politique nationale
Les propositions de Nicolas Sarkozy pour une France Forte
Il ne se passe pas un jour sans que les commentateurs et autres journalistes ne déplorent la faiblesse du débat électoral, alors qu'en ne cessant de parler stratégies politiciennes, petites phrases et accords de second tour, ils en sont les premiers responsables.
Pourtant, les propositions ne manquent pas, et Nicolas Sarkozy, qui a signé cette après-midi un succès historique place de
la Concorde, démontre que l'enthousiasme et la ferveur sont bien là, et autour de sa candidature.
À une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, je vous propose de découvrir ou redécouvrir la liste des 32 points de son programme :
1. Rendre la parole aux Français, en sollicitant leur avis par référendum quand ce sera nécessaire pour surmonter les blocages.
2. Réduire le nombre de parlementaires et réserver un certain nombre de sièges à la proportionnelle aux élections législatives, pour que tous les grands courants de notre vie politique soient représentés au parlement.
3. Revenir à l’équilibre de nos comptes publics dès 2016, en associant les grandes collectivités locales à l’effort de réduction de la dépense.
4. Alléger les charges patronales qui pèsent sur le travail de 14 millions de salariés, notamment dans l’industrie et l’agriculture.
5. Donner aux entreprises la possibilité de conclure, avec les représentants des salariés, des accords sur le temps de travail et l’emploi, pour leur permettre de faire plus facilement face à des baisses ou à des pics d’activité.
6. Augmenter le salaire net des 7 millions de salariés qui gagnent entre 1000 et 1400 euros nets, notamment grâce l’intégration à leur fiche de paie de la prime pour l’emploi : permettre ainsi une revalorisation de 840 euros nets par an au niveau du Smic.
7. Rendre obligatoire pour les bénéficiaires du RSA d’effectuer 7 heures d’activité d’intérêt général par semaine.
8. Instaurer un droit à la formation pour tous les chômeurs et l’obligation pour eux d’accepter un emploi qui correspondra à la qualification qu’ils auront acquise.
9. Généraliser l’alternance en dernière année de baccalauréat professionnel et de CAP, année au cours de laquelle les élèves passeront 50 % de leur temps en entreprise.
10. Exonérer de charges patronales l’embauche des personnes de plus de 55 ans.
11. Compenser toute création d’une norme par la suppression de deux normes anciennes.
12. Exiger la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l’Europe et le reste du monde. Si les négociations n’ont pas abouti d’ici un an, la France réservera ses marchés publics aux seules entreprises européennes, jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.
13. Réserver une partie des commandes publiques aux PME européennes, comme le font les Etats-Unis pour leurs propres PME.
14. Instaurer un impôt sur les exilés fiscaux français, qui s’installent à l’étranger exclusivement pour des raisons fiscales.
15. Créer un impôt minimal sur les grands groupes, assis dans un premier temps sur le chiffre d’affaires mondial.
16. Payer les retraites le 1er du mois au lieu du 8, pour que les retraités ne soient plus pénalisés par ce décalage.
17. Ne plus accepter qu’un seul enfant rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter, en prenant systématiquement en charge les élèves de maternelle ou de CP en grande difficulté.
18. Au collège, accroître la présence des professeurs en dehors des heures de cours pour soutenir les élèves qui en ont besoin, en contrepartie d’une augmentation de leur rémunération.
19. Créer une « banque de la jeunesse » qui se portera caution pour les jeunes et leur permettra de financer leurs études ou un projet de création d’entreprise.
20. Accroître de 30 % dans les trois prochaines années les droits à construire pour augmenter l’offre de logements et faire ainsi baisser les prix.
21. Diviser par deux sur cinq ans les droits de mutation sur les résidences principales.
22. Réduire de moitié l’immigration.
23. Conditionner le regroupement familial à la connaissance préalable de la langue française et des valeurs de la République.
24. Exiger de l’Europe un meilleur contrôle de ses frontières. Si dans un an la situation n’est pas réglée, la France rétablira des contrôles ciblés à ses frontières.
25. Réformer en profondeur la justice des mineurs pour endiguer la montée de la délinquance des moins de 18 ans.
26. Donner aux victimes le droit de faire appel des décisions des cours d’assises et des tribunaux correctionnels, ainsi que des décisions de remise en liberté.
27. Engager la réforme de la dépendance à partir de 2013, année où le déficit passera sous la barre des 3 % du PIB.
28. Créer 200 000 places de garde d’enfants supplémentaires.
29. Renforcer l’accueil des étudiants handicapés au lycée et dans les universités.
30. Achever la rénovation urbaine en lançant un second plan de rénovation de 18 milliards €.
31. Créer 750 maisons de santé pluridisciplinaires supplémentaires pour lutter contre les déserts médicaux.
32. Confirmer le choix du nucléaire, énergie qui émet le moins de gaz à effet de serre, pour ne pas augmenter le prix de la facture d’électricité, tout en poursuivant le développement des énergies renouvelables.
Je vous propose également de lire la Lettre aux Français
de Nicolas Sarkozy.
Dans 7 jours, le 22 avril,
Votez pour Nicolas SARKOZY !
Lire et interpréter les sondages avec rigueur
Même le 1er avril, ceci n'est pas une blague. Pour une fois, ce n'est pas en tant que Conseiller municipal d'Oullins que je m'exprime, mais en tant que professionnel de la Statistique.
Derrière tout chiffre communiqué (emploi, délinquance, population, entreprises, ...), il y a des statistiques. Le statisticien est un peu "l'Homme de l'Ombre" et sa discipline, caricaturée comme étant "la forme scientifique du mensonge" selon le célèbre adage, est encore peu médiatisée et valorisée.
Pourtant, au beau milieu d'une campagne électorale présidentielle comme celle que nous vivons actuellement, accompagnée de
son - large - lot de sondages préélectoraux, des interventions régulières de statisticiens sur les plateaux télé et dans les colonnes de
quotidiens ne seraient pas de trop.
Alors les sondages sont-ils fiables ? Oui. 1000 sondés peuvent sans mal représenter 47 millions d'électeurs potentiels, à condition que l'échantillon prélevé respecte des quotas (généralement l'âge, le sexe, la catégorie socio-professionnelle et la zone géographique), afin de garantir la représentativité de la population ciblée.
Autres recommandations : il est essentiel de garder en tête que les sondages mesurent l'état de l'Opinion à un instant
donné, et qu'il ne s'agit pas de prédictions. Pour analyser des sondages, il est aussi capital de prendre en compte les marges d'erreur qui se
situent en moyenne autour de 3%.
Le jeu médiatique implique la chasse aux gros titres et le moindre et modeste soubresaut du chiffre de l'intention de vote pour un candidat devient un évènement national. Pourtant, la première place de Nicolas Sarkozy dans le sondage IFOP du 13 mars n'était pas plus un "croisement de courbes" que les 15% de Jean-Luc Mélenchon (sondage LH2 de ce matin) une consécration.
Pour parler de tendances, il faut observer les sondages sur la durée ainsi
que dans leur globalité. En effet, pas moins de huit instituts de sondage mesurent les intentions de vote (BVA, CSA, Harris, IFOP, IPSOS, LH2,
OpinionWay, TNS Sofres) depuis plus d'un an, soit deux de plus qu'en 2007.
Afin de vous offrir des courbes parlantes et statistiquement pertinentes, je vous propose ci-dessous une compilation de tous les sondages publiés depuis janvier 2011 sur le premier tour de l'élection présidentielle qui aura lieu dans trois semaines, par les huit instituts de sondage réunis.
Compilation "lissée" de tous les sondages publiés sur le premier
tour de l'élection présidentielle de 2012
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Afin d'effacer les effets de "sauts", je vous propose des courbes "lissées" par la méthode des moyennes mobiles. Par ailleurs, les sondages impliquant d'anciens candidats sondés (Borloo, Hulot, Aubry, Villepin, Morin, ...) ont été écartés.
Conclusions : le croisement Sarkozy-Hollande a bien lieu, mais en moyenne autour du 19 mars. Il s'agit d'une conjonction sur l'ensemble du mois de mars de la baisse du candidat socialiste (-3,5 points) et de la hausse du Président de la République (+2,5 points). Concrètement, Nicolas Sarkozy est en tête du premier tour pour cinq instituts de sondage (CSA, Harris, Ifop, OpinionWay, TNS Sofres) et François Hollande dans les trois autres (BVA, Ipsos, LH2).
La baisse de Marine Le Pen est également validée, tout comme celle d'Eva Joly, même si on observe une stabilisation de leurs courbes depuis deux à trois semaines. Quant à Jean-Luc Mélenchon, si sa progression et l'ampleur de celle-ci sont elles aussi confirmées, puisqu'il dépasse bien François Bayrou, il est encore trop tôt pour le placer en troisième position. En effet, le candidat du Front de Gauche se situe en moyenne à 13%, contre 15% pour la candidate du FN.
Je suis prêt à vous détailler la méthodologie utilisée, à vous commenter les variations, à recontextualiser les évolutions, et finalement à répondre à toutes vos questions. Pour cela, il vous suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article, ou de me contacter directement via mon profil Facebook.
Absent aux élections ? Votez par procuration !
Vous êtes absent le jour des élections et vous souhaitez voter. Rien d'impossible ni de plus simple, puisque la solution, c'est le vote par procuration.
Il suffit au "mandant" (vous) de se rendre à la gendarmerie ou au commissariat de police et de désigner son "mandataire" (la personne que vous chargerez de voter en votre nom). Vous définissez pour quel(s) tour(s) de scrutin(s) vaut la procuration et vous n'oubliez évidemment pas d'en informer votre mandataire !
Pour cela, vous avez besoin d'une pièce d'identité et des nom, prénoms, adresse, date et lieu de naissance du mandataire.
La police peut se déplacer au domicile des personnes qui sont dans l'impossibilité de se déplacer.
La procuration est un droit totalement gratuit. Votre mandataire doit voter dans la même commune que vous, mais pas nécessairement dans le même bureau de vote. Par ailleurs, il n'a le droit de recevoir qu'une seule procuration. Pour que cette dernière puisse être acheminée en mairie, la procuration doit avoir été établie suffisamment tôt.
Présidentielle : chez certains, la fièvre du pouvoir prévaut sur l'intérêt général
Leur candidat est au zénith dans les sondages, une "vague rose" est attendue de façon imminente et le champagne est déjà au frais. Si on les écoutait, on se demanderait même pourquoi l'élection présidentielle doit avoir lieu, puisque François Hollande est déjà élu ! Tous les voyants sont au vert (enfin, au rose...) et pourtant, chose étonnante, certains socialistes deviennent fébriles, nerveux et agressifs... laissant ainsi transparaître leurs réelles motivations.
Chaque lecteur de cet article pensera sans doute aux inadmissibles événements de Bayonne, où Nicolas Sarkozy, Président de la République et candidat, a été insulté et bousculé ce jeudi. En cause ? Des militants, des élus (excusez du peu !) et des candidats socialistes, qui n'ont eu aucun scrupule à s'allier aux indépendantistes locaux pour déverser leur haine et hurler leur détestation de celui qui représente tout de même la Nation encore au moins jusqu'en mai.
Pourtant, en rédigeant ces lignes, je pense à la campagne qui se déroule actuellement chez nous, à Oullins.
Comme chaque samedi matin, j'étais présent hier au marché de la Bussière, aux côtés de notre député Michel Terrot, par ailleurs candidat à l'élection législative. Avec toute notre équipe, dont notamment Emmanuel Pernin, Frédéric Hyvernat et Paul Sachot, nous prenons chaque semaine le temps d'échanger avec les citoyens sur le bilan et le projet de Nicolas Sarkozy pour la France.
Ce matin-là, une poignée de socialistes étaient là, autour de Joëlle Séchaud, leur candidate à l'élection législative. Première surprise : Madame Séchaud a refusé de nous saluer, faisant mine de ne pas nous voir, tandis que nous nous approchions d'elle. Pourtant, malgré les oppositions politiques, les élus se saluent. C'est un usage républicain, auquel les élus de l'UMP se plient toujours avec soin, contrairement à ceux de l'extrême gauche, par exemple.
Nous croisons ensuite quelques élus et militants socialistes, dont Isabelle Ubaud, bien connue pour la nuance de ses propos et sa capacité de dialogue (ironie). Tandis que j'observe les militants socialistes faire la promotion de François Hollande, je me permets d'évoquer sa récente proposition de taxer à 75% les très hauts revenus. "Vous ferez fuir nos cerveaux, nos artistes, nos sportifs !" ai-je l'audace de leur lancer.
C'est à ce moment-là que Mme Ubaud nous livre la démonstration de la profondeur de son analyse politique (ironie), en me répondant : "Parce que vous avez des cerveaux, vous ?". Je ne m'étendrai pas sur ce qui s'appelle une injure publique et je laisse ces socialistes-là à leur médiocrité. J'observe toutefois que l'expression "fuite des cerveaux" évoque pour Mme Ubaud l'expulsion de la droite du pouvoir plutôt que le risque de voir des savants et des chercheurs quitter notre pays.
Ainsi donc, leur soif et leur obstination immodérées pour le pouvoir se font jour. Quel souci ont-ils des Français et de leurs problèmes, quand leur seul but est la reconquête du pouvoir ?
Nous, militants et élus UMP, à Oullins comme ailleurs, respectons nos adversaires et leurs opinions. Nous ne nous permettons en aucun cas de les combattre sur d'autres plans que sur celui des idées, et nous souhaitons que les Français choisissent leur Président et leurs députés grâce à un débat apaisé, clair et serein. Il n'est donc pas trop tard pour que ces socialistes retrouvent la voie de la raison et du respect du débat démocratique.
Inscriptions sur les listes électorales avant le 31 décembre !
Le 22 avril et le 6 mai prochains auront lieu les deux tours de l'élection présidentielle. Quant aux élections législatives, elles auront lieu les 10 et 17 juin.
Pour participer à cette année
électorale chargée, il est nécessaire d'être inscrit sur les listes électorales, et ce avant le 31 décembre de cette année 2011. Si vous n'êtes pas inscrit, il vous reste donc deux semaines pour
y remédier au service de l'état civil de votre mairie, muni d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile.
Pour voter, il est nécessaire d'avoir 18 ans révolus. Pour celles et ceux qui viennent d'atteindre leur majorité (ou qui l'atteindront ce printemps), l'inscription sur les listes est automatique. Il est évidemment toujours prudent de s'en assurer par une courte visite en mairie.
Précisons aussi que la carte d'électeur est envoyée aux nouveaux inscrits dans les derniers jours avant le scrutin, à la mi-avril donc. Cette carte est néanmoins facultative pour voter, puisqu'une simple pièce d'identité suffit.
Retraites : des Français si raisonnables
Est-il libéral, conservateur, socialiste, centriste, radical ou encore modéré de considérer que lorsqu'on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps ? Rien de tout cela : c'est juste... logique.
Notre système de retraite revient à l'équation suivante : les travailleurs actuels paient la retraite des retraités actuels. En effet, l'argent qui permet aux retraités de vivre ne tombe pas du ciel (la danse de la pluie des Indiens d'Amérique réussit tout au mieux à faire tomber des gouttes d'eau).
Aussi, comme nos Aînés sont plus nombreux, soit les parts du gâteau sont plus petites (=on diminue les pensions de retraite déjà faibles), soit on grossit le gâteau (=on augmente les cotisations des travailleurs, diminuant leur salaire). Acceptera-t-on de concéder une baisse des pensions ou des salaires ? Non, naturellement.
Il s'agit donc de travailler plus longtemps, et ainsi cotiser plus longtemps.
Un gouvernement de France de droite a toutes les chances de s'aligner sur les retraites de nos voisins européens, dont de nombreux gouvernements socialistes, qui portent l'âge de départ obligatoire à la retraite de 65 à 67 ou 68 ans, avec une pension dite "complète".
Si Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon portent également de 65 à 67 l'âge devant être atteint pour bénéficier d'une retraite complète, l'âge de départ obligatoire n'est porté que de 60 à 62 ans, chiffre qui ne manquerait pas d'inquiéter, tant il paraît encore bas au regard de nos courbes démographiques. Qui plus est, il ne s'agit pas de 62 ans cette année mais en... 2018, avec une évolution graduelle d'un trimestre par an !
Objectivement, un gouvernement socialiste (et qui soit responsable, naturellement) n'aurait pas renié une telle réforme, qui friserait même le communisme, quand on ajoute la ribambelle de dérogations et de conditions de départ anticipé. La pénibilité est même une innovation française pour rappeler que -décidément- un ouvrier français est bien plus fragile qu'un ouvrier espagnol ou allemand.
Les Français qui voient leur vie professionnelle s'allonger et leur retraite s'éloigner ont le droit le plus légitime de s'inquiéter et de maugréer. Mais l'individualisme des manifestants qui, dans le fond, ne songent qu'à leur repos, leur fatigue ou leur bien-être ne doit pas les faire oublier que c'est un système collectif qui est en péril.
Gageons qu'ils redeviendrons raisonnables et socialistes !
Immigration et délinquance : lien ou pas lien ?
Crever l’abcès
Le Président de la République, il y a plusieurs jours, a clairement mis fin à une bien hypocrite tradition du silence sur le lien existant entre l’immigration et la délinquance. Bien-pensance, accusations de racisme ou interdictions des « statistiques ethniques » : tout est fait pour décourager les hommes et les femmes politiques de lier ces deux problématiques.
Là où l’on constate que Nicolas Sarkozy a crevé un abcès, c’est lorsque l’on découvre ce sondage dans lequel les Français - y compris de gauche - expriment leur adhésion massive aux mesures très sécuritaires qu’il propose. C’est comme si les Français se félicitaient que quelqu’un les comprenne enfin, comme si le fossé entre leurs préoccupations et les politiques commençait à se résorber.
Une Majorité accusée
La Majorité est pourtant accusée de faire diversion par rapport à l’affaire Woerth, comme si s’occuper des problèmes des Français constituait une diversion. Les « angélismes » et la « politique de l’autruche » qui tentent de convaincre que la sécurité n’est qu’un argument électoral de la droite, ignorent vite la claque d’avril 2002, les émeutes de 2005 ou les récents événements de Grenoble.
Cette même Majorité est également accusée de légitimer et banaliser le racisme. C’est pourtant bien en mettant en place une politique sécuritaire forte et ambitieuse qu’on éliminera la délinquance et donc le racisme. Avant tout, il faut rappeler l’existence de deux types de racisme, qu’il s’agit de ne pas confondre.
1er racisme : le racisme « patriote »
Le racisme « patriote » ne part d’aucun a priori lié au comportement des membres d’une communauté d’origine étrangère. Il se fonde sur le simple principe que chaque pays a sa nationalité, sa langue, sa culture, voire sa couleur. Comme toutes les opinions, celle-ci doit être respectée et comprise, plutôt que marginalisée.
Il convient de rappeler que la « France des clochers », c’est une tradition fondée sur le rapport à la terre, au catholicisme, à la famille, aux racines. Des parents ou grands-parents ont pu être tués à la guerre ou déportés pour cette France-là, et il n’est pas incompréhensible que des Français (en particulier dans les campagnes), vivants dans les traditions et les conceptions d’une France qui fut celle des rois, voient avec scepticisme changer leur pays comme jamais il n’avait changé auparavant.
Ces populations ne doivent donc pas être pointées du doigt, car elles ne sont que victimes d’incompréhensions, et non coupables. Elles doivent être habituées, tranquillisées et accompagnées dans l’acceptation du changement de la couleur du pays. Telle la greffe d’un membre en chirurgie, pour éviter le rejet d’un côté comme de l’autre, la bonne intégration des populations d’origine étrangère est donc éminemment aussi cruciale pour elles que pour ces « racistes patriotes ».
Comment se manifeste le racisme « patriote » ?
Ce racisme « patriote » se manifeste essentiellement de deux façons : les « skinheads », ou partisans de la « ratonnade », expriment cet aspect du racisme avec la violence. Il semble difficile de faire « entendre raison » à ces membres de groupuscules, dont la haine semble être le seul sentiment qui les habite. Les isoler en prison reste probablement la meilleure des solutions.
Plus pacifiquement, et surtout plus discrètement, il s’agit de la base électorale de l’extrême-droite. Bien que ce type de racisme ne soit pas franchement marqué dans le programme du Front National, c’est la raison de ses excellents scores dans des campagnes, pourtant guère coutumières de faits de violence. En fait, ce racisme n’est pas inquiétant en soi, car le temps et les générations doivent contribuer à le dissiper. Il devient cependant terrible, lorsqu’il est doublé par le second racisme.
2e racisme : le racisme « méfiant »
Le racisme que je qualifie de « méfiant » n’est dû à aucune considération patriotique, mais à l’image ou au comportement que véhicule une partie des populations d’origines étrangères. Menaces, agressions, délits, vols, provocations, incendies, intimidations, trafics, luttes, bandes sont autant de motifs pour le citoyen lambda de devenir un raciste « méfiant ». Il mettra tous les immigrés « dans le même sac », avec le sentiment que ce sont « toujours les mêmes » qui créent des difficultés.
Les forces de l’ordre sont obligées d’arrêter ou de contrôler « toujours les mêmes », y compris ceux qui ne sont coupables de rien. Les chauffeurs de bus, les facteurs, les médecins, les pompiers ne prennent parfois plus le risque de fréquenter certains quartiers et les enseignants, parfois violentés, se plaignent « toujours des mêmes ». La téléréalité elle-même est touchée : Moundir (Koh-Lanta) et Ahmed (Secret Story) n’ont fait parler d’eux que pour leur violence et leur agressivité.
Lutter contre le racisme : un combat perdu d’avance ?
Avec un tel constat, comment ne pas comprendre la haine et l’incompréhension qui gagnent les Français ? J’avance donc, sans risque d’erreur, qu’un drapeau français brûlé, une flambée de violence dans un quartier, le viol d’une jeune fille ou l’hymne national sifflé privilégient bien mieux le racisme en France qu’un discours électoral ou la posture sécuritaire du Président Sarkozy.
Mais lorsque les deux racismes se conjuguent, on peut penser le mal irrémédiable, et condamner un raciste à une amende ne le rendra pas plus tolérant ! Lutter efficacement contre le Front National et le racisme, c’est tenter de démontrer que : « Non, il n’y a pas de lien entre immigration et délinquance ». Comment démontrer cela, me direz-vous, alors que ce lien est aujourd’hui établi ?
Les banlieues : poubelles de la République
Une immigration folle et des régularisations fleuves n’ont conduit qu’à l’entassement de familles entières dans de grandes barres d’immeubles, en périphérie des grandes villes. Ajoutez à cela le regroupement familial et un taux de fécondité culturellement plus élevé que dans notre vieillissante Europe, et vous obtenez des conditions de vie effrayantes. Comment transmettre une langue, une culture, des valeurs, un amour et un respect pour votre pays d’accueil, dans de telles conditions ?
Dans ces cités abandonnées par la République, l’échec de l’intégration des immigrés de première génération a une terrible conséquence sur leurs enfants. Français car nés en France, ils ne sont pas élevés dans l’amour de leur pays, mais dans celui d’un autre, celui de leurs parents et grands-parents, un pays sur le sol duquel ils n’ont jamais posé le pied. Dans des cités plus dégradées et plus insécurisées que jamais, il ne s’agit donc plus d’intégrer les seuls immigrés, il faut aussi intégrer des Français ! L’école est là, mais vite contaminée par le virus de la violence voire la barrière de la langue.
De l’importance de la lutte contre l’insécurité
Depuis quelques années, l’immigration est régulée, n’en déplaise aux Le Pen. Les vagues migratoires ne sont plus légion, mais ne sont pas non plus stoppées. En la matière, la parole de Nicolas Sarkozy est absolument respectée. Mais un feu même contenu, même maîtrisé, n’est pour autant pas éteint. La droite n’est pas la responsable, mais l’héritière de cette situation.
Pour reprendre la fameuse métaphore des torchons et des serviettes, on ne démontrera aux Français qu’ « immigré » n’est pas « délinquant », que si on parvient à débarrasser les cités de ses caïds et de ses voyous. Seules des banlieues tranquillisées ouvriront la voie à la tolérance, à l’emploi, à la solidarité, au progrès, à la réussite et à l’ascension sociale, en bref : à l’intégration.
Immigration et délinquance : lien ou pas lien ?
Aucun responsable politique républicain n’est assez stupide pour avancer que les gènes ou la couleur de peau est la cause de la délinquance. Cette délinquance ne trouve essentiellement sa source que dans l’intégration globalement manquée des immigrés de première génération.
Pourtant, certains deviennent instituteurs, médiateurs, médecins, avocats ou ministres et ont démontré leur volonté de s’intégrer et de gravir les échelons. Rachida Dati, par exemple, a été traitée par l’opinion comme toute autre personnalité politique, bien au-delà de ses racines familiales. Cette preuve que le racisme « patriote » recule démontre que la société française est prête à accueillir des immigrés ou des enfants d’immigrés si, bien sûr, ils respectent et aiment la France et la République.
Affaire Woerth/Bettencourt : agitations et pitreries qui finiront mal !
Depuis plusieurs semaines, on nous parle d'un sujet très intéressant dans les médias, et qui nous intéresse bien sûr tous : l'Affaire Woerth/Bettencourt. Je ne prolongerai pas l'ironie, et ne reviendrai même pas sur l'affaire elle-même, tellement cette histoire nous fatigue.
Posons-nous juste la question : "À quoi ça sert ?"
Clairement, c'est une pièce de théâtre. Le spectateur (ici : le français) est juste invité à regarder des règlements de compte, et à trancher le vrai du faux.
Metteurs en scène : les sites d'informations en ligne, qui ne distillent que des rumeurs. Rassurons-nous : cela suffit amplement à lancer le spectacle !
Acteurs principaux : les médias au sens large. Nous pourrons les comparer aux joueurs de l'équipe de France : plus de discipline, ni de règles. Tels des morveux déresponsabilisés, les médias ont décidé de ne plus faire leur travail : visite de Nicolas Sarkozy dans un Hôpital : out. Burqa à l'Assemblée Nationale : out. L. Blanc à la tête de l'équipe de France : une fin de journal. Tour de France : le minimum. Les tensions israëlo-turques : out. Tout ne tourne plus qu'autour de cette affaire.
Deuxième acteur principal : l'opposition. Elle n'a tellement plus de raisons de s'exprimer et d'attaquer le Gouvernement qu'elle fond littéralement sur la moindre "affaire" susceptible de faire tomber Sarkozy. Sur scène, ce serait la blonde idiote. Sans mémoire, le PS attaque comme s'il avait toujours été pur et exempt de tout reproche. Sans moralité, le PS donne des leçons, alors que son premier secrétaire est élu frauduleusement. Sans valeurs, le PS attaque sans preuve, et faisant fi de la Justice (qui, je le rappelle, existe dans notre pays, et est indépendante), ose transformer l'Assemblée Nationale en Palais de Justice, et, tel un procureur, interroge l'accusé Woerth sur une histoire qui n'a aucunement trait à la vie des Français.
La bêtise et le non-sens du Parti Socialiste sont sans limites : ardemment convaincus que les Français se donneront la peine de faire le tri entre les gentils socialistes qui s'insurgent et la méchante droite qui joue avec les sous des Français, les socialistes ne se rendent même pas compte que le peuple met toute la classe politique dans le même sac, et que le Front National progresse comme jamais dans notre pays.
Dans le clan Le Pen, inutile d'entrer en scène. L'élimination algérienne de la Coupe du Monde a fait cesser les violences dans les centres-villes et les banlieues, qui étaient du pain béni pour le FN. Rien de grave cependant : l'agitation médiatique permet quand même à l'extrême droite de repartir de l'avant.
Il n'est pas question ici de défendre bec et ongles Eric Woerth. Aujourd'hui, des rumeurs et des suspicions existent. Si ces suspicions sont avérées : la Justice s'en chargera et le ministre concerné démissionnera, comme cela a toujours été le cas dans la Ve République.
Aussi, cessons une bonne fois pour toutes ces agitations et ces pitreries, totalement honteuses et profondément inutiles. Mettons fin au spectacle avant qu'un coup de théâtre ne propulse madame Le Pen au 2e tour en 2012 !
Statistiques ethniques : un nouvel outil au service de la diversité
Que l’on en a, de la difficulté ! Aujourd’hui, lorsqu’un organisme, un cabinet ou un institut souhaite connaître la proportion de maghrébins, de noirs ou d’asiatiques dans une population, on
lui répond que cela n’est pas possible, au nom de la lutte contre les discriminations, etc.
Pourtant, la statistique est utilisée dans toutes les composantes et tous
les domaines d’études, sans tabou. En biologie, en économie ou en marketing, tout se joue à coups de chiffres, car ces derniers constituent un outil indispensable pour déterminer les
améliorations possibles ou encore les orientations qui sont à prendre, afin de toujours mieux parfaire les décisions.
Ici, cela ne serait pas possible… Le statisticien que je suis le
déplore…
Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité, a proposé il y a quelques semaines
l’instauration de ces fameuses statistiques ethniques. Grand mal lui en a pris ! Un tollé général s’est soulevé avec, en tête de la contestation, la secrétaire d’Etat à la Politique de la
Ville, Fadela Amara.
Ce serait presque à croire qu’on cherche à nous cacher des choses ! Ne
veut-on pas aller vers plus de diversité ? Ne veut-on pas aller vers plus d’égalité ? Les discours sont beaux, mais un peu de courage, comme l’autorisation des statistiques ethniques,
est nécessaire.
Je prendrai pour simple exemple l’établissement des statistiques ethniques
dans le domaine de la délinquance. Ne serait-ce pas là une arme politique forte qui permettrait (enfin !) de démontrer qu’ « étrangers » ne rime pas forcément avec
« insécurité » ?
Universités : la honte française
Les universités en France présentent la caractéristique de n’être ni brillantes, ni prestigieuses.
La volonté de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse de remettre enfin un peu d’ordre dans un système sclérosé et déchéant doit être saluée.
Mais c’est en grattant un peu que l’on finit par voir le fond du problème. Inutile de pousser bien loin une quelconque réflexion philosophique ou tentative de compréhension… Les manifestations
sauvages (et dénuées de sens) que l’on déplore depuis quelques mois dans plusieurs de nos universités sont révélatrices d’un problème qui se résume par l’impossibilité de mettre nos étudiants en
position d’embauche sur le marché du travail.
Ces étudiants voudraient étudier pour étudier, sans penser au coût qu’ils représentent pour la nation, et sans même songer à l’issue de ces études qui devraient -selon eux- déboucher sur un
emploi automatique, basé sur le seul constat de leur longévité universitaire.
Et en effet, tenter si longtemps d’étudier entre les blocages et les manifestations de quelques extrémistes relève de l’exploit. Mais dans quelle République vit-on ? Le droit français
accorde plusieurs façons de manifester un mécontentement, toujours dans le respect d’autrui et dans un cadre constitutionnel précis.
Or, les blocages, les dégradations, les tags, les empilements de chaises et de bureaux, les pressions d’une minorité poussées à l’extrême (allant jusqu’au report des examens, voire même au
souhait ahurissant d’une validation automatique des semestres !), tout ceci, bien loin de s’inscrire dans une démarche démocratique, s’assoit généreusement sur toute forme de respect des
droits du citoyen, comme celui de se déplacer ou encore d’aller étudier. Inutile de souligner le désastre que tout ceci représente sur le parcours universitaire de nos étudiants, et sur la valeur
réelle qu’auront les diplômes sur un marché de l’emploi saturé, en pleine crise économique !
On ne peut pas souhaiter rétablir la République dans les banlieues et la laisser reculer dans nos universités ! Des Assemblées Générales antidémocratiques, s’arrogeant les pleins pouvoirs,
dans le plus profond mépris d’une expression alternative : n’est-ce pas ici la démonstration d’une dictature ?
Manifester contre une action gouvernementale, pourtant avalisée par le peuple à l’occasion des élections, me semble d’emblée
particulièrement discutable. Mais faire régner un régime totalitaire de terreur et d’anarchie est absolument contraire à l’idéal démocratique qui est le nôtre. C’est pourquoi j’ai aujourd’hui
honte de nos universités.
Une interdiction ferme de ce type de procédés et l’intervention immédiate des forces de l’ordre me semble essentielles, au simple nom de la République.
Un petit cours d’éducation civique ne me semble pas non plus inutile…
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