmes viennent toujours des mêmes. Ce n'est pas du racisme, mais une regrettable constatation. Il ne s'agit même pas de fermer ou d'ouvrir nos frontières : les expulsions menées dans le cadre du Ministère de l'Immigration ne sont que marginales. Car le problème est déjà là, dans nos murs, dans nos banlieues, avec des gens bien de nationalité française, avec des noms aux consonnances bien spécifiques.

Car du temps des grandes vagues d'immigration, de droite comme de gauche, la quantité a été privilégiée vis-à-vis de la qualité. Je parle ici de la qualité de la vie, la qualité d'accueil de populations essentiellement maghrébines. Celles-ci n'ont pas été encadrées, n'ont pas été guidées sur la voie de la République, n'ont pas été aidées à s'intégrer. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et le gouvernement paient les pots cassés et héritent d'une situation explosive, dont les principaux responsables aujourd'hui sont ceux qui montent au créneau pour dénoncer une politique raciste.

Pourtant, le premier racisme est bien le racisme anti-blanc, celui qui consiste à faire culpabiliser les français de l'être et d'habiter leur pays. Que l'on ne se fatigue pas à commenter mon article de "facho". Dans le dictionnaire, le fascisme n'a rien à voir avec mon propos. Que l'on comprenne seulement que mon objectif est ici de poser les vraies questions, exposer les vrais problèmes.

J'ajoute que j'ai une conviction, c'est que les populations issues de l'immigration ne sont pas toutes dans ce cadre là. On remarquera seulement que c'est celles qui respectent les valeurs et épousent les traditions de la République Française qui réussissent leur vie et leur carrière !

Voter Front National ? Pour moi, c'est un aveu de faiblesse. De sa propre faiblesse, mais aussi de la faiblesse de la République à se restaurer et affirmer son autorité. Je n'en suis pas encore à cette extrémité.

Mais à force de fermer les yeux sur ces phénomènes d'incivilités, on finira par perdre le sens des notions de respect, de fraternité, de liberté. On finira par perdre la France, dans une guerre qui ne dit pas son nom, et qui aura été perdue, alors que tant de soldats sont tombés. Pour notre pays... Pour rien ?
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V
Bonjour ; petite chose non dite dans votre déclaration c'est la discrimation positive créatrice d'injustices et je crois à la limite de la légalité.
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C
<br /> Cher Viollet,<br /> <br /> Votre remarque est pertinente de mon point de vue, et il est clair que je ne partage pas le point de vue présidentiel à 100% sur ce sujet.<br /> La discrimination positive revient à "rééquilibrer" une injustice, c'est à dire permettre la promotion de personnes qui, de par le passé, ont 'globalement' été 'handicapées' par l'une de leur<br /> condition (être femme, issu de la diversité, etc...).<br /> L'idée de la discrimination positive est donc d'effacer une injustice, et rattraper un retard, ce<br /> qui, en soi, est honorable.<br /> <br /> Mais hélas, la discrimination positive s'appuie sur les mêmes critères que la discrimination négative, même si ce n'est pas pour exclure. Les critères sexuels, ethniques, identitaires refont<br /> surface, et cela n'est pas sain dans un monde que l'on souhaite dénué de toute considération commaunautaire.<br /> <br /> A très bientôt !<br /> <br /> <br />
A
Bonjour Clément,Je tiens d'abord à souligner votre courage pour avoir écrit un article, qui, vous le savez, sera forcément litigieux. Je suis assez d'accord avec vous sur le fait que les problèmes liés à l'immigration aujourd'hui sont les conséquences directes d'une politique assez lâche qui a entretenu durant des années une immigration non-contrôlée et n'aidant pas les immigrants. Néanmoins, il demeure complexe de mesurer si le rascisme part dans un sens ou dans l'autre, le plus regrétable étant qu'il est forcément issu d'un manque de communication, de connaissance de l'autre et encore une fois, les politiques sont responsables et je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkosy ait arrangé la situation, par ses propos et ses choix comme ce ministère de l'immigration qui me laisse songeur dans le mauvais sens du terme sur l'avenir d'un pays qui a du mal à affirmer son identité et dans lequel vous le savez, c'est d'ailleurs la source de mon blog, je me sens perdu et étranger. Bien sûr, un acte comme siffler l'hymne national (hymne dont je ne suis pas fan mais ce n'est pas le propos...) est intolérable et des sanctions doivent être prises mais si les gens étaient fiers de la France, ils ne siffleraient pas son hymne et pour cela ils faut qu'on leur donne les moyens d'être fiers. Pour ma part, cela vous scandalisera sans doute, j'aime la France mais je n'ai pas le sentiment qu'elle me le rende et je me sens loin d'elle et en suis de moins en moins fier... Je garde espoir que cela change, mais quand et comment?Bien à vous,Antoine de Saulieu
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