Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Clément DELORME

Service minimum en cas de Grèves dans les Transports : ENFIN !

8 Juillet 2007 , Rédigé par Clément Delorme Publié dans #Politique nationale

« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »

Voici, selon moi, la phrase qui motive au mieux le sens et le bien-fondé de la mesure que nous proposeront Nicolas Sarkozy et le ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans quelques semaines...

À quoi assistons-nous ?

Chaque épisode de grève dans les transports (mais pas seulement !) est sujet à la privation de libertés : liberté de travailler, liberté de se déplacer, liberté d'étudier,...

Dans certains cas, les conséquences en sont plus graves que les causes du conflit ne le méritent :
Sait-on, notamment, que pour certains diplômes de l'enseignement supérieur, l'engrengement de retards ou d'absences dits "injustifiés" en cours peut conduire à la perte pure et simple de l'année universitaire pour un étudiant ? Sans compter les risques de licenciements ou de sanctions chaque jour encourus par des employés absents ou en retard...

Mais au-delà, un mouvement de grève, en stoppant le travail et la production, ne se résume-t-il finalement pas à se tirer une balle dans le pied, pour ne pas dire cracher dans la soupe ?
Dans ce contexte, on ne me dira pas que les grèves sont destinées à sauver des emplois et protéger les salariés. Car la bonne santé des salariés d'une entreprise dépend évidemment de la bonne santé de leur entreprise !
(À méditer pour ceux qui tirent des boulets rouges sur les "patrons" et les actionnaires, car c'est grâce à eux que l'ouvrier peut travailler, et manger son pain !)

Je veux me souvenir des défilés de manifestants au coeur même de Paris, qui ont entâché la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2012, lorsque la délégation du CIO est venue visiter notre capitale. Ce jour-là, j'avais la certitude que Paris perdrait, car, dans tous les domaines (et pas seulemnt en sports !) nous vivons dans un monde qui a besoin de fiabilité. Quel sentiment de honte pour notre pays !
Etonnant d'ailleurs qu'après
l'énième défaite de la candidature de sa ville aux J.O., Bertrand Delanoë n'aie attribué cette déconvenue qu'à la tricherie de M. Blair ou bien à l'illégitimité du CIO.

Mais ce qui est surtout à noter... C'est que MM. Sarkozy, Fillon et Bertrand ont compris quelle était l'une des pires exaspérations des Français, que les prises en otages n'étaient plus tolérables, et que les grèves, qui ne constituent que des pratiques des anciens âges, ne sont pas toujours motivées par des considérations honnêtes et légitimes...

Aujourd'hui, c'est le dialogue qui doit primer dans notre société et non le conflit systématique !
Nous sommes désormais dans le XXIème siècle !
Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Répondez juste à une question aussi simple: A quoi sert de faire greve si cela gene personne ? Bientot avzec le service minimum les dirigeants vont etre contents qu'il y est greve. ARRETONS !!!<br /> Aussi vous faites erreur car aucune greve n'a coulé d'entreprise. Il faut arreter de voir la greve comme quelque chose de scandaleux à chaque fois. Cela permet de donner aux salariés un peu de paroles dans un monde ou seuls les dirigeants choississent.<br /> <br /> Aussi je voudrais une réponse sur le fait de faire voter les salariés au bout de huit jours de greves et des regles à l'issue de ce vote???
Répondre
C
On ne peut absolument pas dire qu'une grève ne gêne personne !C'est une contre-vérité : elle exaspère au plus haut point chaque usager... D'où l'idée du Service Minimum !Et si les grèves ne coulent aucune entreprise, elles n'aident certainement pas, sachons-le !L'idée que les salariés puissent avoir un droit de parole est démocratique, et j'y adhère tout à fait, mais ces façons de s'exprimer ne sont plus rien qu'ancestrales ! En parlant de démocratie, un vote ne l'incarne-t-il pas ?A méditer, cher monsieur !
F
Dans la majorité des cas, les syndicats représentant les salariés de l'entreprise provoquent la grève. Mais ils ne font pas ca avec plaisir mais pour défendre leurs intérets (ceux des salariés) qui subissent par rapport aux dirigeants. <br /> En imposant un service minimum n'y aura t'il pas une atteinte au droit de grève et donc de la démocratie ? Quelque chose que vous voulez défendre à tous pris en vous écoutant.<br /> Comment allez vous choisir qui devra travailler le jour d'une grève ? Qui sera payé ?<br /> Tant de choses qui fragiliseraient l'équilibre démocatique ...
Répondre
C
L'équilibre démocratique se porte bien, merci !Le Service Minimum contrebalance justement l'hyper-pouvoir donné aux syndicats de tout bloquer !Concernant les modalités d'application, il est clair qu'elles feront l'objet des négociations entre M. Bertrand et les syndicats...Enfin, si, comme vous me le dites, l'objectif est la défense des intérêts des salariés, alors il s'agit d'éviter de mettre en danger l'entreprise ! Car, comme je le rappelle plus haut, la bonne santé des salariés dépend de la bonne santé de leur entreprise !Je profite de l'occasion pour souligner que les chefs d'entreprise ne sont rien sans leurs salariés, et vice-versa, d'ailleurs !
G
vos remarques sont le bon sens même. mais prenez vous la totalité du problème ou alors vous limitez vous qu'à certains aspects.<br /> volontaire ou non cette limitation débouche sur des conclusions partielles.<br /> la véritable question qu'il conviendrait de poser est la suivante:<br /> pourquoi choisir l'affrontement et la grève chez ceux qui détiennent une "parcelle" de pouvoir?<br /> Ceux à qui nous confions ces "parcelles" de pouvoir detiennent ils la compétence pour faire usage de leur autorité que leur confèrent leurs fonctions?<br /> L'exercice de l'Autorité n'est il pas comme le précise le LITTRE lme pouvoir d'imposer l'obéïssance dans certaine circonstance?<br /> Regardons attentivement les jeunes parents, combien sont ils capables d'exercer leur autorité sur leurs propres enfants?<br /> Là réside sans doute une des solutions, comment selectionner les responsables qui sont toujours à l'origine des conflits.<br /> J'affirme cela après avoir eu la charge de la formation de milliers de cadres.<br /> "Il n'y a jamais de mauvaise troupe, mais de mauvais chefs" précise un adage militaire et cela est vérifiable tous les jours dans toute collectivité humaine.
Répondre
C
J'aimerais bien savoir, pour vous, qui, des salariés ou étudiants (syndicats serait plus exact) ou des patrons (chefs d'entreprises serait plus convenable) sont responsables des conflits, dans l'écrasante majorité des cas...Pour moi, la réponse ne fait guère de doute...Néanmoins, tant la représentativité des syndicats que la gouvernance des entreprises, doivent être à réfléchir, selon moi...