Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 02:52

Chers lecteurs,

J'ai le très grand plaisir de vous annoncer la reprise de mes activités internet, via le blog de l'association OULLINS CITOYENS, que je préside.

Vous y retrouverez les traditionnels articles sur les actualités de la vie municipale d'Oullins, avec des analyses, des vidéos et des comptes rendus que vous proposera toute mon équipe.

Connectez-vous vite sur :
www.oullins-citoyens.org !

Clément Delorme,

Par Clément Delorme - Publié dans : Municipalité d'Oullins
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 01:00


Ce qui se préparait depuis déjà plusieurs mois a été acté hier soir, en salle Collovray, à Oullins.

L’association Demain Oullins, structure de soutien à la majorité municipale depuis 1990, est renée de ses cendres.

Après une démission massive de membres de son Conseil d’Administration, et en particulier de son président, quelques jours avant le 1er tour de l’élection municipale en 2008, plusieurs mois ont été nécessaires avant de rebâtir une nouvelle équipe déterminée à mener les combats politiques du quotidien sur notre commune.

Je veux saluer le courage sans faille de Jean Monin, trésorier de notre association, qui a fait un travail formidable dans le sens de cette reconstruction.

Hier donc, la première Assemblée Générale de Demain Oullins réunie depuis bien longtemps a élu un tout nouveau Conseil d’Administration, justifiant de 50% d’élus et 50% de non-élus qui m’a fait le grand honneur de me placer à sa tête.

En tant que nouveau président de l’association Demain Oullins, j’ai en charge la lourde tâche de rénover la locomotive et d’en faire un véritable TGV, capable de réunir et fédérer les oullinois, en dehors de toute considération partisane, c'est-à-dire à l’image de l’équipe municipale qui a fait le choix de mener campagne en 2008 sans étiquette politique.

Premières de nos dispositions : le changement de nom et la création d’un blog, que j’aurai la grande joie d’administrer.

Pour plus de renseignements et de précisions, je vous invite à me contacter directement par mail :

clement.delorme@live.fr

 

Par Clément Delorme - Publié dans : Militantisme et Vie quotidienne
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 19:18

Pour des raisons personnelles, j'ai le regret de suspendre mon blog de manière permanente, et pour une durée indéterminée.

Merci de votre fidélité

Clément Delorme

Par Clément Delorme - Publié dans : Militantisme et Vie quotidienne
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 16:53


L’été débute, et les départs en vacances s’organisent pour ceux et celles qui en la possibilité. C’est aussi le commencement de la pause estivale dans le monde politique local.

Cet été, je ne manquerai pas d’agrémenter mon blog lorsque se présentera l’occasion, mais il est bien naturel que la fréquence de la parution de mes articles diminuera.

 

Je souhaite donc à chacun et chacune d’entre vous un excellent été !


Par Clément Delorme - Publié dans : Militantisme et Vie quotidienne
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 16:50


Que l’on en a, de la difficulté ! Aujourd’hui, lorsqu’un organisme, un cabinet ou un institut souhaite connaître la proportion de maghrébins, de noirs ou d’asiatiques dans une population, on lui répond que cela n’est pas possible, au nom de la lutte contre les discriminations, etc.

Pourtant, la statistique est utilisée dans toutes les composantes et tous les domaines d’études, sans tabou. En biologie, en économie ou en marketing, tout se joue à coups de chiffres, car ces derniers constituent un outil indispensable pour déterminer les améliorations possibles ou encore les orientations qui sont à prendre, afin de toujours mieux parfaire les décisions.

Ici, cela ne serait pas possible… Le statisticien que je suis le déplore…

Yazid Sabeg, Commissaire à la Diversité, a proposé il y a quelques semaines l’instauration de ces fameuses statistiques ethniques. Grand mal lui en a pris ! Un tollé général s’est soulevé avec, en tête de la contestation, la secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville, Fadela Amara.

Ce serait presque à croire qu’on cherche à nous cacher des choses ! Ne veut-on pas aller vers plus de diversité ? Ne veut-on pas aller vers plus d’égalité ? Les discours sont beaux, mais un peu de courage, comme l’autorisation des statistiques ethniques, est nécessaire.

Je prendrai pour simple exemple l’établissement des statistiques ethniques dans le domaine de la délinquance. Ne serait-ce pas là une arme politique forte qui permettrait (enfin !) de démontrer qu’ « étrangers » ne rime pas forcément avec « insécurité » ?

Par Clément Delorme - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 16:52


Les universités en France présentent la caractéristique de n’être ni brillantes, ni prestigieuses.

La volonté de Nicolas Sarkozy et de Valérie Pécresse de remettre enfin un peu d’ordre dans un système sclérosé et déchéant doit être saluée.

Mais c’est en grattant un peu que l’on finit par voir le fond du problème. Inutile de pousser bien loin une quelconque réflexion philosophique ou tentative de compréhension… Les manifestations sauvages (et dénuées de sens) que l’on déplore depuis quelques mois dans plusieurs de nos universités sont révélatrices d’un problème qui se résume par l’impossibilité de mettre nos étudiants en position d’embauche sur le marché du travail.

Ces étudiants voudraient étudier pour étudier, sans penser au coût qu’ils représentent pour la nation, et sans même songer à l’issue de ces études qui devraient -selon eux- déboucher sur un emploi automatique, basé sur le seul constat de leur longévité universitaire.

Et en effet, tenter si longtemps d’étudier entre les blocages et les manifestations de quelques extrémistes relève de l’exploit. Mais dans quelle République vit-on ? Le droit français accorde plusieurs façons de manifester un mécontentement, toujours dans le respect d’autrui et dans un cadre constitutionnel précis.

Or, les blocages, les dégradations, les tags, les empilements de chaises et de bureaux, les pressions d’une minorité poussées à l’extrême (allant jusqu’au report des examens, voire même au souhait ahurissant d’une validation automatique des semestres !), tout ceci, bien loin de s’inscrire dans une démarche démocratique, s’assoit généreusement sur toute forme de respect des droits du citoyen, comme celui de se déplacer ou encore d’aller étudier. Inutile de souligner le désastre que tout ceci représente sur le parcours universitaire de nos étudiants, et sur la valeur réelle qu’auront les diplômes sur un marché de l’emploi saturé, en pleine crise économique !

On ne peut pas souhaiter rétablir la République dans les banlieues et la laisser reculer dans nos universités ! Des Assemblées Générales antidémocratiques, s’arrogeant les pleins pouvoirs, dans le plus profond mépris d’une expression alternative : n’est-ce pas ici la démonstration d’une dictature ?

M
anifester contre une action gouvernementale, pourtant avalisée par le peuple à l’occasion des élections, me semble d’emblée particulièrement discutable. Mais faire régner un régime totalitaire de terreur et d’anarchie est absolument contraire à l’idéal démocratique qui est le nôtre. C’est pourquoi j’ai aujourd’hui honte de nos universités.

Une interdiction ferme de ce type de procédés et l’intervention immédiate des forces de l’ordre me semble essentielles, au simple nom de la République.

Un petit cours d’éducation civique ne me semble pas non plus inutile…

Par Clément Delorme - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 16:48


L’un des pères du métro à Oullins (avec son prédécesseur Michel Terrot), François-Noël Buffet, Sénateur-Maire d’Oullins, continue de se battre pour cette formidable réalisation.

Ayant arraché le prolongement de la ligne B du métro (de Stade de Gerland à Oullins Gare - la Saulaie) avec les difficultés que l’on sait, avec un soutien bancale et bien trop tardif de la gauche, notre Sénateur-Maire s’était engagé devant la population oullinoise lors de la campagne électorale de 2008 à tout tenter pour que le prolongement de cette ligne puisse être poussé jusqu’aux Hôpitaux Lyon-Sud.

Aujourd’hui, c’est une promesse tenue !

Il y a plusieurs mois, le SYTRAL a inscrit dans son plan de mandat l’étude du projet de prolongement du métro B entre Oullins Gare et Hôpital Lyon Sud, à la demande expresse de François-Noël Buffet, pour qui ce prolongement constitue une nouvelle chance de désenclaver le sud-ouest lyonnais en allant rejoindre les communes de Pierre-Bénite et de Saint-Genis-Laval.

Par ailleurs, il est singulier que M. Ubaud, chef de l’opposition oullinoise et administrateur du SYTRAL, se montre désespérément muet, plutôt flasque et surtout inerte sur ces questions.

Mais ensuite, il y a près d’un mois, Le SYTRAL a pris la décision d’ajuster le tracé de la ligne, à la hauteur de la nouvelle station Oullins Gare, de quelques degrés vers le nord. Pourquoi cette petite retouche ? Son objectif est en réalité de ne pas creuser l’arrière-gare au niveau du square de la Résistance, mais plutôt dans le prolongement de la rue Orsel. Son second objectif est de préparer la venue du métro à la hauteur de la place Anatole-France (place de l’église), place qui devrait probablement pouvoir accueillir une future station de métro, à l’occasion de son prolongement.

C’est donc ici une véritable démonstration d’efficacité, de pertinence, de persistance, de volonté et de courage politique que nous donne le Sénateur-Maire d’Oullins, qui est en train, tout naturellement, de tenir - une fois de plus ! - une promesse de campagne !

Par Clément Delorme - Publié dans : Municipalité d'Oullins
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 16:47


Le grand nombre de vos commentaires et de vos réactions confirment l’excellente santé de mon blog.

Vous êtes chaque jour près de 30 personnes différentes à vous connecter sur mon interface.

Même en période électorale, ce résultat est tout à fait excellent, surtout pour le blog d’un simple militant, même pas encore élu.

Les sujets qui vous ont passionné (vu les intitulés de vos recherches et les articles consultés) sont ceux traitant du TOP (Tronçon Ouest du Périphérique) et également ceux abordant les questions européennes, ce qui constitue une bonne nouvelle.

Ce blog est d’autant le mien que je privilégie toujours la production personnelle, plutôt que la récupération de tel ou tel article ou encore de telle ou telle vidéo (sauf le programme électoral de l'UMP, qui ne s'invente pas).

L’une des richesses de ce blog est également la très grande diversité des opinions qui s’y expriment.

Je veux donc tous vous remercier très chaleureusement de votre fidélité, de votre confiance et de votre contribution, que vous soyez opposant ou bien partisan.

Par Clément Delorme - Publié dans : Militantisme et Vie quotidienne
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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 16:33


Voici ci-dessous la répartition des suffrages et des sièges à l’occasion des élections européennes de ces 4 derniers jours :

 

 

NIVEAU EUROPÉEN

NIVEAU FRANÇAIS

Sud-Est

 

Sièges

 

Suffrages / Sièges

Suffrages / Sièges

GACE (Gauche anticapitaliste)

0

LO (Lutte Ouvrière)

1,20%

0 siège

0,84%

0 siège

NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)

4,88%

0 siège

4,33%

0 siège

GUE-NGL

(Gauche communiste)

37

PCF+PG

(Front de Gauche)

6,05%

5 sièges

5,90%

1 siège

PSE

(Parti Socialiste Européen)

160

PS (Parti Socialiste)

16,48%

14 sièges

14,49%

2 sièges

Verts/ALE

51

Europe-Écologie

16,28%

14 sièges

18,27%

3 sièges

AEI (Alliance Écologique Indépendante)

3,63%

0 siège

3,75%

0 siège

ADLE

(Démocrates-Libéraux)

81

MoDem

(Mouvement Démocrate)

8,45%

6 sièges

7,37%

1 siège

Parti Populaire Européen

(Droite)

267

UMP-Nouveau Centre

(Majorité présidentielle)

27,87%

29 sièges

29,34%

5 sièges

ID (Eurosceptiques)

20

DLR

(Debout la République)

1,77%

0 siège

1,99%

0 siège

MPF-CPNT (Libertas)

4,80%

1 siège

4,29%

0 siège

UEN (Nationalistes)

35

 

 

 

ITS (Extrême-droite)

90

FN (Front National)

6,34%

3 sièges

8,49%

1 siège

Autres

Autres

2,25%

0 siège

0,94%

0 siège

 


Sans grande surprise, c’est donc la droite (PPE) qui remporte ces élections européennes.

En France, l’UMP confirme les sondages avec une avance particulièrement nette sur le Parti Socialiste.
Au niveau de notre région Sud-Est, Françoise Grossetête remporte nettement sa bataille contre Vincent Peillon (PS), qui avait qualifié de "crève-coeur" son parachutage dans nos régions.


Il s'agit aussi de féliciter les écologistes pour leur résultat tout à fait exceptionnel, et le MoDem pour l'arrogance de son leader et ses dérapages ignobles qui l'ont menés là où il est !



Par Clément Delorme - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 06:38


À quoi servent les militants ? À militer, bien sûr !

 

Pour vous dire si le monde ne tourne plus rond, la gauche accuserait l’UMP de ne pas parler d’Europe et de ses réalisations. Mais que fait l’UMP, si ce n’est de justement prouver, par l’action de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE en 2008, que l’Europe est au cœur de notre engagement et que quand l’Europe veut, l’Europe peut ?

 

Parce qu’elles sont hélas peu connues et rarement diffusées, j’ai choisi d’énumérer ci-dessous les 30 propositions des listes UMP-NC-GM-Progressistes sur lesquelles s’engagent Michel Barnier et la Majorité présidentielle pour les 5 années à venir au Parlement Européen.

 

 

Face à la crise, bâtir une Europe qui protège

 

 

» 1. Coordonner les plans de relance

 

 

Nous proposons d’agir pour l’emploi parce que c’est le premier vecteur d’intégration et de réussite sociale. Pour soutenir l’emploi et pour retrouver la croissance, il faut investir.

Réagir ensemble pour innover et investir massivement dans les secteurs industriels en difficulté – mais aussi dans les industries d’avenir - en faisant intervenir l’ensemble des acteurs concernés : Banque Européenne d’Investissement, Commission européenne, gouvernements, régions, secteur privé, etc.

Soutenir les partenariats publics-privés dans un contexte difficile pour les finances publiques.


» 2. Moraliser le capitalisme financier

 

 

Nous proposons une Europe capable d’affirmer ses valeurs et de défendre ses intérêts lors des discussions au sein du G20 et des autres enceintes internationales. Le rôle de l’Europe comme inspirateur des régulations mondiales s’est imposé dans des secteurs tels que la sécurité aérienne ou l’environnement. L'Europe doit être porteuse d'ambition et être à la pointe du combat en faveur d'un développement global durable et des échanges équitables prenant en compte les considérations sociales et environnementales. La crise financière et économique mondiale appelle la mobilisation continue de l’Union européenne pour la refonte d'un système dépassé et qui n'est pas adapté aux enjeux du XXIème siècle.

Rester en initiative dans les discussions du « G20 » pour bâtir l’édifice de nouvelles relations internationales selon le principe de responsabilité. Responsabilité des acteurs qui doivent désormais tous être soumis à la régulation, responsabilité des gouvernements qui doivent travailler à un système de supervision commun, et responsabilité des institutions comme le FMI qui doivent anticiper les crises. Plus aucune zone de la finance : fonds spéculatifs, paradis fiscaux, rémunération des opérateurs financiers… ne doit échapper à la régulation. Le partage de la valeur doit être porté dans un vrai débat au sein du G20.

Instaurer un dialogue entre les grandes zones monétaires mondiales (Dollar, Euro, Yuan, Yen…) sur les taux afin d’assurer l’équilibre des échanges et la stabilité économique mondiale.

Renforcer la coordination entre les différentes autorités nationales de contrôle des établissements financiers sous l’égide d’un nouvel organisme européen au sein de notre immense marché unique et qui disposerait d’un pouvoir de sanction1.

1- Cf. le rapport de Jacques de Larosière.


» 3. Redynamiser les bassins industriels

 

 

Nous proposons d’agir contre les délocalisations, en particulier dans les bassins industriels européens. Nous réaffirmons l’importance pour conserver un savoir-faire européen de conserver un outil industriel fort, des entreprises de production et des ouvriers.

Assouplir et renforcer les critères d’aides du Fond d’Ajustement à la Mondialisation
, pour accompagner les entreprises touchées par la crise, en finançant par exemple le maintien des salariés dans l’entreprise.

Développer un programme spécial « Interreg Industrie »
lorsqu’une même entreprise européenne rencontre des difficultés dans plusieurs régions différentes.

Relocaliser les activités en aidant la reconversion des bassins industriels les plus touchés, notamment en rapprochant et soutenant la formation en faveur des nouveaux métiers de « l’écocroissance ».


» 4. Développer de nouvelles solidarités et protéger les salariés

 

 

Avec la création de 18 millions d’emplois en 10 ans sur tout le territoire européen, la réunification de l’Europe a été un devoir moral mais aussi une chance sans précédent. L’ouverture et la solidarité doivent continuer de s’exprimer avec les Etats membres ayant adhéré en 2004 et 2007. Mais pour autant il n’est pas question d’ériger des conditions déséquilibrées de concurrence au sein du marché unique. C’est un enjeu majeur pour l’équité des échanges entre Européens, pour la protection des travailleurs et des salariés, pour de vrais progrès dans nos sociétés, mais aussi pour diffuser nos valeurs sociales dans le monde. Nous affirmons aussi que l’« Europe sociale » n’a pas vocation à gérer nos prestations, qu’elles soient sociales et familiales. Chacun reconnait que le système français joue un rôle d’amortisseur social face à la crise. Nous n’accepterons pas une Europe au rabais, ni le dumping social. Nous entendons défendre nos spécificités sociales sans pour autant rester fermés à celles de nos partenaires dès lors qu’elles peuvent améliorer nos dispositifs nationaux. C’est de cette Europe dont nous avons besoin, non seulement parce qu’elle rejoint nos propres priorités, mais aussi parce que nous les partagerons avec nos partenaires. L’Europe a permis d’aboutir à des accords consensuels pour le travail intérimaire, le congé parental, le travail à durée déterminée, mais nombreux sont encore les sujets à faire avancer pour un dialogue social à la hauteur des défis du continent.

Combler le fossé qui existe entre les Etats en matière de normes sociales communes pour ériger un marché du travail plus cohérent.

Garantir la reconnaissance de la sauvegarde de nos modèles sociaux nationaux.

Construire un dialogue social européen
en impliquant les partenaires sociaux, pour améliorer les conditions de travail, notamment par la mise en place du comité d’entreprise européen.


» 5. Préserver des services publics efficaces

 

 

Nous proposons d’agir pour préserver les missions de services d’intérêt général au réel bénéfice des citoyens.

Défendre et clarifier le champ des services publics auxquels nous tenons, en particulier les services sociaux, afin d’éviter l'application de règles aveugles de concurrence.


» 6. Une Europe sans impunité

 

 

Avec le renforcement de la coopération judiciaire et policière, l'Europe travaille pour notre sécurité et celle de nos enfants.

Instaurer des instruments de coopération policière qui pourront être déclenchés simultanément par deux pays européens voisins comme des plans Alerte enlèvement nationaux ou le réseau Euronet de lutte contre la cybercriminalité face à une criminalité qui ne connaît plus de frontières.

Reconnaître et exécuter rapidement et facilement les décisions de justice d'un pays à l'autre, pour plus de sécurité juridique.

Renforcer nos frontières, préalable nécessaire à la lutte contre les différentes formes de crime organisé.


» 7. Protéger les citoyens les plus fragiles

 

 

Pour une Europe qui garantisse à tous les citoyens les mêmes droits et mêmes protections d’un pays à l’autre.

Adopter le traité de Lisbonne pour rendre juridiquement contraignante la Charte des Droits fondamentaux.

Proposer la création d’une nouvelle commission permanente au sein du Parlement européen en charge de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Lutter contre toutes les formes de discrimination.

Instaurer une carte d’invalidité réellement européenne qui reconnaisse le handicap de la même manière dans tous les pays.

Intégrer l’accessibilité des infrastructures dans les plans de relance.


Développer des structures d’accueil pour les tout petits comme pour les personnes du 4ème
âge via le fond de développement FEDER et en développant les partenariats publics-privés (PPP).

Eriger un espace européen de l’adoption :

  • en définissant très clairement l’obligation de déclaration de l’enfant à l’état civil dès sa naissance,
  • en favorisant l’adoption vers un autre pays européen en l’absence de solution nationale,
  • en réduisant les délais d’instruction des dossiers d’adoption entre les États européens,
  • en facilitant le suivi et la transmission d’informations du pays d’accueil vers le pays d’origine de l'enfant après l’adoption.

» 8. Protéger les citoyens sur internet et les consommateurs

 

 

Nous proposons d’agir pour une Europe qui garantisse une protection numérique et une information fiable pour les citoyens européens. L’ouverture des frontières aux produits et aux services ainsi que les nouvelles possibilités d’échanges offerts par internet ne doivent pas devenir des prétextes à toutes les impunités. Au contraire, dans notre économie mondialisée, nous devons mettre notre immense marché au service des citoyens et des droits des consommateurs.

Harmoniser par une directive...

  • les conditions d’étiquetage,
  • les délais de rétractation,
  • les conditions de livraison,
  • les informations légales,

... Pour assurer lisibilité et confiance aux 490 millions de consommateurs européens.

Nous soutenons qu’une concurrence loyale doit contribuer à faire baisser les prix au bénéfice du consommateur, mais que chacun doit être en mesure de se prévaloir des mêmes droits sur tout le territoire de l’Union. Sur le prix des SMS, l’Europe montre qu’elle est précisément l’échelle critique pour une action forte et résolue.

Offrir un cadre de protection des données personnelles sur internet pour tous les citoyens


» 9. Défendre nos intérêts commerciaux

 

 

Si l’Union européenne veut porter un message clair contre le protectionnisme, elle doit aussi veiller à ce que le commerce international soit loyal et que les bénéfices soient réciproques, y compris sur nos propres valeurs des droits de l’Homme et de l’environnement, qu’il protège la propriété intellectuelle, l’innovation européenne et bénéficie à ses citoyens.

Intégrer dans les discussions sur le commerce international de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) des exigences en matière de droit du travail, de préservation de la souveraineté alimentaire des Etats et de la sauvegarde de l’environnement2.

Lutter ensemble contre la contrefaçon.

2- Nous recommandons en particulier que les principales organisations internationales de l’ONU comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) établissent annuellement des évaluations et des recommandations auprès de l’OMC sur les conséquences du commerce international et de l’ouverture des marchés sur les conditions de travail, sur l’alimentation et sur l’environnement dans les pays concernés.


» 10. Faire preuve de fermeté sur l'immigration et l'asile

 

Nous réaffirmons que seule une immigration légale peut permettre une intégration réussie. Nous proposons d’agir pour une politique d’immigration et d’asile ferme mais fidèle aux droits de l’Homme et respectueuse de la souveraineté des Etats, telle que portée par le pacte européen sur l’immigration et l’asile et adopté à l’unanimité sous présidence française.

Suivre la mise en œuvre de ce Pacte, notamment à travers l’agence FRONTEX, pour :

  • mieux organiser l’immigration légale,
  • lutter contre l’immigration clandestine,
  • renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières extérieures,
  • bâtir une Europe de l’asile,
  • renforcer les synergies entre migration et développement.

» 11. Un acteur diplomatique global

 

Ne nous leurrons pas ! Notre outil diplomatique et opérationnel européen n’a pas une ambition suffisante : qui se soucie des déclarations de l’UE, souvent marquées au sceau du plus petit dénominateur commun ? Nous devons afficher un même visage et parler d’une seule voix forte pour être entendus et respectés face aux autres grandes puissances. Comme soutien à notre action diplomatique, nous devons développer nos capacités de mobilisation civiles et militaires pour faire face aux crises et assurer la paix et la stabilité.

Donner au prochain Haut Représentant pour l’Union européenne la capacité de mener une action diplomatique efficace par la mise en œuvre rapide du traité de Lisbonne.

Développer sur une base volontaire la coopération consulaire et dans ce cadre assurer une meilleure assistance et une meilleure sécurité à nos compatriotes vivants en dehors de l’Union.

Avec nos voisins, la Turquie ou la Russie, construire ensemble un espace économique et humain commun dans un véritable partenariat pour partager la même sécurité, la même prospérité.

Mutualiser une partie de nos forces militaires de manière « autonome et complémentaire » de l’OTAN pour développer des capacités d’intervention et de renseignement à la hauteur des nouvelles formes de vulnérabilité (terrorisme, prolifération des armes, sécurité énergétique, narcotrafics…) selon les conclusions adoptées sous présidence française.

Renforcer nos capacités industrielles militaires, pour rendre notre armement plus moderne et interopérable, notamment en proposant à ceux de nos partenaires qui y sont prêts d’étendre la programmation des équipements militaires.

Se doter de capacités pour lancer rapidement des opérations là où nos intérêts sont menacés, comme nous l’avons montré au large des côtes somaliennes avec l’opération Atalante contre la piraterie.


» 12. L'Union pour la Méditerranée

 

Parce que nous savons qu’une partie majeure de l’avenir de l’Europe se joue au Sud, sur les rives de la Méditerranée. Nos relations avec ces pays doivent être fondées sur un dialogue politique partenarial et exigeant ainsi que sur la construction de solidarités économiques de fait. Commerce, migrations, sécurité, changement climatique, sécurité alimentaire sont autant d’enjeux partagés pour un destin commun de part et d’autre de la Méditerranée.
     

Investir ensemble dans des projets
en matière de développement rural, d’accès à l’eau, de sécurité sanitaire, de dépollution, d’autoroutes maritimes, d’énergies renouvelables, d’infrastructures, de recherche.
     
Faire bénéficier les pays de l’Est de l’Europe de l’expérience des projets mis en place dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée en favorisant les transferts d’expérience dans le cadre du Partenariat oriental mis en route le 7 mai.


» 13. Acheter ensemble notre énergie

 

 

Nous proposons d’agir pour une initiative européenne de la sécurité énergétique. C’est seulement à 27 que nous aurons la force et les moyens nécessaires pour assurer la sécurité de notre approvisionnement. Volatilité des prix, réchauffement climatique, instabilité des régions productrices et menaces sur l’approvisionnement ; tout démontre la nécessité pour l’Union européenne de renforcer son indépendance énergétique, diversifier ses sources d’approvisionnement, développer les énergies renouvelables.
     
Développer les énergies renouvelables à travers une politique commune européenne.
     

Créer une centrale européenne d’achat du gaz
pour parler d’une seule voix et être plus fort dans nos discussions avec nos fournisseurs, notamment en mettant en place des partenariats énergétiques transparents, stables et réciproques avec des règles claires pour les opérateurs industriels et les consommateurs.
     

Poursuivre l’intégration du marché intérieur de l’énergie
en développant les interconnections entre les pays pour le transport de l’électricité.


» 14. Faire face aux catastrophes

 

 

Tous les européens sont concernés par les risques naturels ou technologiques (tsunamis, marées noires, inondations, incendies, pandémies, tempêtes…).
    
Mettre en place une force de protection civile en mutualisant des équipes nationales, capable de faire face aux grandes catastrophes sur le territoire européen, et d’apporter un secours organisé à d’autres pays dans le monde, à la demande des Nations Unies
     

Créer à l’échelle européenne un fonds de solidarité pour venir en aide aux citoyens européens résidant ou voyageant hors des frontières de l’Union et victimes de catastrophes naturelles ou de crises géopolitiques.

Pour l'après-crise, construire une Europe modèle, une Europe exemplaire

 

 

» 15. Faire mieux fonctionner la coordination économique européenne

 

La stabilité économique du continent ne peut plus se résumer à des objectifs de maîtrise de l’inflation et au respect des critères du pacte de stabilité sans politique économique concertée au service de la croissance et de l’emploi. Le Président Sarkozy est parvenu, pendant la présidence française de l’Union européenne, à mobiliser les chefs d’Etat autour d’objectifs partagés, sur le plan intérieur européen comme pour préparer le sommet international G20 sur la relance et la régulation financière mondiale.
    
Fixer notre « agenda économique » : il s’agit maintenant d’en faire la base d’un agenda économique européen : renforcer le rôle protecteur de l’Euro, améliorer le dialogue avec la Banque Centrale Européenne, s’armer contre les délocalisations et maintenir la solidarité et la solidité économique des Etats entre eux.
     
Aller plus loin dans la coordination des politiques budgétaires et fiscales des Etats au sein de la zone euro, comme vient de l’illustrer l’accord sur la TVA en mars 2009.


» 16. Investir pour l'Après-crise

 

 

L’Europe, pour préparer l’avenir, a besoin d’investir. Les emprunts et dépenses que nous ferons aujourd’hui, pour construire notre nouvelle croissance, se rembourseront demain, avec les fruits du travail, de la production, de la poursuite des réformes des Etats et de cette nouvelle écocroissance. Nous souhaitons la mise en place de moyens budgétaires cohérents avec les ambitions politiques de l’Europe. L’échéance de 2013 doit être l’occasion d’une réforme ambitieuse du budget européen. A l’occasion du débat sur les perspectives financières 2013-2020, l’Union devra se doter d’un budget au service de l’investissement.
     
Affirmer clairement notre opposition à tout prélèvement supplémentaire et notre attachement à la souveraineté fiscale des Etats.
     

Mutualiser certaines ressources nationales
dès lors que les politiques ainsi financées bénéficient efficacement à tous, comme cela a été fait pour l’agriculture et comme nous devons clairement l’envisager pour la recherche.
     
Affecter une large partie des recettes de la vente des droits d’émission de gaz à effet de serre aux nouvelles politiques orientées vers l’écocroissance.
     
Se doter de capacités de financement innovantes comme l’emprunt communautaire. L’Europe doit notamment pouvoir garantir des emprunts communs de plusieurs pays qui souhaiteraient bâtir ensemble des projets forts.
     

Mettre en œuvre une taxe « carbone » sur les produits importés en Europe et qui ne respectent pas les normes environnementales des producteurs européens.

     
Créer une Caisse des dépôts européenne
pour orienter l'épargne des citoyens européens, à l'échelle du continent, vers des investissements de long terme au service de l'intérêt général. Comme les Etats fondateurs ont décidé de partager leurs ressources stratégiques (charbon et acier) à la sortie de la seconde guerre mondiale, cette entité reposerait d'abord sur la définition d'une épargne réglementée définie au niveau européen et sur la mise en réseau de structures existantes partageant déjà une mission d'intérêt général et de financement à long terme de l'économie3 .

3
- Caisse des Dépôts et Consignations; KfW Banken Gruppe; Casa Depositi e Prestiti, Banque Européenne d'Investissement...


» 17. Dessiner notre « monde d'après »

 

Notre objectif est clair : devenir l’économie la plus sobre en carbone et en énergie au monde. C’est avec cette volonté politique et grâce à nos investissements d’aujourd’hui que nous pourrons efficacement réorienter demain notre modèle économique vers une nouvelle croissance verte fondée sur l’innovation et développer des technologies, sources de compétitivité, de croissance et d’emplois pour notre continent.
     

Proposer un « Stockholm de l’environnement »
, grand débat européen de l’ensemble des acteurs sur la question du développement durable et de l’éco-croissance, sur le modèle du Grenelle en France. Celui-ci pourrait s’engager dès cette année sous Présidence suédoise à Stockholm pour établir l’ensemble des mesures qui convertiront l’Europe au développement durable.
     

Définir les secteurs stratégiques
où l’Europe devra concentrer ses investissements et qui bâtiront cette « éco-croissance » comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’eau, la forêt et le bois, les transports, les déchets, le bâtiment, le développement durable, l‘alimentation et les services à la personne.


» 18. Valoriser l'Outre-mer

 

 

Nos régions ultra-périphériques et notamment nos départements et territoires d’Outre-mer sont les points d’appui et de rayonnement de l’Europe sur les 5 continents, mais détiennent par ailleurs, par leur biodiversité terrestre et marine, les moteurs de la croissance durable. Nous proposons d’agir pour qu'ils deviennent un exemple et une réussite pour l'Europe dans le respect de leur identité.
     
Préserver la prise en compte des spécificités de l’Outre-mer dans toutes les politiques européennes.
    
Identifier et valoriser les apports de l’Outre-mer à la construction du nouveau modèle d’écocroissance : biodiversité, santé et pharmacie, photovoltaïque….
     
Défendre les intérêts commerciaux des productions Outre-mer dans les négociations commerciales, par une préférence communautaire assumée.


» 19. Innover ensemble

 

Nous proposons d’agir massivement, ensemble, pour l’innovation et la recherche. Est-il besoin de multiplier 27 programmes de recherche sur le cancer ou l’obésité alors que nous sommes tous concernés ? Sur le long terme, l’innovation et l’économie de la connaissance sont les premiers moteurs du changement et du renouveau industriel, social et environnemental. Demain, la voiture électrique et les énergies renouvelables feront partie de notre quotidien. Ne laissons pas le leadership aux Etats-Unis ou aux autres grandes puissances dans ces secteurs où nous avons des champions industriels européens.
     

Définir des critères obligatoires pour les dépenses publiques et privées
en matière d’innovation et de recherche, des critères aussi ambitieux que pour les finances publiques, plus contraignants qu’une simple « feuille de route ». Pour cela, il faudra travailler à une mutualisation croissante des budgets nationaux, mais aussi aux partenariats publics-privés ainsi qu’à une extension du crédit impôt-recherche mis en place en France par Nicolas Sarkozy et qui bénéficie à de nombreuses entreprises innovantes.
     
Réorienter massivement ces crédits vers les secteurs d’avenir : nanotechnologies, santé, biodiversité, énergies renouvelables, matériaux, transports ou les Technologies de l’Information et de la Communication.
     
Bâtir un véritable « Espace européen de la recherche » qui favorisera les échanges entres sites et entre chercheurs et protégera les innovations par la mise en place du brevet communautaire.


» 20. Une Europe de l'industrie et des projets

 

Nous rappelons notre attachement à des règles équitables de concurrence entre les Etats et nous voulons combattre le dumping social, monétaire ou fiscal, qui crée des concurrences déloyales au sein de notre marché européen. Nous voulons bâtir avec nos partenaires de véritables politiques industrielles, coordonnées et orientées vers la durabilité, qui encouragent l’innovation, l’entreprenariat et les PME dans toutes les régions de l’Union. Nous avons la conviction qu’une industrie véritablement européenne pourra émerger de la crise en mutualisant les coûts d’innovation ou de développement. Comme les Etats-Unis utilisent leurs commandes publiques militaires pour financer les recherches technologiques qui créent les emplois de demain, nous devons oser unir nos forces pour faire émerger et mener à bien les grands projets technologiques européens. Sans l’Europe ces projets n’existeront pas ; ces projets ce sont des emplois et une longueur d’avance pour les fleurons européens (Airbus, Finnemecanica, Siemens, EADS, Ariane) et notamment français (Alstom, Thales…). Nous n’avons pas à nous excuser d’un certain patriotisme industriel européen !
     

Construire un marché intérieur
qui mutualise et stimule l’emploi industriel par des politiques. Les seules règles d’une concurrence « libre et non faussée » ne sont qu’un moyen au service du marché intérieur et non pas un objectif de l’Union. Nous pensons à ce titre qu’il faudrait consolider l’Acte Unique pour tenir compte du nouveau contexte de concurrence mondiale et de l’impératif de conserver en Europe un outil industriel performant. Pour réussir, les forces syndicales et professionnelles doivent être associées en amont à ce chantier.
     

Lancer des grands chantiers industriels continentaux
pour une Europe des projets et de l’industrie (à l’image de Galileo, le GPS européen) recentrés sur l’économie réelle, au service des politiques européennes et du citoyen : aux projets en cours4, il faut en ajouter d’autres : la surveillance maritime systématique, chaînon manquant de la sécurité de nos côtes, et en imaginer de nouveaux :

  • le réseau européen de bornes de rechargement de la voiture électrique,
  • le ticket de métro européen interopérable d’une ville à l’autre, d’un mode de transport à l’autre,
  • la carte de crédit européenne,
  • la poursuite du développement des Réseaux de Transports Européens (RTE).

4- Exemples : GMES qui observe la terre, SESAR qui rendra l’espace aérien plus sûr et plus fluide, ERTMS qui permet aux trains de ne plus s’arrêter aux frontières.


» 21. Placer la Petite et Moyenne Entreprise au cœur de la relance européenne

 

Pour les 2,6 millions de PME françaises qui assurent 80% de nos emplois, l’Europe est une dynamique d’accès à 27 marchés harmonisés en un seul grand marché intérieur. La régulation européenne doit continuer à rendre les marchés plus sûrs et plus abordables pour les PME au sein de l’Union et sur les marchés tiers, faciliter leur participation à l’innovation et améliorer leur accès au crédit. Nous devons bâtir une Europe valorisant l’effort des femmes et des hommes qui créent et développent les 23 millions de petites et moyennes entreprises européennes qui sont le relais essentiel d’une croissance humaine, responsable et durable.
     
Valoriser le rôle de l’entrepreneur de PME en lui assurant un statut adapté à sa prise de risque.
     
Stimuler un accès réellement efficace aux opportunités de croissance créées par l’Europe en réduisant par l’aménagement d’outils sociaux et fiscaux les coûts liés au développement de marchés extérieurs.
     
Développer une véritable « Politique Européenne de Sécurité Financière des PME » en mettant en œuvre des outils européens de garantie des financements et des crédits bancaires aux petites et moyennes entreprises.


» 22. Continuer le combat pour l'environnement

 

 

Au-delà d’une économie plus verte, nous souhaitons que l’Europe agisse directement au cœur des enjeux environnementaux et du climat. A l’exemple du texte « ERIKA 3 » sur les marées noires, beaucoup de ces questions font déjà preuve d’engagements poussés de la part des institutions européennes ; programmes de préservation, financements, réglementations… Pour autant, nous ne pouvons nous résoudre à l’autosatisfaction pour l’avenir de notre planète. L’Europe a, seule, su prendre des engagements forts pour infléchir ses émissions de gaz à effet de serre avec le « paquet énergie-climat »5 et rester en tête du combat contre le changement climatique.
     
Assurer le suivi des objectifs fixés et l’application des textes adoptés sous présidence française sur tous les sujets : eau, biodiversité, transport, produits chimiques, déchets…
    
Développer les initiatives durables comme les énergies renouvelables marines, le ferroutage et le transport maritime et fluvial, la mise en place des trames vertes et bleues par les Etats sur l’ensemble du territoire européen.
     

Assumer le leadership dans la lutte contre la déforestation au niveau international
, notamment par le recours au marché du carbone et en soutenant la mise en place d'un mécanisme de financement international de gestion durable pour préserver les stocks forestiers.
     
Associer nos partenaires à la lutte contre le changement climatique, notamment les Etats-Unis qui ont affiché des ambitions importantes, à des résultats décisifs lors du prochain sommet mondial sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

5- Le « paquet énergie-climat » a été adopté au Conseil européen de décembre 2008 sous Présidence française sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo.


» 23. Construire notre souveraineté alimentaire par une agriculture durable et une alimentation sûre

 

En matière d’agriculture et d’alimentation, la Politique Agricole Commune, la PAC, doit continuer à soutenir le modèle agricole européen, fondé sur des produits sûrs et traçables, de qualité, qui contribuent à l’équilibre nutritionnel des Européens, qui soutiennent le dynamisme de nos territoires ruraux et respectent l’environnement.
     
Maintenir une Politique Agricole Commune forte et adaptée aux enjeux d’aujourd’hui : sécurité sanitaire, contribution aux besoins alimentaires mondiaux, environnement et dynamismes des territoires après 2013, tels que définis dans le mémorandum adopté à la grande majorité sous présidence française.
    
Exiger la réciprocité et promouvoir ces exigences de qualité et de durabilité auprès de nos partenaires commerciaux vis-à-vis des produits alimentaires qui rentrent dans l’Union. Il s’agira de mettre en œuvre les conclusions du mémorandum sanitaire adopté sous présidence française. Des programmes de coopération devront notamment viser à promouvoir nos indications géographiques qui valorisent l’origine et la qualité et notre système sanitaire fondé sur des contrôles à toutes les étapes de production.
     
Promouvoir une pêche européenne durable, en renforçant la concertation et la lisibilité sur la mise en place des quotas, instaurant un véritable dialogue entre scientifiques et pêcheurs et mettant en œuvre les conclusions adoptées à l’unanimité sous présidence français pour une aquaculture européenne.
     
Développer à l’échelle européenne une politique qui protège et valorise nos forêts et encourage l’utilisation du bois matériau dans les constructions.


» 24. S'engager avec les pays du Sud

 

Premier bailleur de fonds au monde, nous devons mener des projets sous bannière UE, perceptibles par les citoyens européens autant que par les pays partenaires.

Replacer l’agriculture en tête de l’agenda de coopération et favoriser la souveraineté alimentaire des pays les plus pauvres.
Nous proposons d’améliorer notre politique d’aide au développement en soutenant de véritables projets régionaux agricoles intégrés en Afrique, afin de reconstruire les économies agricoles ainsi que la sécurité alimentaire et sanitaire du continent.


» 25. Relever le défi de la santé

 

Les problématiques de santé ne sont pas seulement hexagonales et nos systèmes de santé nationaux sont loin d’être identiques. Pourtant, ils doivent faire face à des défis communs et nos destins unis au sein d'une même communauté politique impliquent de mieux nous coordonner. Ce sont pour tous les pays membres de l’Union des défis communs qui restent à relever : celui du vieillissement de la population : en 2050, près d’un tiers de la population de l’union aura plus de 65 ans ; celui de l'accès à une offre de soins de qualité, du financement de la recherche médicale, du financement des traitements innovants.

Mettre en place un plan européen de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives en améliorant la prise en charge des personnes âgées atteintes (plus de 500.000 en France et plus de 6 millions en Europe) et en stimulant la recherche.


» 26. Stimuler la création culturelle

 

Notre citoyenneté européenne, ébauchée par la libre circulation des individus et des biens ainsi que par la monnaie unique, vient de progresser vers plus de légitimité par la solidarité dans la crise, par la stabilité de l’outil économique que nous avons construit ensemble ; il nous faut aujourd’hui la faire surgir de son cocon et seule une politique européenne de la culture et des arts nous en donnera les moyens. En érigeant un « Espace commun européen de la culture » nous avons pour ambition de faire progresser la connaissance des autres, de promouvoir la diversité des langues, des génies nationaux, des disciplines artistiques, de faciliter les rencontres entre les artistes et entre les publics et les arts. Nous voulons également conjuguer la diversité de la création artistique et des industries culturelles avec l'usage croissant de l'internet en renforçant la mise en œuvre du droit de propriété intellectuelle dans l'environnement numérique.

Ajuster le taux de TVA des biens culturels : disques, vidéos… à celui des livres (5,5%).

Créer en France une Université Européenne des Arts pour accompagner le parcours européen des jeunes artistes, en favorisant la mobilité et les échanges.

Bâtir une véritable industrie cinématographique et audiovisuelle européenne en faisant avancer les dispositifs favorisant les coproductions et leurs financements, en favorisant la création de pôles techniques de haut niveau.

Mettre en valeur notre patrimoine commun par une labellisation des monuments européens, facteur d’identité, mais aussi source d’attractivité et de développement pour les territoires.


Editer un manuel d’histoire européen
pour permettre aux jeunes générations de mieux s’approprier ce bagage collectif.


» 27. Faire de l'Europe une réalité pour les jeunes générations

 

Nous proposons d’agir pour que l’Union européenne mette en œuvre une politique européenne de la jeunesse en s’inspirant des politiques des Etats du Nord de l’Europe (aide à la formation et bourses d’études, aide à la mobilité, aide à l’accès aux soins, aide à l’accès aux sports, etc.) afin qu’à l’instar des jeunes Suédois et des jeunes Danois, tous les jeunes Européens puissent estimer que leur propre avenir est prometteur. Une Europe qui croit dans sa jeunesse sera une Europe qui croit dans son avenir.

Créer un Pass’Europe, sous forme de chèques vacances pour les jeunes de 18 à 25 ans, offrant des réductions en matière de transport, de logement et proposant également un accès gratuit aux musées des capitales européennes.

Elargir la base des programmes orientés vers la jeunesse ; notamment le service volontaire européen (SVE), qui ne bénéficient encore qu’à trop peu de jeunes Européens et ne répondent qu’imparfaitement à leurs besoins de découvrir les réalités d’autres parties de l’Europe, notre « maison commune ». Nous proposons en particulier d’axer les missions sur l’action humanitaire, la protection de l’environnement ou la restauration du patrimoine.


» 28. Harmoniser les cursus universitaires et délivrer des diplômes européens

 

Nous proposons d’agir pour la formation, pour l’harmonisation des diplômes, la certification de qualité de la formation professionnelle, la validation des acquis d’expérience et la maîtrise des langues vivantes dont il faut renforcer la présence dans les universités européennes.

Mener à bien une deuxième étape du « processus de Bologne »6, après la réforme Licence-Master-Doctorat, pour la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur notamment en mettant en œuvre les outils européens nécessaires pour généraliser l'accès à la mobilité, Erasmus pour les étudiants mais aussi pour les enseignants, pendant tout parcours de formation.

Soutenir la création de diplômes conjoints, bilingues, entre universités européennes.


Développer le trilinguisme
dans tous les systèmes éducatifs de l’Union.

6- Le processus de Bologne vise, entre autre, à faire converger les systèmes d'enseignement supérieur divergents d'ici à 2010 vers un système plus transparent basé sur trois cycles : Licence/Bachelor - Master - Doctorat.


» 29. Désenclaver la ville et les quartiers

 

Nous proposons d’agir pour nos agglomérations et nos quartiers. Aujourd’hui 72% des Européens vivent en milieu urbain et ce pourcentage devrait passer à 80-90% en 2020. Le désenclavement de nos banlieues doit être une priorité des politiques européennes de transport et de la ville.

Développer des transports urbains propres. L’Union européenne devra aussi investir dans les infrastructures permettant le développement des voitures « vertes », à l’instar des réseaux de prises électriques.

Pour diffuser les meilleures pratiques au cœur de nos cités, nous demandons la mise en œuvre dans les années à venir un plan d’action sur la mobilité urbaine.


Consolider des métropoles de dimension européenne
7 à l’exemple du projet du « Grand Paris ».

7 - Comme le préconise également le rapport d’Edouard Balladur, ancien Premier ministre.


» 30. Favoriser des échanges gagnants entre Européens


 

Ça vous fait rêver ? Ouvrez les yeux !

 

VOTEZ UMP !

Par Clément Delorme - Publié dans : Elections nationales
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