Samedi 20 juin 2009


Les universités en France présentent la caractéristique de n’être ni brillantes, ni prestigieuses.

La volonté de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse de remettre enfin un peu d’ordre dans un système sclérosé et déchéant doit être saluée.

Mais c’est en grattant un peu que l’on finit par voir le fond du problème. Inutile de pousser bien loin une quelconque réflexion philosophique ou tentative de compréhension… Les manifestations sauvages (et dénuées de sens) que l’on déplore depuis quelques mois dans plusieurs de nos universités sont révélatrices d’un problème qui se résume par l’impossibilité de mettre nos étudiants en position d’embauche sur le marché du travail.

Ces étudiants voudraient étudier pour étudier, sans penser au coût qu’ils représentent pour la nation, et sans même songer à l’issue de ces études qui devraient -selon eux- déboucher sur un emploi automatique, basé sur le seul constat de leur longévité universitaire.

Et en effet, tenter si longtemps d’étudier entre les blocages et les manifestations de quelques extrémistes relève de l’exploit. Mais dans quelle République vit-on ? Le droit français accorde plusieurs façons de manifester un mécontentement, toujours dans le respect d’autrui et dans un cadre constitutionnel précis.

Or, les blocages, les dégradations, les tags, les empilements de chaises et de bureaux, les pressions d’une minorité poussées à l’extrême (allant jusqu’au report des examens, voire même au souhait ahurissant d’une validation automatique des semestres !), tout ceci, bien loin de s’inscrire dans une démarche démocratique, s’assoit généreusement sur toute forme de respect des droits du citoyen, comme celui de se déplacer ou encore d’aller étudier. Inutile de souligner le désastre que tout ceci représente sur le parcours universitaire de nos étudiants, et sur la valeur réelle qu’auront les diplômes sur un marché de l’emploi saturé, en pleine crise économique !

On ne peut pas souhaiter rétablir la République dans les banlieues et la laisser reculer dans nos universités ! Des Assemblées Générales antidémocratiques, s’arrogeant les pleins pouvoirs, dans le plus profond mépris d’une expression alternative : n’est-ce pas ici la démonstration d’une dictature ?

M
anifester contre une action gouvernementale, pourtant avalisée par le peuple à l’occasion des élections, me semble d’emblée particulièrement discutable. Mais faire régner un régime totalitaire de terreur et d’anarchie est absolument contraire à l’idéal démocratique qui est le nôtre. C’est pourquoi j’ai aujourd’hui honte de nos universités.

Une interdiction ferme de ce type de procédés et l’intervention immédiate des forces de l’ordre me semble essentielles, au simple nom de la République.

Un petit cours d’éducation civique ne me semble pas non plus inutile…

Par Clément Delorme - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Au 28 février 2009,
l'UMP d'Oullins comptait
319 adhérents

Avertissement

Parce que Internet n'est pas un espace de non-droit, toute insulte proférée dans un commentaire sera immédiatement suivie d'une poursuite judiciaire.
A bon entendeur salut.

Mon hébergeur

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus