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Clément DELORME

politique nationale

Résultats des élections européennes en Europe, en France et dans la région Sud-Est

8 Juin 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Voici ci-dessous la répartition des suffrages et des sièges à l’occasion des élections européennes de ces 4 derniers jours :

 

 

NIVEAU EUROPÉEN

NIVEAU FRANÇAIS

Sud-Est

 

Sièges

 

Suffrages / Sièges

Suffrages / Sièges

GACE (Gauche anticapitaliste)

0

LO (Lutte Ouvrière)

1,20%

0 siège

0,84%

0 siège

NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)

4,88%

0 siège

4,33%

0 siège

GUE-NGL

(Gauche communiste)

37

PCF+PG

(Front de Gauche)

6,05%

5 sièges

5,90%

1 siège

PSE

(Parti Socialiste Européen)

160

PS (Parti Socialiste)

16,48%

14 sièges

14,49%

2 sièges

Verts/ALE

51

Europe-Écologie

16,28%

14 sièges

18,27%

3 sièges

AEI (Alliance Écologique Indépendante)

3,63%

0 siège

3,75%

0 siège

ADLE

(Démocrates-Libéraux)

81

MoDem

(Mouvement Démocrate)

8,45%

6 sièges

7,37%

1 siège

Parti Populaire Européen

(Droite)

267

UMP-Nouveau Centre

(Majorité présidentielle)

27,87%

29 sièges

29,34%

5 sièges

ID (Eurosceptiques)

20

DLR

(Debout la République)

1,77%

0 siège

1,99%

0 siège

MPF-CPNT (Libertas)

4,80%

1 siège

4,29%

0 siège

UEN (Nationalistes)

35

 

 

 

ITS (Extrême-droite)

90

FN (Front National)

6,34%

3 sièges

8,49%

1 siège

Autres

Autres

2,25%

0 siège

0,94%

0 siège

 


Sans grande surprise, c’est donc la droite (PPE) qui remporte ces élections européennes.

En France, l’UMP confirme les sondages avec une avance particulièrement nette sur le Parti Socialiste.
Au niveau de notre région Sud-Est, Françoise Grossetête remporte nettement sa bataille contre Vincent Peillon (PS), qui avait qualifié de "crève-coeur" son parachutage dans nos régions.


Il s'agit aussi de féliciter les écologistes pour leur résultat tout à fait exceptionnel, et le MoDem pour l'arrogance de son leader et ses dérapages ignobles qui l'ont menés là où il est !



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Les propositions de l’UMP et du Nouveau Centre pour l’Europe

1 Juin 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


À quoi servent les militants ? À militer, bien sûr !

 

Pour vous dire si le monde ne tourne plus rond, la gauche accuserait l’UMP de ne pas parler d’Europe et de ses réalisations. Mais que fait l’UMP, si ce n’est de justement prouver, par l’action de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE en 2008, que l’Europe est au cœur de notre engagement et que quand l’Europe veut, l’Europe peut ?

 

Parce qu’elles sont hélas peu connues et rarement diffusées, j’ai choisi d’énumérer ci-dessous les 30 propositions des listes UMP-NC-GM-Progressistes sur lesquelles s’engagent Michel Barnier et la Majorité présidentielle pour les 5 années à venir au Parlement Européen.

 

 

Face à la crise, bâtir une Europe qui protège

 

 

» 1. Coordonner les plans de relance

 

 

Nous proposons d’agir pour l’emploi parce que c’est le premier vecteur d’intégration et de réussite sociale. Pour soutenir l’emploi et pour retrouver la croissance, il faut investir.

Réagir ensemble pour innover et investir massivement dans les secteurs industriels en difficulté – mais aussi dans les industries d’avenir - en faisant intervenir l’ensemble des acteurs concernés : Banque Européenne d’Investissement, Commission européenne, gouvernements, régions, secteur privé, etc.

Soutenir les partenariats publics-privés dans un contexte difficile pour les finances publiques.


» 2. Moraliser le capitalisme financier

 

 

Nous proposons une Europe capable d’affirmer ses valeurs et de défendre ses intérêts lors des discussions au sein du G20 et des autres enceintes internationales. Le rôle de l’Europe comme inspirateur des régulations mondiales s’est imposé dans des secteurs tels que la sécurité aérienne ou l’environnement. L'Europe doit être porteuse d'ambition et être à la pointe du combat en faveur d'un développement global durable et des échanges équitables prenant en compte les considérations sociales et environnementales. La crise financière et économique mondiale appelle la mobilisation continue de l’Union européenne pour la refonte d'un système dépassé et qui n'est pas adapté aux enjeux du XXIème siècle.

Rester en initiative dans les discussions du « G20 » pour bâtir l’édifice de nouvelles relations internationales selon le principe de responsabilité. Responsabilité des acteurs qui doivent désormais tous être soumis à la régulation, responsabilité des gouvernements qui doivent travailler à un système de supervision commun, et responsabilité des institutions comme le FMI qui doivent anticiper les crises. Plus aucune zone de la finance : fonds spéculatifs, paradis fiscaux, rémunération des opérateurs financiers… ne doit échapper à la régulation. Le partage de la valeur doit être porté dans un vrai débat au sein du G20.

Instaurer un dialogue entre les grandes zones monétaires mondiales (Dollar, Euro, Yuan, Yen…) sur les taux afin d’assurer l’équilibre des échanges et la stabilité économique mondiale.

Renforcer la coordination entre les différentes autorités nationales de contrôle des établissements financiers sous l’égide d’un nouvel organisme européen au sein de notre immense marché unique et qui disposerait d’un pouvoir de sanction1.

1- Cf. le rapport de Jacques de Larosière.


» 3. Redynamiser les bassins industriels

 

 

Nous proposons d’agir contre les délocalisations, en particulier dans les bassins industriels européens. Nous réaffirmons l’importance pour conserver un savoir-faire européen de conserver un outil industriel fort, des entreprises de production et des ouvriers.

Assouplir et renforcer les critères d’aides du Fond d’Ajustement à la Mondialisation
, pour accompagner les entreprises touchées par la crise, en finançant par exemple le maintien des salariés dans l’entreprise.

Développer un programme spécial « Interreg Industrie »
lorsqu’une même entreprise européenne rencontre des difficultés dans plusieurs régions différentes.

Relocaliser les activités en aidant la reconversion des bassins industriels les plus touchés, notamment en rapprochant et soutenant la formation en faveur des nouveaux métiers de « l’écocroissance ».


» 4. Développer de nouvelles solidarités et protéger les salariés

 

 

Avec la création de 18 millions d’emplois en 10 ans sur tout le territoire européen, la réunification de l’Europe a été un devoir moral mais aussi une chance sans précédent. L’ouverture et la solidarité doivent continuer de s’exprimer avec les Etats membres ayant adhéré en 2004 et 2007. Mais pour autant il n’est pas question d’ériger des conditions déséquilibrées de concurrence au sein du marché unique. C’est un enjeu majeur pour l’équité des échanges entre Européens, pour la protection des travailleurs et des salariés, pour de vrais progrès dans nos sociétés, mais aussi pour diffuser nos valeurs sociales dans le monde. Nous affirmons aussi que l’« Europe sociale » n’a pas vocation à gérer nos prestations, qu’elles soient sociales et familiales. Chacun reconnait que le système français joue un rôle d’amortisseur social face à la crise. Nous n’accepterons pas une Europe au rabais, ni le dumping social. Nous entendons défendre nos spécificités sociales sans pour autant rester fermés à celles de nos partenaires dès lors qu’elles peuvent améliorer nos dispositifs nationaux. C’est de cette Europe dont nous avons besoin, non seulement parce qu’elle rejoint nos propres priorités, mais aussi parce que nous les partagerons avec nos partenaires. L’Europe a permis d’aboutir à des accords consensuels pour le travail intérimaire, le congé parental, le travail à durée déterminée, mais nombreux sont encore les sujets à faire avancer pour un dialogue social à la hauteur des défis du continent.

Combler le fossé qui existe entre les Etats en matière de normes sociales communes pour ériger un marché du travail plus cohérent.

Garantir la reconnaissance de la sauvegarde de nos modèles sociaux nationaux.

Construire un dialogue social européen
en impliquant les partenaires sociaux, pour améliorer les conditions de travail, notamment par la mise en place du comité d’entreprise européen.


» 5. Préserver des services publics efficaces

 

 

Nous proposons d’agir pour préserver les missions de services d’intérêt général au réel bénéfice des citoyens.

Défendre et clarifier le champ des services publics auxquels nous tenons, en particulier les services sociaux, afin d’éviter l'application de règles aveugles de concurrence.


» 6. Une Europe sans impunité

 

 

Avec le renforcement de la coopération judiciaire et policière, l'Europe travaille pour notre sécurité et celle de nos enfants.

Instaurer des instruments de coopération policière qui pourront être déclenchés simultanément par deux pays européens voisins comme des plans Alerte enlèvement nationaux ou le réseau Euronet de lutte contre la cybercriminalité face à une criminalité qui ne connaît plus de frontières.

Reconnaître et exécuter rapidement et facilement les décisions de justice d'un pays à l'autre, pour plus de sécurité juridique.

Renforcer nos frontières, préalable nécessaire à la lutte contre les différentes formes de crime organisé.


» 7. Protéger les citoyens les plus fragiles

 

 

Pour une Europe qui garantisse à tous les citoyens les mêmes droits et mêmes protections d’un pays à l’autre.

Adopter le traité de Lisbonne pour rendre juridiquement contraignante la Charte des Droits fondamentaux.

Proposer la création d’une nouvelle commission permanente au sein du Parlement européen en charge de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Lutter contre toutes les formes de discrimination.

Instaurer une carte d’invalidité réellement européenne qui reconnaisse le handicap de la même manière dans tous les pays.

Intégrer l’accessibilité des infrastructures dans les plans de relance.


Développer des structures d’accueil pour les tout petits comme pour les personnes du 4ème
âge via le fond de développement FEDER et en développant les partenariats publics-privés (PPP).

Eriger un espace européen de l’adoption :

  • en définissant très clairement l’obligation de déclaration de l’enfant à l’état civil dès sa naissance,
  • en favorisant l’adoption vers un autre pays européen en l’absence de solution nationale,
  • en réduisant les délais d’instruction des dossiers d’adoption entre les États européens,
  • en facilitant le suivi et la transmission d’informations du pays d’accueil vers le pays d’origine de l'enfant après l’adoption.

» 8. Protéger les citoyens sur internet et les consommateurs

 

 

Nous proposons d’agir pour une Europe qui garantisse une protection numérique et une information fiable pour les citoyens européens. L’ouverture des frontières aux produits et aux services ainsi que les nouvelles possibilités d’échanges offerts par internet ne doivent pas devenir des prétextes à toutes les impunités. Au contraire, dans notre économie mondialisée, nous devons mettre notre immense marché au service des citoyens et des droits des consommateurs.

Harmoniser par une directive...

  • les conditions d’étiquetage,
  • les délais de rétractation,
  • les conditions de livraison,
  • les informations légales,

... Pour assurer lisibilité et confiance aux 490 millions de consommateurs européens.

Nous soutenons qu’une concurrence loyale doit contribuer à faire baisser les prix au bénéfice du consommateur, mais que chacun doit être en mesure de se prévaloir des mêmes droits sur tout le territoire de l’Union. Sur le prix des SMS, l’Europe montre qu’elle est précisément l’échelle critique pour une action forte et résolue.

Offrir un cadre de protection des données personnelles sur internet pour tous les citoyens


» 9. Défendre nos intérêts commerciaux

 

 

Si l’Union européenne veut porter un message clair contre le protectionnisme, elle doit aussi veiller à ce que le commerce international soit loyal et que les bénéfices soient réciproques, y compris sur nos propres valeurs des droits de l’Homme et de l’environnement, qu’il protège la propriété intellectuelle, l’innovation européenne et bénéficie à ses citoyens.

Intégrer dans les discussions sur le commerce international de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) des exigences en matière de droit du travail, de préservation de la souveraineté alimentaire des Etats et de la sauvegarde de l’environnement2.

Lutter ensemble contre la contrefaçon.

2- Nous recommandons en particulier que les principales organisations internationales de l’ONU comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) établissent annuellement des évaluations et des recommandations auprès de l’OMC sur les conséquences du commerce international et de l’ouverture des marchés sur les conditions de travail, sur l’alimentation et sur l’environnement dans les pays concernés.


» 10. Faire preuve de fermeté sur l'immigration et l'asile

 

Nous réaffirmons que seule une immigration légale peut permettre une intégration réussie. Nous proposons d’agir pour une politique d’immigration et d’asile ferme mais fidèle aux droits de l’Homme et respectueuse de la souveraineté des Etats, telle que portée par le pacte européen sur l’immigration et l’asile et adopté à l’unanimité sous présidence française.

Suivre la mise en œuvre de ce Pacte, notamment à travers l’agence FRONTEX, pour :

  • mieux organiser l’immigration légale,
  • lutter contre l’immigration clandestine,
  • renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières extérieures,
  • bâtir une Europe de l’asile,
  • renforcer les synergies entre migration et développement.

» 11. Un acteur diplomatique global

 

Ne nous leurrons pas ! Notre outil diplomatique et opérationnel européen n’a pas une ambition suffisante : qui se soucie des déclarations de l’UE, souvent marquées au sceau du plus petit dénominateur commun ? Nous devons afficher un même visage et parler d’une seule voix forte pour être entendus et respectés face aux autres grandes puissances. Comme soutien à notre action diplomatique, nous devons développer nos capacités de mobilisation civiles et militaires pour faire face aux crises et assurer la paix et la stabilité.

Donner au prochain Haut Représentant pour l’Union européenne la capacité de mener une action diplomatique efficace par la mise en œuvre rapide du traité de Lisbonne.

Développer sur une base volontaire la coopération consulaire et dans ce cadre assurer une meilleure assistance et une meilleure sécurité à nos compatriotes vivants en dehors de l’Union.

Avec nos voisins, la Turquie ou la Russie, construire ensemble un espace économique et humain commun dans un véritable partenariat pour partager la même sécurité, la même prospérité.

Mutualiser une partie de nos forces militaires de manière « autonome et complémentaire » de l’OTAN pour développer des capacités d’intervention et de renseignement à la hauteur des nouvelles formes de vulnérabilité (terrorisme, prolifération des armes, sécurité énergétique, narcotrafics…) selon les conclusions adoptées sous présidence française.

Renforcer nos capacités industrielles militaires, pour rendre notre armement plus moderne et interopérable, notamment en proposant à ceux de nos partenaires qui y sont prêts d’étendre la programmation des équipements militaires.

Se doter de capacités pour lancer rapidement des opérations là où nos intérêts sont menacés, comme nous l’avons montré au large des côtes somaliennes avec l’opération Atalante contre la piraterie.


» 12. L'Union pour la Méditerranée

 

Parce que nous savons qu’une partie majeure de l’avenir de l’Europe se joue au Sud, sur les rives de la Méditerranée. Nos relations avec ces pays doivent être fondées sur un dialogue politique partenarial et exigeant ainsi que sur la construction de solidarités économiques de fait. Commerce, migrations, sécurité, changement climatique, sécurité alimentaire sont autant d’enjeux partagés pour un destin commun de part et d’autre de la Méditerranée.
     

Investir ensemble dans des projets
en matière de développement rural, d’accès à l’eau, de sécurité sanitaire, de dépollution, d’autoroutes maritimes, d’énergies renouvelables, d’infrastructures, de recherche.
     
Faire bénéficier les pays de l’Est de l’Europe de l’expérience des projets mis en place dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée en favorisant les transferts d’expérience dans le cadre du Partenariat oriental mis en route le 7 mai.


» 13. Acheter ensemble notre énergie

 

 

Nous proposons d’agir pour une initiative européenne de la sécurité énergétique. C’est seulement à 27 que nous aurons la force et les moyens nécessaires pour assurer la sécurité de notre approvisionnement. Volatilité des prix, réchauffement climatique, instabilité des régions productrices et menaces sur l’approvisionnement ; tout démontre la nécessité pour l’Union européenne de renforcer son indépendance énergétique, diversifier ses sources d’approvisionnement, développer les énergies renouvelables.
     
Développer les énergies renouvelables à travers une politique commune européenne.
     

Créer une centrale européenne d’achat du gaz
pour parler d’une seule voix et être plus fort dans nos discussions avec nos fournisseurs, notamment en mettant en place des partenariats énergétiques transparents, stables et réciproques avec des règles claires pour les opérateurs industriels et les consommateurs.
     

Poursuivre l’intégration du marché intérieur de l’énergie
en développant les interconnections entre les pays pour le transport de l’électricité.


» 14. Faire face aux catastrophes

 

 

Tous les européens sont concernés par les risques naturels ou technologiques (tsunamis, marées noires, inondations, incendies, pandémies, tempêtes…).
    
Mettre en place une force de protection civile en mutualisant des équipes nationales, capable de faire face aux grandes catastrophes sur le territoire européen, et d’apporter un secours organisé à d’autres pays dans le monde, à la demande des Nations Unies
     

Créer à l’échelle européenne un fonds de solidarité pour venir en aide aux citoyens européens résidant ou voyageant hors des frontières de l’Union et victimes de catastrophes naturelles ou de crises géopolitiques.

Pour l'après-crise, construire une Europe modèle, une Europe exemplaire

 

 

» 15. Faire mieux fonctionner la coordination économique européenne

 

La stabilité économique du continent ne peut plus se résumer à des objectifs de maîtrise de l’inflation et au respect des critères du pacte de stabilité sans politique économique concertée au service de la croissance et de l’emploi. Le Président Sarkozy est parvenu, pendant la présidence française de l’Union européenne, à mobiliser les chefs d’Etat autour d’objectifs partagés, sur le plan intérieur européen comme pour préparer le sommet international G20 sur la relance et la régulation financière mondiale.
    
Fixer notre « agenda économique » : il s’agit maintenant d’en faire la base d’un agenda économique européen : renforcer le rôle protecteur de l’Euro, améliorer le dialogue avec la Banque Centrale Européenne, s’armer contre les délocalisations et maintenir la solidarité et la solidité économique des Etats entre eux.
     
Aller plus loin dans la coordination des politiques budgétaires et fiscales des Etats au sein de la zone euro, comme vient de l’illustrer l’accord sur la TVA en mars 2009.


» 16. Investir pour l'Après-crise

 

 

L’Europe, pour préparer l’avenir, a besoin d’investir. Les emprunts et dépenses que nous ferons aujourd’hui, pour construire notre nouvelle croissance, se rembourseront demain, avec les fruits du travail, de la production, de la poursuite des réformes des Etats et de cette nouvelle écocroissance. Nous souhaitons la mise en place de moyens budgétaires cohérents avec les ambitions politiques de l’Europe. L’échéance de 2013 doit être l’occasion d’une réforme ambitieuse du budget européen. A l’occasion du débat sur les perspectives financières 2013-2020, l’Union devra se doter d’un budget au service de l’investissement.
     
Affirmer clairement notre opposition à tout prélèvement supplémentaire et notre attachement à la souveraineté fiscale des Etats.
     

Mutualiser certaines ressources nationales
dès lors que les politiques ainsi financées bénéficient efficacement à tous, comme cela a été fait pour l’agriculture et comme nous devons clairement l’envisager pour la recherche.
     
Affecter une large partie des recettes de la vente des droits d’émission de gaz à effet de serre aux nouvelles politiques orientées vers l’écocroissance.
     
Se doter de capacités de financement innovantes comme l’emprunt communautaire. L’Europe doit notamment pouvoir garantir des emprunts communs de plusieurs pays qui souhaiteraient bâtir ensemble des projets forts.
     

Mettre en œuvre une taxe « carbone » sur les produits importés en Europe et qui ne respectent pas les normes environnementales des producteurs européens.

     
Créer une Caisse des dépôts européenne
pour orienter l'épargne des citoyens européens, à l'échelle du continent, vers des investissements de long terme au service de l'intérêt général. Comme les Etats fondateurs ont décidé de partager leurs ressources stratégiques (charbon et acier) à la sortie de la seconde guerre mondiale, cette entité reposerait d'abord sur la définition d'une épargne réglementée définie au niveau européen et sur la mise en réseau de structures existantes partageant déjà une mission d'intérêt général et de financement à long terme de l'économie3 .

3
- Caisse des Dépôts et Consignations; KfW Banken Gruppe; Casa Depositi e Prestiti, Banque Européenne d'Investissement...


» 17. Dessiner notre « monde d'après »

 

Notre objectif est clair : devenir l’économie la plus sobre en carbone et en énergie au monde. C’est avec cette volonté politique et grâce à nos investissements d’aujourd’hui que nous pourrons efficacement réorienter demain notre modèle économique vers une nouvelle croissance verte fondée sur l’innovation et développer des technologies, sources de compétitivité, de croissance et d’emplois pour notre continent.
     

Proposer un « Stockholm de l’environnement »
, grand débat européen de l’ensemble des acteurs sur la question du développement durable et de l’éco-croissance, sur le modèle du Grenelle en France. Celui-ci pourrait s’engager dès cette année sous Présidence suédoise à Stockholm pour établir l’ensemble des mesures qui convertiront l’Europe au développement durable.
     

Définir les secteurs stratégiques
où l’Europe devra concentrer ses investissements et qui bâtiront cette « éco-croissance » comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau, la forêt et le bois, les transports, les déchets, le bâtiment, le développement durable, l‘alimentation et les services à la personne.


» 18. Valoriser l'Outre-mer

 

 

Nos régions ultra-périphériques et notamment nos départements et territoires d’Outre-mer sont les points d’appui et de rayonnement de l’Europe sur les 5 continents, mais détiennent par ailleurs, par leur biodiversité terrestre et marine, les moteurs de la croissance durable. Nous proposons d’agir pour qu'ils deviennent un exemple et une réussite pour l'Europe dans le respect de leur identité.
     
Préserver la prise en compte des spécificités de l’Outre-mer dans toutes les politiques européennes.
    
Identifier et valoriser les apports de l’Outre-mer à la construction du nouveau modèle d’écocroissance : biodiversité, santé et pharmacie, photovoltaïque….
     
Défendre les intérêts commerciaux des productions Outre-mer dans les négociations commerciales, par une préférence communautaire assumée.


» 19. Innover ensemble

 

Nous proposons d’agir massivement, ensemble, pour l’innovation et la recherche. Est-il besoin de multiplier 27 programmes de recherche sur le cancer ou l’obésité alors que nous sommes tous concernés ? Sur le long terme, l’innovation et l’économie de la connaissance sont les premiers moteurs du changement et du renouveau industriel, social et environnemental. Demain, la voiture électrique et les énergies renouvelables feront partie de notre quotidien. Ne laissons pas le leadership aux Etats-Unis ou aux autres grandes puissances dans ces secteurs où nous avons des champions industriels européens.
     

Définir des critères obligatoires pour les dépenses publiques et privées
en matière d’innovation et de recherche, des critères aussi ambitieux que pour les finances publiques, plus contraignants qu’une simple « feuille de route ». Pour cela, il faudra travailler à une mutualisation croissante des budgets nationaux, mais aussi aux partenariats publics-privés ainsi qu’à une extension du crédit impôt-recherche mis en place en France par Nicolas Sarkozy et qui bénéficie à de nombreuses entreprises innovantes.
     
Réorienter massivement ces crédits vers les secteurs d’avenir : nanotechnologies, santé, biodiversité, énergies renouvelables, matériaux, transports ou les Technologies de l’Information et de la Communication.
     
Bâtir un véritable « Espace européen de la recherche » qui favorisera les échanges entres sites et entre chercheurs et protégera les innovations par la mise en place du brevet communautaire.


» 20. Une Europe de l'industrie et des projets

 

Nous rappelons notre attachement à des règles équitables de concurrence entre les Etats et nous voulons combattre le dumping social, monétaire ou fiscal, qui crée des concurrences déloyales au sein de notre marché européen. Nous voulons bâtir avec nos partenaires de véritables politiques industrielles, coordonnées et orientées vers la durabilité, qui encouragent l’innovation, l’entreprenariat et les PME dans toutes les régions de l’Union. Nous avons la conviction qu’une industrie véritablement européenne pourra émerger de la crise en mutualisant les coûts d’innovation ou de développement. Comme les Etats-Unis utilisent leurs commandes publiques militaires pour financer les recherches technologiques qui créent les emplois de demain, nous devons oser unir nos forces pour faire émerger et mener à bien les grands projets technologiques européens. Sans l’Europe ces projets n’existeront pas ; ces projets ce sont des emplois et une longueur d’avance pour les fleurons européens (Airbus, Finnemecanica, Siemens, EADS, Ariane) et notamment français (Alstom, Thales…). Nous n’avons pas à nous excuser d’un certain patriotisme industriel européen !
     

Construire un marché intérieur
qui mutualise et stimule l’emploi industriel par des politiques. Les seules règles d’une concurrence « libre et non faussée » ne sont qu’un moyen au service du marché intérieur et non pas un objectif de l’Union. Nous pensons à ce titre qu’il faudrait consolider l’Acte Unique pour tenir compte du nouveau contexte de concurrence mondiale et de l’impératif de conserver en Europe un outil industriel performant. Pour réussir, les forces syndicales et professionnelles doivent être associées en amont à ce chantier.
     

Lancer des grands chantiers industriels continentaux
pour une Europe des projets et de l’industrie (à l’image de Galileo, le GPS européen) recentrés sur l’économie réelle, au service des politiques européennes et du citoyen : aux projets en cours4, il faut en ajouter d’autres : la surveillance maritime systématique, chaînon manquant de la sécurité de nos côtes, et en imaginer de nouveaux :

  • le réseau européen de bornes de rechargement de la voiture électrique,
  • le ticket de métro européen interopérable d’une ville à l’autre, d’un mode de transport à l’autre,
  • la carte de crédit européenne,
  • la poursuite du développement des Réseaux de Transports Européens (RTE).

4- Exemples : GMES qui observe la terre, SESAR qui rendra l’espace aérien plus sûr et plus fluide, ERTMS qui permet aux trains de ne plus s’arrêter aux frontières.


» 21. Placer la Petite et Moyenne Entreprise au cœur de la relance européenne

 

Pour les 2,6 millions de PME françaises qui assurent 80% de nos emplois, l’Europe est une dynamique d’accès à 27 marchés harmonisés en un seul grand marché intérieur. La régulation européenne doit continuer à rendre les marchés plus sûrs et plus abordables pour les PME au sein de l’Union et sur les marchés tiers, faciliter leur participation à l’innovation et améliorer leur accès au crédit. Nous devons bâtir une Europe valorisant l’effort des femmes et des hommes qui créent et développent les 23 millions de petites et moyennes entreprises européennes qui sont le relais essentiel d’une croissance humaine, responsable et durable.
     
Valoriser le rôle de l’entrepreneur de PME en lui assurant un statut adapté à sa prise de risque.
     
Stimuler un accès réellement efficace aux opportunités de croissance créées par l’Europe en réduisant par l’aménagement d’outils sociaux et fiscaux les coûts liés au développement de marchés extérieurs.
     
Développer une véritable « Politique Européenne de Sécurité Financière des PME » en mettant en œuvre des outils européens de garantie des financements et des crédits bancaires aux petites et moyennes entreprises.


» 22. Continuer le combat pour l'environnement

 

 

Au-delà d’une économie plus verte, nous souhaitons que l’Europe agisse directement au cœur des enjeux environnementaux et du climat. A l’exemple du texte « ERIKA 3 » sur les marées noires, beaucoup de ces questions font déjà preuve d’engagements poussés de la part des institutions européennes ; programmes de préservation, financements, réglementations… Pour autant, nous ne pouvons nous résoudre à l’autosatisfaction pour l’avenir de notre planète. L’Europe a, seule, su prendre des engagements forts pour infléchir ses émissions de gaz à effet de serre avec le « paquet énergie-climat »5 et rester en tête du combat contre le changement climatique.
     
Assurer le suivi des objectifs fixés et l’application des textes adoptés sous présidence française sur tous les sujets : eau, biodiversité, transport, produits chimiques, déchets…
    
Développer les initiatives durables comme les énergies renouvelables marines, le ferroutage et le transport maritime et fluvial, la mise en place des trames vertes et bleues par les Etats sur l’ensemble du territoire européen.
     

Assumer le leadership dans la lutte contre la déforestation au niveau international
, notamment par le recours au marché du carbone et en soutenant la mise en place d'un mécanisme de financement international de gestion durable pour préserver les stocks forestiers.
     
Associer nos partenaires à la lutte contre le changement climatique, notamment les Etats-Unis qui ont affiché des ambitions importantes, à des résultats décisifs lors du prochain sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

5- Le « paquet énergie-climat » a été adopté au Conseil européen de décembre 2008 sous Présidence française sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo.


» 23. Construire notre souveraineté alimentaire par une agriculture durable et une alimentation sûre

 

En matière d’agriculture et d’alimentation, la Politique Agricole Commune, la PAC, doit continuer à soutenir le modèle agricole européen, fondé sur des produits sûrs et traçables, de qualité, qui contribuent à l’équilibre nutritionnel des Européens, qui soutiennent le dynamisme de nos territoires ruraux et respectent l’environnement.
     
Maintenir une Politique Agricole Commune forte et adaptée aux enjeux d’aujourd’hui : sécurité sanitaire, contribution aux besoins alimentaires mondiaux, environnement et dynamismes des territoires après 2013, tels que définis dans le mémorandum adopté à la grande majorité sous présidence française.
    
Exiger la réciprocité et promouvoir ces exigences de qualité et de durabilité auprès de nos partenaires commerciaux vis-à-vis des produits alimentaires qui rentrent dans l’Union. Il s’agira de mettre en œuvre les conclusions du mémorandum sanitaire adopté sous présidence française. Des programmes de coopération devront notamment viser à promouvoir nos indications géographiques qui valorisent l’origine et la qualité et notre système sanitaire fondé sur des contrôles à toutes les étapes de production.
     
Promouvoir une pêche européenne durable, en renforçant la concertation et la lisibilité sur la mise en place des quotas, instaurant un véritable dialogue entre scientifiques et pêcheurs et mettant en œuvre les conclusions adoptées à l’unanimité sous présidence français pour une aquaculture européenne.
     
Développer à l’échelle européenne une politique qui protège et valorise nos forêts et encourage l’utilisation du bois matériau dans les constructions.


» 24. S'engager avec les pays du Sud

 

Premier bailleur de fonds au monde, nous devons mener des projets sous bannière UE, perceptibles par les citoyens européens autant que par les pays partenaires.

Replacer l’agriculture en tête de l’agenda de coopération et favoriser la souveraineté alimentaire des pays les plus pauvres.
Nous proposons d’améliorer notre politique d’aide au développement en soutenant de véritables projets régionaux agricoles intégrés en Afrique, afin de reconstruire les économies agricoles ainsi que la sécurité alimentaire et sanitaire du continent.


» 25. Relever le défi de la santé

 

Les problématiques de santé ne sont pas seulement hexagonales et nos systèmes de santé nationaux sont loin d’être identiques. Pourtant, ils doivent faire face à des défis communs et nos destins unis au sein d'une même communauté politique impliquent de mieux nous coordonner. Ce sont pour tous les pays membres de l’Union des défis communs qui restent à relever : celui du vieillissement de la population : en 2050, près d’un tiers de la population de l’union aura plus de 65 ans ; celui de l'accès à une offre de soins de qualité, du financement de la recherche médicale, du financement des traitements innovants.

Mettre en place un plan européen de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives en améliorant la prise en charge des personnes âgées atteintes (plus de 500.000 en France et plus de 6 millions en Europe) et en stimulant la recherche.


» 26. Stimuler la création culturelle

 

Notre citoyenneté européenne, ébauchée par la libre circulation des individus et des biens ainsi que par la monnaie unique, vient de progresser vers plus de légitimité par la solidarité dans la crise, par la stabilité de l’outil économique que nous avons construit ensemble ; il nous faut aujourd’hui la faire surgir de son cocon et seule une politique européenne de la culture et des arts nous en donnera les moyens. En érigeant un « Espace commun européen de la culture » nous avons pour ambition de faire progresser la connaissance des autres, de promouvoir la diversité des langues, des génies nationaux, des disciplines artistiques, de faciliter les rencontres entre les artistes et entre les publics et les arts. Nous voulons également conjuguer la diversité de la création artistique et des industries culturelles avec l'usage croissant de l'internet en renforçant la mise en œuvre du droit de propriété intellectuelle dans l'environnement numérique.

Ajuster le taux de TVA des biens culturels : disques, vidéos… à celui des livres (5,5%).

Créer en France une Université Européenne des Arts pour accompagner le parcours européen des jeunes artistes, en favorisant la mobilité et les échanges.

Bâtir une véritable industrie cinématographique et audiovisuelle européenne en faisant avancer les dispositifs favorisant les coproductions et leurs financements, en favorisant la création de pôles techniques de haut niveau.

Mettre en valeur notre patrimoine commun par une labellisation des monuments européens, facteur d’identité, mais aussi source d’attractivité et de développement pour les territoires.


Editer un manuel d’histoire européen
pour permettre aux jeunes générations de mieux s’approprier ce bagage collectif.


» 27. Faire de l'Europe une réalité pour les jeunes générations

 

Nous proposons d’agir pour que l’Union européenne mette en œuvre une politique européenne de la jeunesse en s’inspirant des politiques des Etats du Nord de l’Europe (aide à la formation et bourses d’études, aide à la mobilité, aide à l’accès aux soins, aide à l’accès aux sports, etc.) afin qu’à l’instar des jeunes Suédois et des jeunes Danois, tous les jeunes Européens puissent estimer que leur propre avenir est prometteur. Une Europe qui croit dans sa jeunesse sera une Europe qui croit dans son avenir.

Créer un Pass’Europe, sous forme de chèques vacances pour les jeunes de 18 à 25 ans, offrant des réductions en matière de transport, de logement et proposant également un accès gratuit aux musées des capitales européennes.

Elargir la base des programmes orientés vers la jeunesse ; notamment le service volontaire européen (SVE), qui ne bénéficient encore qu’à trop peu de jeunes Européens et ne répondent qu’imparfaitement à leurs besoins de découvrir les réalités d’autres parties de l’Europe, notre « maison commune ». Nous proposons en particulier d’axer les missions sur l’action humanitaire, la protection de l’environnement ou la restauration du patrimoine.


» 28. Harmoniser les cursus universitaires et délivrer des diplômes européens

 

Nous proposons d’agir pour la formation, pour l’harmonisation des diplômes, la certification de qualité de la formation professionnelle, la validation des acquis d’expérience et la maîtrise des langues vivantes dont il faut renforcer la présence dans les universités européennes.

Mener à bien une deuxième étape du « processus de Bologne »6, après la réforme Licence-Master-Doctorat, pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur notamment en mettant en œuvre les outils européens nécessaires pour généraliser l'accès à la mobilité, Erasmus pour les étudiants mais aussi pour les enseignants, pendant tout parcours de formation.

Soutenir la création de diplômes conjoints, bilingues, entre universités européennes.


Développer le trilinguisme
dans tous les systèmes éducatifs de l’Union.

6- Le processus de Bologne vise, entre autre, à faire converger les systèmes d'enseignement supérieur divergents d'ici à 2010 vers un système plus transparent basé sur trois cycles : Licence/Bachelor - Master - Doctorat.


» 29. Désenclaver la ville et les quartiers

 

Nous proposons d’agir pour nos agglomérations et nos quartiers. Aujourd’hui 72% des Européens vivent en milieu urbain et ce pourcentage devrait passer à 80-90% en 2020. Le désenclavement de nos banlieues doit être une priorité des politiques européennes de transport et de la ville.

Développer des transports urbains propres. L’Union européenne devra aussi investir dans les infrastructures permettant le développement des voitures « vertes », à l’instar des réseaux de prises électriques.

Pour diffuser les meilleures pratiques au cœur de nos cités, nous demandons la mise en œuvre dans les années à venir un plan d’action sur la mobilité urbaine.


Consolider des métropoles de dimension européenne
7 à l’exemple du projet du « Grand Paris ».

7 - Comme le préconise également le rapport d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre.


» 30. Favoriser des échanges gagnants entre Européens


 

Ça vous fait rêver ? Ouvrez les yeux !

 

VOTEZ UMP !

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Elections européennes : une campagne dévalorisée

13 Mai 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Le 7 juin, les élections européennes auront lieu dans nos 27 pays, et la campagne bat son plein... ou le tente !

L'UMP a un projet simple et clair : participer à la démocratisation et la modernisation des institutions européennes, et promouvoir une politique cohérente, ambitieuse et concertée sur les sujets des Affaires étrangères, de l'Immigration ou encore de l'Economie.

Au MoDem et à gauche... On répète à l'envi que l'Europe est importante, que c'est un sujet crucial pour l'avenir, etc. Mais la seule et unique ambition de Bayrou et du PS est d'affaiblir Sarkozy.
Appeler au vote sanction, c'est dévaloriser à outrance le bulletin de vote ! Comment peut-on encore accepter que des responsables politiques -responsables donc- dénaturent un scrutin essentiel, que l'on soit d'ailleurs de droite ou de gauche, à des fins strictement électoralistes ? Comment est-ce encore concevable, dans notre république ? C'est une honte !

J'appelle donc à ce que les candidats de l'opposition nationale parlent un peu d'Europe, et à ce que les médias s'y intéressent également ! Il serait temps, en effet, que la presse joue son rôle démocratique à plein, plutôt que s'amuser à critiquer, flinguer, ou encore à se peopoliser.

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Débat sur les Droits des Homosexuels

5 Avril 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Eh si ! Vous n'en croyez pas vos yeux, mais c'est bien le cas : c'est la Droite qui s'engage sur la voie des droits pour les homosexuels !

Pourtant, rien n'est bien simple : une grande partie de l'électorat UMP est considéré - à raison - comme étant traditionnaliste, et il s'agit d'adapter notre modèle familial au schéma-type de la famille moderne du XXIème siècle, mais tout en inscrivant cette mutation dans le cadre du respect des traditions.

Sans surprise, le débat fait rage dans les rangs de la majorité, mais n'est-ce pas la juste preuve que notre parti est bien le plus moderne ? Il maîtrise en effet le don de débattre sans que cela ne soit considéré par les médias et l'Opinion comme des batailles internes de places, de successions ou d'ambitions.

L'UMP débat pour les Français.

Mais plus généralement, les mentalités évoluent sur la question homosexuelle dans notre pays, et cela est une bonne chose.

En réalité, il y a des principes chers à la gauche comme à la droite qui ne sont aujourd'hui pas appliqués sur la question de l'Homosexualité. L'actuel PACS (PActe Civil de Solidarité) ne se signe pas en Mairie, mais devant le Juge (tel un divorce). De plus, l'égalité entre les Français homos et hétéros n'est pas non plus assurée dans le domaine de la fiscalité.

Dès lors, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a souhaité la création d'une alliance pour les couples homosexuels signée en Mairie : le Contrat d'Union Civile, qui placerait réellement les homos et hétéros sur un même pied d'égalité à tous points de vue.
Un mariage ? Exact ! Un synonyme ! Dans le quotidien, cela reviendra exactement au même.

 

Pour ce qui est de l'adoption d'enfants, je considère que le repère père-mère, primordial dans la construction de la vie d'un enfant, est irrespecté depuis toujours (remariages, divorces, familles recomposées, internats, familles monoparentales, etc...). Si un couple homosexuel s'avère être stable, paisible, amoureux et responsable, une adoption est loin d'être choquante !

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Emploi : Donner aux employeurs le Besoin et l'Envie d'embaucher !

1 Avril 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale

La politique de l'Emploi reste l'une des grandes préoccupations des Français et même des Européens.

Aujourd'hui, pour résoudre ce dossier très difficile, il est nécessaire de ne pas oublier que ceux qui embauchent, ce sont rien de moins que les employeurs (bête, mais hélas nécessaire de le rappeler !).
Ce sont donc eux qui ont les clés du succès !

Les employeurs n'embaucheront pas s'ils n'en ont pas le BESOIN.

Créer le besoin, c'est générer de la demande, en offrant du pouvoir d'achat. Cette hausse de salaire doit être compensée, pour la santé des entreprises, par une hausse de la production, elle-même créatrice d’embauches. Le travailler plus pour gagner plus prend alors tout son sens. C’est la mesure des Heures Supplémentaires, qui génère ainsi tout ce cercle vertueux !

C'est travailler plus pour gagner plus, la solution, à la fois du chômage, mais aussi du Pouvoir d’Achat.

Les employeurs n'embaucheront pas s'ils n'en ont pas l'ENVIE.

C'est là tout l'intérêt d'offrir, non des cadeaux fiscaux "pour les riches", mais pour les entreprises qui ont BESOIN d'employés supplémentaires mais qui hésiteront, car embaucher aujourd'hui coûte cher, peut-être même trop cher.

Que l'on ne s'y trompe pas : je pointe bien ici le Code du Travail qui, s'il garantit une sécurité pour le salarié, empêche le chômeur de trouver facilement un travail ! Pas très solidaire !


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Le « Paquet Fiscal », ou le plus beau mensonge du quinquennat Sarkozy

27 Mars 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Votée l'été 2007 par les députés et les sénateurs, la loi TEPA (Travail, Emploi & Pouvoir d’Achat), dite « Paquet Fiscal » est tout autant décriée et qualifiée de « cadeau pour les riches » en 2009 qu’à sa naissance.


Ceci n'est rien de moins qu'un mensonge socialiste grotesque.

D'abord, ce ne sont pas 15 milliards d'euros, comme on l’a prétendu, mais 11 milliards d'euros sur 2007 et 13,8 milliards d'euros par an à partir de 2008, qui sont mis sur la table.

Ensuite, les mesures en faveur des Français les plus fortunés se limitent à 760 millions d'euros (640 millions d'euros pour le bouclier fiscal et 120 millions d'euros pour la réforme de l'ISF), soit 5% du paquet fiscal seulement. Par ailleurs, ces 5% ont forcément des effets mécaniques positifs sur l'investissement et la croissance dans notre pays.

Les 95% restant vont vers les Français les plus modestes et de classes moyennes !

6 milliards d'euros sur les 11 milliards d'euros en 2007 (55%) concernent les heures supplémentaires, et s’adressent aux Français les plus modestes qui veulent travailler plus pour gagner plus !

Et finalement, quand bien même ! Va-t-on continuer de laisser nos scientifiques, nos artistes, nos entreprises, nos talents et nos sportifs filer à l'étranger, à cause d'une trop forte pression fiscale ?

En réalité, non content de faire fuir ses intellectuels chez Sarkozy, ses militants chez Besancenot et ses électeurs chez Bayrou, le Parti Socialiste rêve de faire fuir nos fortunes, donc nos entreprises et nos emplois à l’étranger !

Ce n’est ni le choix du Président, ni celui du Gouvernement, ni enfin celui du bon sens !


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Syndicalisme politique

23 Mars 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Où est la limite entre le syndicalisme et le politique ?

MM. Chérèque et Besancenot se sont empoignés à ce propos sur la question des luttes sociales.
Pour ma part, je déconsidère gravement les syndicalistes qui se plaisent à mentir généreusement à leurs électeurs sur les actions économiques et sociales du gouvernement.

Quand le Gouvernement accorde 6 milliards d'€uros de Pouvoir d'achat avec les Heures supplémentaires, on ne dit pas que le Gouvernement agit pour les plus riches.
Quand le Gouvernement passe des heures et des heures de négociations avec les syndicats pour déboucher sur un texte consensuel, on ne dit pas qu'il y a passage en force.
Quand le Gouvernement met en place un Sommet social et une pléïade de nouvelles mesures entre l'appel à la manifestation et les manifestations elles-mêmes, on ne dit pas que le Gouvernement ne fait rien.

En d'autres termes, le syndicalisme moderne ne s'apparente qu'à de la politique déguisée, destinée à s'opposer au Gouvernement, dans une attitude de politique politicienne archaïque, se substituant ainsi au Parti Socialiste cloué sur son lit d'hôpital. Les leaders syndicaux exploitent l'ignorance et la simplicité des gens, salariés, étudiants et ouvriers, qui n'ont pas forcément eu de cours d'économie ou de connaissances en fiscalité. Cela est inadmissible, et mérite d'être dénoncé.

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Européennes 2009 : Explications et Premiers sondages...

24 Février 2009 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


7 JUIN 2009 : Elections européennes

Après les campagnes 2007 et 2008, la prochaine échéance électorale sera l'élection européenne de 2009.
En un tour, c'est toute l'Europe qui vote ensemble pour désigner ses 736 députés ou Euro-députés.

La France, divisée en 8 grandes régions, enverra 72 députés au Parlement de Strasbourg pour 5 ans.
Dans notre région Sud-Est (Rhône-Alpes, PACA, Corse), ce sont 13 députés que nous propulserons à Strasbourg.

5% sont nécessaires pour qu'une liste obtienne au moins 1 élu. Toutes les listes excédant 5% se répartissent donc leurs élus proportionnellement au nombre de leurs voix.


Têtes de liste UMP dans les 8 grandes régions françaises :

NORD-OUEST....................... Nord-PdC., Bse et Hte Normd., Picardie ... Dominique Riquet
EST...................................... Alsace, Lorr., Frch-C., Bourg., Chp.-Ard. .. Joseph Daul
OUEST................................. Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Char. ... Christophe Béchu
SUD-OUEST......................... Aquitaine, Lang.-Rouss., Midi-Pyrénées .... Dominique Baudis
SUD-EST.............................. Corse, PACA, Rhône-Alpes ......................Françoise Grossetête
MASSIF-CENTRAL-CENTRE.. Auvergne, Centre, Limousin ..................... Jean-Pierre Audy
ÎLE-DE-FRANCE................... Île-de-France .......................................... Michel Barnier
OUTRE-MER........................ Départements d'Outre-Mer ........................Margie Sudre


Premiers sondages (IFOP)

Institut IFOP
Ss-Echantillon 862
Echantillon 952
Date 12/02/2009
LO 3,0%
NPA 9,0%
PCF - PG 4,0%
PS 23,0%
Verts-Ecologie 7,0%
MoDem 14,5%
UMP 26,0%
 
 
DLR 2,0%
MPF 5,0%
FN 6,0%
Ext-Dr. 0,5%
  100,0%

L'UMP rafle la 1ère place au nez d'un PS particulièrement diminué par rapport à 2004, date de la dernière élection.

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Le Parti Socialiste en miettes

22 Novembre 2008 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale

 

Hitchcock n'aurait pas fait mieux !

 

Le scénario de la rue de Solferino est digne d'avoir été écrit par le président Sarkozy.

 

Alors que Bertrand Delanoë devait gagner nettement la bataille des motions, Ségolène Royal l'a devancé et quatre motions au total ont dû jouer des coudes.

 

Alors que Ségolène Royal était arrivée en tête, le Congrès de Reims aurait dû être l'occasion de bâtir une majorité autour d'elle. Au lieu de cela, il ne s'est agit que d'une grande guerre des tranchées, où la noblesse de la politique a péri sur l'autel des ego et des ambitions personnelles. Au rayon de l'honneur, seul Bertrand Delanoë s'inscrit, n'en déplaise à Ségolène Royal, parmi les grands de cette messe, en retirant sa candidature, malgré sa seconde position.

 

Alors que Martine Aubry devait frôler les 50% avec le cumul des voix Delanoë-Aubry, une moitié du report espéré des voix du Maire de la capitale s'est orientée vers Ségolène Royal, nettement en tête du 1er tour de l'élection du Premier Secrétaire. Ce fait met bien sûr toujours plus de confusion dans une fourmillière déjà bien complexe. Pourtant cela prouve que le militant socialiste a encore une indépendance, et la notion de ce qu'est une ligne politique, ici sociale-démocrate.

 

Alors que le second tour devait être la fin d'une souffrance et d'un agacement croissants dans la base des militants, il a en réalité été la cerise d'un gâteau décidément empoisonné, du moins bien indigeste, devenu source de toujours plus d'attaques, toujours plus de guerres, toujours plus de haines.

 

Comment rassembler la France, sans amour ?

Comment rénover la France, sans modernité ?

Comment innover en France, sans idée ?

 

Finalement, on n'a pas parlé de la crise, des sommets internationaux, bref, on n'a pas parlé de l'essentiel.

Que de gâchis, et un PS à la dérive !

 

 

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L'Extrême Gauche... Pas aussi pacifique qu'on ne le pense !

13 Novembre 2008 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


Lorsque l'on évoque les risques de danger qui pèsent sur la Démocratie, on évoque des régimes comme le fascisme, ou le nazisme, et à très juste titre.

Or, on oublie un peu vite que le terrorisme se réclamant d'opinions politiques est loin d'être négligeable dans les sphères de l'extrême gauche... L'Ultra-Gauche, comme on l'appelle, multiplie les actions de sabotage, des miltants "ex"terroristes refont parler d'eux, et certains rêvent d'intégrer le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) d'Olivier Besancenot. Cette radicalisation n'est pas bonne, et est, à mon sens aussi sinon plus dangereuse que l'avait été la montée du Front National ces 10 ou 15 dernières années.

Lorsque les Socialistes gagnent des élections, y a-t-il des militants FN pour les tabasser ?
En revanche, le 6 mai 2007, les militants LCR étaient là et bien là pour accueillir les Sarkozystes...

Voir plus de précisions sur ce sujet sous-traité sur la place publique.

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