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Clément DELORME

"L'Unité" en politique, réel souci ou simple excuse ?

1 Septembre 2008 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale


* En 2006, les socialistes ont souhaité limiter le nombre de leurs candidats à l'investiture pour l'élection présidentielle. Ils auraient pu être 5 ou 6, ils n'ont été que 3. "L"Unité" était en jeu.
* Fin 2006, l'UMP a souhaité limiter le nombre de ses candidats à l'investiture. Villepin et Alliot-Marie étaient tentés. Sarkozy y est allé tout seul. "L'Unité" était en jeu.
* Aujourd'hui, en 2008, les Jeunes Populaires avaient 4 listes candidates à leur présidence. Ils n'ont été que 2 candidats en présence (cf. article précédent).
"L'Unité" était en jeu.
* Les socialistes voient le nombre de candidats au poste de Premier Secrétaire augmenter de jours en jours. Auront-ils, eux-aussi, l'intention de se limiter ?

En réalité, je crains que les partis politiques sacrifient les "talents" qui sont dans leurs rangs, au profit de leur intérêt strictement électoraliste. Bien sûr, il faut être élu. Il est néanmoins nettement préférable et mieux perçu par les citoyens et les militants que les personnalités politiques se manifestent par leurs talents, leurs idées, leur goût du débat et leurs compétences, plutôt que par leur aptitude à "magouiller" les places et les candidatures.

Or, pourquoi en est-on arrivé là ? Comment se peut-il que la multiplicité de candidatures à un poste ou une fonction, soit considéré comme de la division, s'il ne faut y voir que de la diversité de choix et une richesse d'opinions ? Pour une raison fort simple : les candidats, bien que dans le même camp, préfèrent, et c'est regrettable, échanger des noms d'oiseaux plutôt que des arguments. Limiter le nombre de candidatures, sous le sceau de l'Unité, c'est en réalité capituler devant la faiblesse humaine qui consiste à descendre l'adversaire plutôt qu'à se valoriser.

Appeler à l'Unité avant une élection, c'est aussi éviter de devoir la faire après. C'est plus dur, certes, et les Démocrates, aux Etats-Unis, le montrent. Pourtant, ils y parviennent. A-t-on déjà vu Besancenot, Royal, Bayrou, Sarkozy et Le Pen faire alliance dès le premier tour, pour éviter de diviser les Français ? Evidemment non. L'Unité des Français, le président de le République la restaure après.

Changeons. Et trouvons la force de faire l'Unité après une élection ou une désignation, et non avant.
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A
Bonjour Clément,Si je viens sur votre blog aujourd'hui, c'est pour vous demander conseil. Voyez-vous, je suis de nature active mais un brin mélancolique. Concrètement, j'ai un désir profond et intarrissable de bouger, de faire des choses, et une peur irraisonnée qui m'empêche de faire les trois quarts. Je vous demande conseil à vous car je crois dicerner chez vous une "hyperactivité", au sens positif du terme bien sûr et rien ne semble vous faire peur ou vous faire stagner...Bien à vous,Antoine de Saulieu
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C
<br /> <br /> Cher Antoine,<br /> <br /> Je vous présente toutes mes excuses.<br /> Je vous avoue m'être quelque peu éloigné de mon blog ces derniers jours, pour raisons strictement professionnelle. Ne voyez donc pas dans mon silence prolongé une quelconque forme de défiance ou<br /> d'ignorance. Cela arrive de temps à autres, et je ne suis, hélas, pas aussi réactif ou quotidiennement sur internet que vous...<br /> <br /> D'emblée, sans vouloir vous décevoir, je dirai que ma motivation est très irrégulière. C'est à dire qu'un jour, j'aurai l'esprit occupé ailleurs, et toute ma 'fibre politique' sera mise de côté,<br /> comme oubliée. Un autre jour, je serai hyperactif, dynamique, abattant tout sur mon passage et assoiffé du mondre article, de la moindre pensée, ou du moindre évènement.<br /> <br /> Cette hyperactivité et cet engagement, je les paie néanmoins. Je me mets à peu dormir, je suis épuisé de jour en jour, de semaines en semaines, et je me suis vu obligé d'abandonner avec regrets le<br /> Théâtre, que je pratique depuis 11 années.<br /> <br /> Ensuite, il est aussi nécessaire de savoir où l'on va, et ce dont on est capable. Il ne faut pas hésiter à laisser tomber quoi que ce soit, si l'on sait que l'effet qui en résultera ne vaut pas<br /> l'énergie que cela nécessite. Quand à la peur, elle prouve que vous êtes quelqu'un d'équilibré et de raisonnable, à mon sens. En effet, lorsque je publie des articles virulents ou accusateurs,<br /> c'est simplement parce que, le temps de l'écriture de l'article, je suis porté par la colère ou mes émotions, sans parvenir à les maîtriser ou sans vouloir les réguler. Souvent, je me vois obligé<br /> de reprendre lesdits articles et les adoucir.<br /> <br /> Voilà pour vous, Antoine, et pour mes lecteurs, un petit tour dans les "coulisses" de mon blog, et de mon engagement.<br /> <br /> J'espère avoir répondu à votre question, et si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à insister !<br /> Bien amicalement,<br /> <br /> Clément Delorme<br /> <br /> <br /> <br />
A
C'est un problème très épineux et je ne pense pas qu'unité ou diversité soit le véritable problème. Qu'un parti décide de multiplier les candidats ou de les restreindre, tant qu'il y a assez de choix pour assurer la démocratie, le nombre est accessoire. Le vrai problème est le manque de tolérance et d'esprit citoyen dans ces élections. C'est prendre les français pour des abrutis de valoriser Ségolène Royal au deuxième tour des présidentielles après l'avoir critiquée dans les élections internes comme l'a fait Dominique Strauss-Kahn. Aujourd'hui, les Clinton suivent, sourire aux lèvres Obama qu'il n'ont eu de cesse de descendre, disant qu'il n'était pas prêt pour être président! Il faut au moins reconnaître à la droite française qu'elle a au moins le mérite de ne pas trop entrer dans ces bas conflits. Je pense personnellement que le problème fondamental est là et que les français ne sont pas aussi stupides que semblent le penser les personnalités politique...  Bien à vous,Antoine de Saulieu
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