Ne pas confondre Grèves et Grèves !
Le droit de grève a été accordé en France au XIXème siècle, afin de permettre aux ouvriers de manifester leurs mécontentements ou revendiquer leurs positions
quant à leurs conditions de travail...
Aujourd'hui, le droit de grève est bafoué.
Non par le gouvernement, toujours attentif aux revendications syndicales, mais bel et bien par les syndicats eux-mêmes !
Car l'abus de ce droit ne peut mener qu'à sa perte de valeur et de symbole ! Le recours excessif à la grève, tant pour des raisons fumeuses, que pour le simple fait de ne pas se déplacer à
son travail et déranger les usagers ou clients, conduit inéluctablement à discréditer ce droit et décrédibiliser ces mouvements.
On distingue deux types de grèves :
Le premier type :
Les mouvements sociaux périodiques, grandes journées d'action, lorsque les syndicats et les salariés en tous genres se soulèvent massivement pour le pouvoir d'achat, le temps de travail, ou
autre...
On pourra toujours taxer ces épisodes de coups de force politiques, avec la nécessité de montrer les dents pour pouvoir négocier d'égal à égal. Je pense, pour ma part, que le principe
d'opposition est une stupidité, car tout le monde a à gagner à discuter simplement des meilleures solutions à apporter à un problème. Mais passons pour cela...
Le second type, plus grave :
Les grèves occasionnelles. La majeure partie du temps, il s'agit de raisons trouvées en dernière minute, hors des temps de réformes ou de négociations, comme, par exemple, la hausse des
salaires (les salaires ne seront jamais assez élevés, on est d'accord ?). Car la vraie raison est un coup de force tout bête, destiné (y a-t-il une autre explication ?) à déranger son monde, et
profiter d'évènements exceptionnels (la fête de la Musique, par exemple, quand il s'agit de transports) comme menace sur les usagers, pour arriver à ses fins.
Ces faits ne sont ni plus ni moins que des agissements de voyous, avec des méthodes de voyous, et des motivations de voyous...
Se placer dans une logique purement contestataire et de confrontation envers, non les dirigeants d'une entreprise ou de l'Etat, mais des usagers, n'est pas dans ma conception de la
citoyenneté.
Les objectifs n'étant ni plus ni moins que de gagner de l'argent, pas malhonnêtement, mais sur le compte de son entreprise (c'est bien connu, les patrons s'engraissent tous, n'est-ce pas ?), on
se retrouve, ici, dans une démarche absolument scandaleuse !
Là où l'égoïsme syndical (belle formule, mais un peu paradoxale, non ?) atteint son paroxysme, le sens ciyoyen préévoqué trouve sa preuve dans le domaine du développement durable ou la
sécurité.
Combien de voitures, de bouchons et de pollution ont été occasionnés par les grèves des transports ? N'est-ce pas une bonne question, après le Grenelle de l'Environnement ?
Combien de bousculades, de suffocations, de risque de chutes (même sur les voies) ont été risquées dans l'attente d'un hypothétique métro, qui, finalement, n'arrive jamais ?
En résumé, si le droit de grève ne peut être remis en cause pour les raisons évoquées en première partie, on doit absolument pouvoir le maîtriser et le contenir, au nom de l'intérêt supérieur de
la citoyenneté, de l'environnement, de la sécurité, de la société tout court, mis à mal par la voyoucratie d'un certain nombre de comportements indigne des luttes sociales !
C'est en cela que je salue l'arrivée du Service Minimum dans le domaine des transports, en attendant une future et espérée généralisation à bien d'autres domaines !
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